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Investir en NBA, un placement fructueux

Le 22e classement annuel de la valeur des franchises NBA a confirmé une tendance : la valeur de chacune d’entre elles ne cesse d’augmenter, année après année…

Depuis 1999, Forbes publie tous les ans son classement des franchises NBA valant le plus cher. En 2020, et pour la cinquième année d’affilée, les Knicks (4.6 milliards de dollars) font la course en tête, devant les Lakers (4.4 milliards) puis les Warriors (4.3 milliards).

Mais la principale information à retenir de ce nouveau classement, c’est que la valeur moyenne des 30 équipes a encore progressé, pour s’élever actuellement à plus de deux milliards de dollars (2.12 pour être exact). Soit une hausse de 14% par rapport à 2019. Et c’est la première fois de l’histoire que cette barre est franchie.

À titre de comparaison, la moyenne NBA n’était « que » de 367 millions de dollars en 2010 (six fois moins importante qu’aujourd’hui) tandis qu’en 2011, aucune franchise ne se situait au-dessus du milliard ! Désormais, même la moins chère de toutes, les Grizzlies (1.3 milliard), dépasse aisément ce seuil. Ces résultats financiers compliquent également le rachat d’une équipe de nos jours car il faudra posséder un sacré pécule pour le faire.

Timing parfait pour les rachats au début de la décennie

Les grands gagnants de cette histoire sont donc ceux qui ont investi au début des années 2010 et qui ont donc eu le nez creux, à l’époque, puisqu’ils sont arrivés juste avant l’explosion du marché. C’est notamment le cas de Peter Guber et Joe Lacob, qui ont fait une affaire en or, et c’est peu dire, en « s’offrant » les Warriors à l’été 2010.

Rendez-vous compte : les propriétaires actuels de Golden State avaient racheté la franchise pour 450 millions de dollars. Dix ans plus tard, la valeur de celle-ci a tout simplement décuplé !

Il en va de même pour le groupe Maple Leaf Sports & Entertainment avec les Raptors (x5 depuis 2012), Joshua Harris avec les Sixers (x7 depuis 2011) ou un certain Michael Jordan avec les Bobcats/Hornets (x8 depuis 2010).

En dollars constants (c’est-à-dire en tenant compte de l’inflation), on peut ainsi voir qu’acheter une franchise NBA est de plus en plus cher. En 1972, les Bulls ont ainsi été vendus pour 5.1 millions de dollars (31.2 millions de dollars actuels en tenant compte de l’inflation). Aujourd’hui, l’équipe est estimée à 3.2 milliards de dollars par le magazine Forbes, soit une valeur carrément multipliée par 100 en 48 ans…

Une explosion des revenus et un développement à l’international

Plusieurs facteurs expliquent cette incroyable évolution. La principale, c’est bien sûr l’augmentation exponentielle des droits de diffusion, avec notamment cet énorme contrat TV signé en 2016, avec TNT et ESPN, et effectif depuis la saison 2016-17. Cette signature a ainsi fait exploser les revenus, redistribués aux 30 franchises. Avec ce contrat qui court jusqu’en 2025, la NBA perçoit chaque année près de 2.7 milliards de dollars !

L’autre raison expliquant ces finances au vert, c’est l’accord collectif signé fin 2011, qui a réduit la part des revenus allant aux joueurs de 57% à 51%. Des revenus estimés à 70 millions de dollars pour chaque formation en 2018-19, soit une hausse de 15% par rapport à l’exercice précédent. Désormais, grâce à ce changement, il est presque impossible qu’une équipe puisse perdre de l’argent, à moins qu’elle n’ait à payer une immense « luxury tax ». Ce fut justement le cas du Thunder, seule franchise à avoir perdu de l’argent dans la Ligue, la saison dernière.

Enfin, l’internationalisation progressive de la NBA a beaucoup aidé. Ses matchs sont désormais visibles dans plus de 215 pays et territoires, et elle n’avait jamais compté autant de « non-américains » dans ses rangs. Ils sont actuellement près de 110 et proviennent tous d’une quarantaine de nations différentes. Mieux encore, bon nombre de ces joueurs internationaux occupent aujourd’hui une place centrale dans le paysage de la ligue nord-américaine, à l’image de Giannis Antetokounmpo, Luka Doncic, Nikola Jokic, Pascal Siakam et même Rudy Gobert.

Un bon investissement fiscal

L’incident diplomatique avec la Chine, provoqué par Daryl Morey, et les audiences télé des chaînes américaines en baisse n’auront donc pas perturbé l’excellente santé financière actuelle de la NBA. En sachant, en plus, que son développement n’est pas terminé puisqu’elle cherche à s’ouvrir davantage au marché asiatique, tout laisse penser que cette embellie devrait se poursuivre dans les prochaines années et que les prix vont continuer d’augmenter…

D’autant qu’investir en NBA est aussi un bon placement fiscal. Depuis la promulgation du « American Jobs Creation Act of 2004 » par George W. Bush, il est ainsi possible de déduire un partie du prix d’achat d’une franchise sur le revenu imposable du club pendant 15 ans. De quoi économiser des sommes folles, jusqu’au prix même d’achat !

Cela permet également d’obtenir des déductions fiscales sur d’autres revenus, et faire de grosses économies pour des milliardaires, en particulier ceux qui gèrent des fonds spéculatifs. Ce n’est donc peut-être pas totalement par pur amour du sport que Joe Lacob et Peter Gruber (Warriors), Joshua Harris (Sixers) ou encore Marc Lasry et Wesley Edens (Bucks), qui gèrent tous des fonds d’investissement, ont récemment acheté des franchises NBA.

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