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[Power rankings] Deux rois devant une cour affamée

Les Lakers et les Bucks confirment qu’ils ont pris les commandes de la ligue devant quantité d’équipes solides et en embuscade.

Contrairement à notre course au MVP, qui est hebdomadaire, et après un premier point après le quart de la saison, nous avons choisi de faire un bilan collectif maintenant que les équipes abordent la mi-saison. Aux États-Unis, on appelle ça le « Power Rankings », et ce Top 10 ne tient pas forcément compte du vrai classement.

La hiérarchie n’a pas évolué, au sommet, par rapport à début décembre. Les Bucks et les Lakers sont toujours les meilleures équipes de la ligue, avec de la marge sur la concurrence. Mais cette dernière est riche et multiple puisque les formations en chasse sont très proches les unes des autres. Il est compliqué de les différencier.

1. Milwaukee (36 victoires – 6 défaites)

Rien ne bouge chez les Bucks. L’équipe est toujours aussi puissante et garde un rythme de croisière assez élevé. Les deux réceptions des équipes de Los Angeles ont été parfaitement négociées. Giannis Antetokounmpo continue d’empiler les gros matches et le seul bémol de ce parcours quasiment sans faute pourrait se situer dans la défaite à Philadelphie le soir de Noël. Ce soir-là, les hommes de Mike Budenholzer étaient totalement absents.

Mais depuis, ils ont rebondi sans problème avec huit victoires en neuf matches. De quoi arriver à Paris dans neuf jours, pour affronter les Hornets, avec l’étiquette de favori pour le titre en juin prochain.

2. Los Angeles Lakers (33 victoires – 7 défaites)

C’est sans doute paradoxal, mais l’indice le plus frappant de la bonne santé collective des Lakers est à trouver dans un match où ni LeBron James ni Anthony Davis n’ont joué. La récente victoire à Oklahoma City, équipe en forme actuellement, sans les deux All-Stars a démontré que cette formation californienne était sur les bons rails.

Bien évidemment, il ne faut pas occulter les quatre défaites de suite la semaine avant Noël mais le calendrier était rude (Indiana, Milwaukee, Denver et les Clippers) et ce sont les seuls revers depuis le 1er décembre ! La défense tient bien, notamment avec le remarquable travail d’Anthony Davis, véritable patron dans ce domaine. Prochainement, ils se déplacent à Houston et Boston et des victoires confirmeraient alors que les Lakers sont bien les rois de l’Ouest.

3. Boston (27 victoires – 11 défaites)

Sans faire de bruit, les Celtics continuent de progresser doucement mais sûrement à l’Est. Le petit coup de mou de trois défaites de rang a vite été oublié, et des belles victoires contre Miami, Denver, Toronto ou encore Dallas sont venues s’ajouter aux matches remportés face à des plus faibles équipes.

Sérieuse et disciplinée, avec un duo Jaylen Brown – Jayson Tatum en pleine forme et malgré des blessés à l’intérieur, la formation de Brad Stevens avance dans l’ombre avec une hiérarchie retrouvée et ça semble lui convenir à merveille.

4. Denver (27 victoires – 12 défaites)

Au même moment la saison passée, les Nuggets possédaient le même bilan. Néanmoins, on peut avoir la sensation qu’ils sont moins flamboyants, sans doute parce que Nikola Jokic a mis du temps à lancer sa saison. Les joueurs de Michael Malone sont autant capables de montrer de la suffisance, et de s’incliner, face aux petites équipes que d’accrocher avec autorité les grosses écuries .

La défense, si performante en début de saison, est moins serrée mais un Michael Porter Jr. a montré son meilleur profil, en ayant un peu plus de temps de jeu. Rodée et sûr de ses forces, la formation des Rocheuses ne vacille pas mais doit regagner en régularité. Elle n’a plus aligné trois victoires d’affilée depuis trois semaines.

5. Utah (28 victoires – 12 défaites)

Absent de notre premier bilan, le Jazz est sur 15 victoires en 16 matches ! Quasiment dans l’indifférence générale. Il faut dire que si on retire du bilan le succès contre les Clippers, Utah n’a pas affronté de gros calibres. Mais après un début de saison très décevant, Rudy Gobert et compagnie ont retrouvé les repères de la saison passée.

Et cette superbe dynamique coïncide avec l’absence de Mike Conley, touché à la cuisse. Aidé par un banc bien plus performant avec l’arrivée de Jordan Clarkson et une attaque tranchante, le Jazz est redevenu ponctuellement une force. Avec un gros point d’interrogation : comment conserver cet élan au retour de son meneur ?

6. Houston (26 victoires – 13 défaites)

La fièvre de James Harden tombe petit à petit mais c’est pour le bien des Rockets. Pris à deux et victime de toutes les défenses possibles et imaginables, le MVP 2018 marque moins (mais toujours beaucoup), et fait plutôt parler sa lecture pour ouvrir des possibilités, notamment pour un Clint Capela près du cercle. Russell Westbrook s’est habitué à ce style de jeu réduit mais qui fonctionne dans le Texas. La défense est encore parfois fragile, mais ça tient.

En clair, il n’est pas certain que beaucoup misent sur un titre des Rockets en juin tant les manques existent et les doutes aussi. En revanche, il semble certain que personne ne voudra les affronter en avril et mai prochains.

7. Miami (27 victoires – 12 défaites)

Il y a deux Heat cette saison. Un à domicile, l’autre à l’extérieur. Le premier est intouchable ou presque, avec une seule défaite contre les Lakers. Le second est déjà beaucoup plus critiquable et Jimmy Butler ne se prive pas de le faire, lui qui se plaint continuellement de la défense de Miami depuis plusieurs semaines.

L’absence de Justise Winslow n’aide pas, mais les troupes d’Erik Spoelstra peinent souvent à conserver leur concentration en défense. Kendrick Nunn et Tyler Herro sont un peu rentrés dans le rang, comme Duncan Robinson qui est actuellement moins adroit. Entre le 1er et le 24 février, le Heat jouera huit fois sur dix à l’extérieur. Après le All-Star Game, on aura donc une meilleure idée du réel niveau de la franchise floridienne.

8. Los Angeles Clippers (28 victoires – 13 défaites)

Difficile encore de lire la saison des joueurs de Doc Rivers. Le groupe n’a presque jamais été au complet et manque clairement de vécu collectif, ça se voit et même si le potentiel est réellement énorme, il n’a été vraiment aperçu que sur des courtes séquences, comme contre les Lakers le 25 décembre 2019. Dans le même temps, la défense a montré des signes de faiblesse contre Memphis et New York, à domicile.

Kawhi Leonard monte toutefois en pression alors que Paul George est gêné par sa cuisse. Les Clippers sont une équipe ambiguë – entre potentiel et réalité, solidité et fissure – qui attend de trouver sa carburation. Doc Rivers sait que ce n’est pas le moment idoine pour ça, mais il va bien falloir créer des automatismes avant les playoffs.

9. Dallas (25 victoires – 15 défaites)

Jusqu’à début décembre, tout allait bien pour les Mavericks. Mais l’hiver a compliqué les choses. L’attaque et Luka Doncic sont toujours aussi flamboyants, mais en défense, ça craque. Le Slovène est toujours aussi nerveux avec les arbitres et le traitement infligé par les défenses ne le soulage pas, bien sûr.

Les Mavericks cherchent, eux aussi, de la constance. ils peuvent battre les Bucks, qui restaient sur 18 victoires, sans Luka Doncic puis, une semaine après, lâcher une avance de 30 points contre les Raptors. De plus, touché au genou, Kristaps Porziņgis, dont il faut louer le sens du sacrifice cette saison, n’a pas joué en 2020. L’équipe texane est sûrement plus à sa place en ce moment qu’après le début de saison, mais elle doit aussi corriger ses soucis à domicile.

10. Indiana (25 victoires – 15 défaites)

Exister en attendant le retour de son meilleur joueur. Telle pourrait être la mission des Pacers cette saison, et force est de constater qu’ils réussissent remarquablement bien leur coup. Victor Oladipo devrait faire ses débuts le 29 janvier et cela va forcément bouleverser l’équilibre de cette équipe et peut-être même l’affaiblir pendant quelques semaines, le temps de construire une alchimie, mais le collectif est bien rodé et solide.

Même sans Malcolm Brogdon, absent pendant quelques jours, les hommes de Nate McMillan ont gardé le cap et peuvent se targuer d’avoir vaincu les Lakers, les Celtics, les Sixers deux fois, et le Thunder, tout ça depuis depuis début décembre. Comme pour Boston, et à la différence de Philadelphie, Indiana a un socle stable, une hiérarchie établie et sait jouer avec ses forces. En somme, le parfait poil à gratter.

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