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Saga Blazers – 50 ans, 5 joueurs : le cinq « All-Time » des Blazers

Pendant la période creuse de l’année, entre la fin d’une free agency de feu et la Coupe du Monde qui débute fin août, BasketUSA vous propose un panorama rétro sur le basket dans le Grand Nord-Ouest, avec un triptyque sur les trois franchises de la région : les Portland Trail Blazers, les Seattle Supersonics et les Vancouver Grizzlies.

Pour boucler notre saga sur la franchise de Portland, on ressort de la décennie des Jail Blazers pour embrasser plus globalement l’histoire des Blazers, avec un classique du genre : le cinq « All-Time ».

Alors que la franchise NBA de l’Oregon va fêter cette saison ses 50 ans d’existence (avec un nouveau parquet), BasketUSA profite de l’occasion pour dresser son meilleur cinq de leur histoire, avec des remplaçants, et un coach.

On vous laisse aussi la parole avec un sondage divisé en cinq postes, pour désigner votre rotation idéale des Blazers.

Episode #1 : Ecrire l’histoire des vaincus

Episode #2 : Portland la blanche

Episode #3 : Trader Bob

Episode #4 : Rasheed Wallace, l’ennemi public n°1

Episode #5 : Sabas au pays des malices

Episode #6 : Les Jail Blazers, vingt ans après

Le meilleur cinq de l’histoire des Blazers

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MENEUR : DAMIAN LILLARD

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Damian Lillard

23 points, 6 passes, 4 rebonds en moyenne en 7 saisons

Dans le Top 10 des matchs, dans le Top 5 des minutes, dans le Top 3 des points et des passes, Damian Lillard est déjà, statistiquement parlant, l’un des meilleurs Blazers de tous les temps. Sa durabilité sur 7 saisons est assez remarquable, et surtout à ce niveau de performance : 23 points, 6 passes, 4 rebonds.

Quatre fois All-Star et quatre fois élu dans les NBA All-Teams, Dame a encore renforcé sa légende avec un superbe run de playoffs jusqu’en finale de conférence au printemps dernier. Son tir décisif face à OKC s’ajoute à un autre fameux buzzer beater face à Houston, pour clore la série à chaque fois. Prolongé pour cinq saisons cet été, il s’est donné pour objectif de devenir le meilleur joueur de l’histoire des Blazers. Il est bien parti pour…

Terry Porter

15 points, 7 passes et plus de 3 rebonds en moyenne en 10 saisons

Longtemps considéré comme le meilleur meneur de l’histoire des Blazers, Terry Porter se voit détrôné par la qualité offensive bien supérieure de Lillard. Porter était davantage un meneur organisateur, capable évidemment de scorer mais bien plus gestionnaire, et meilleur défenseur que Lillard avec son physique et sa science du placement.

De plus, Porter, c’est une sacrée longévité dans l’Oregon – tant et si bien qu’il y est encore, coach à la fac de Portland depuis 2016. Dix années durant, de 85 à 95, il a été le chef d’orchestre d’une équipe qui a côtoyé les cimes, deux fois finalistes NBA. Il n’est pas le meilleur passeur de l’histoire de la franchise par hasard.

Damon Stoudamire

13 points, 6 passes, 3 rebonds en moyenne en 8 saisons

Parce qu’il a été une star locale, qu’il a été un personnage central de la période Jail Blazers (dans le bon comme dans le mauvais), et tout simplement parce qu’il a été globalement bon à Portland, Damon Stoudamire mérite sa place sur le podium des meneurs. « Mighty Mouse » n’était plus aussi productif statistiquement qu’à ses débuts dans le désert de Toronto mais il a grandement participé aux bons résultats des Blazers sur la période.

À vrai dire, si l’on retire sa pire saison à 7 points en 2002-03, en bisbille avec son coach Mo Cheeks, Damon Stoudamire a toujours assuré à la mène. Il était notamment le tenant du titre pour le plus gros score individuel en saison régulière avec une performance à 54 points un soir de janvier 2005… mais Damian Lillard lui a piqué la place avec 59 pions face au Jazz en 2017.

Mentions : Rod Strickland (16 points, 8 passes en 5 saisons), Lionel Hollins (14 points, 4 passes en 5 saisons), Andre Miller (13 points, 6 passes, 3 rebonds en 2 saisons)…


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ARRIÈRE : BRANDON ROY

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Brandon Roy

19 points, 5 passes, 4 rebonds en 5 saisons

Sachant qu’on peut décaler Clyde Drexler sur l’aile, le poste faible dans l’histoire des Blazers, Brandon Roy peut aisément se glisser dans le cinq idéal au poste d’arrière. L’expérience Roy n’aura malheureusement pas duré longtemps, cinq saisons au final, mais elle a été marquante à plus d’un égard.

Gamin du Nord Ouest, natif de Seattle, Brandon Roy s’est parfaitement adapté à Portland avec une saison rookie conclue avec le trophée de ROY en 2007, à son nom donc ! Mais, de 2006 à 2010, son ascension fulgurante – trois fois All-Star avant sa première grosse blessure – n’était pas sans rappeler un autre grand blessé, Grant Hill.

Tout aussi élégant et racé dans le jeu, il avait surtout impressionné par ses performances clutch. Ses prestations contre Dallas en playoffs 2011 et son tir décisif face à Houston en 2008 restent parmi les moments suspendus à jamais à Rip City.

Geoff Petrie

22 points, 5 passes en 6 saisons

S’il s’est vu affublé du surnom peu reluisant de « Geoff Who » à sa Draft en 1970, Geoff Petrie a rapidement mis tout le monde d’accord. Rookie à 25 points et 5 passes de moyenne, il a raflé le trophée de meilleur débutant de l’année en 1971, de quoi fermer quelques clapets.

Il dame le pion à CJ McCollum car il a été nommé deux fois All-Star. Et sur le même nombre de saisons, il possède des stats plus clinquantes à 22 points et 5 passes de moyenne, dont deux sorties (alors des records) à 51 pions ! Le sieur Petrie a également son numéro 45 accroché au plafond du Moda Center, ça classe son homme.

L’ombre au tableau ? Sa fin de carrière abrupte. Echangé à Atlanta pour récupérer Maurice Lucas, Geoff Petrie ratera non seulement l’aventure du titre en 77, mais il ne portera même pas la tunique des Hawks après une grave blessure au genou qui l’obligera à tout arrêter.

CJ McCollum

18 points, 3 rebonds, 3 passes en 6 saisons

Lieutenant attitré de Damian Lillard à Portland, CJ McCollum a comme son meneur su se construire une belle petite carrière après être passé dans une petite fac. Passé de 6 points de moyenne sur ses deux premières saisons, à 21 sur ses 4 dernières, il fait désormais partie des attaquants les plus redoutés du circuit.

Avec son Game 7 à Denver, il a prouvé qu’il continuait encore et toujours à progresser. Ayant renoncé à Team USA pour se concentrer sur la saison à venir, l’étudiant en journalisme devenu podcasteur compte bien faire les gros titres en mai prochain. Prolongé pour trois saisons, il va lui aussi inscrire son nom en lettres d’or à Rip City.

Mentions : Jim Paxson (16 points, 3 passes en 9 saisons), Wes Matthews (14 points, 3 rebonds en 5 saisons)…


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AILIER : CLYDE DREXLER

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Clyde Drexler

21 points, 6 rebonds, 6 passes en 12 saisons à Portland

Il ne lui manque que le titre suprême, mais à part ça, Clyde Drexler a tout fait à Portland. Meilleur scoreur et intercepteur de l’histoire de la franchise, mais aussi au nombre de matchs disputés, « The Glide » a régné pendant 12 saisons sur les Blazers. Sur ses épaules, Portland a connu une de ses périodes les plus fastes, malheureusement privés du titre par les « Bad Boys » de Detroit en 1990 et par les Bulls de Michael Jordan en 1992.

Scoreur élégant, Clyde Drexler était aussi un sacré défenseur. Mais jamais au dessus des 34% à 3-points, il était essentiellement un slasher et un attaquant à mi-distance. Mis à mal par Michael Jordan en Finales 92, Clyde Drexler aura longtemps souffert de la comparaison avec « His Airness », mais à 26 points, 7 rebonds et 7 passes de moyenne durant ces playoffs 92, il aura tout de même affiché un sacré niveau !

De plus, il finira par savourer un titre NBA à Houston, où il avait aussi fait sa fac avec Hakeem Olajuwon. Car, si incontournable soit-il dans la légende locale, Clyde Drexler est cependant un joueur qui s’est plus volontiers rapproché des Rockets après sa carrière sportive.

Jerome Kersey

12 points, 6 rebonds, 2 passes en 11 saisons à Portland

Col bleu attitré des équipes finalistes de 1990 et 1992, Jerome Kersey était l’ailier qui faisait parfaitement le lien pour des Blazers dominateurs.

Lors du run pour les Finals en 1990, il apportait pas moins de 20 points, 8 rebonds et 3 interceptions ! Ailier massif capable de tutoyer les nuages, Jerome Kersey a pour le coup réussi une saison 1988 qui place bien le personnage à 19 points, 8 rebonds et 3 passes de moyenne. C’était le type de buffle sur le chemin duquel on ne se mettait pas.

Troisième aux rebonds et aux interceptions, mais aussi là dans le Top 10 des contres dans l’histoire des Blazers, Jerome Kersey est le défenseur ultime. Pendant 11 saisons, il a été parmi les joueurs qui se donnaient corps et âme pour son équipe. De plus, avant sa mort soudaine, il a joué un rôle dans l’organisation après sa retraite sportive.

Scottie Pippen

11 points, 5 rebonds, 5 passes en 4 saisons à Portland

Ce n’était certes plus le Scottie Pippen des Bulls mais la pige du Pip à Rip City se place pour nous devant un Cliff Robinson voire un Nic Batum par l’impact immédiat de son arrivée en 1999. Scottie Pippen a bien failli faire une Kawhi avant l’heure… Les Blazers sont immédiatement devenus des candidats au titre, échouant de peu face aux Lakers en finale de conférence.

Enorme de leadership dans une équipe bardée de talents, mais pas exempt de tout reproches, Scottie Pippen a encore signé de très belles performances avec la tunique des Blazers sur le dos. Durant les playoffs 2000, il était encore à 15 points, 7 rebonds, 4 passes et 2 interceptions de moyenne.

Mentions : Clifford Robinson (16 points, 5 rebonds, 2 passes en 7 saisons), Nicolas Batum (13 points, 6 rebonds, 3 passes en 7 saisons), Calvin Natt (17 points, 7 rebonds, 2 passes en 5 saisons)…


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AILIER FORT : LAMARCUS ALDRIDGE

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LaMarcus Aldridge

19 points, 8 rebonds, 2 passes en 9 saisons à Portland

On l’avoue d’entrée : ce n’est pas le choix sexy. Mais au sommet du poste 4 à Portland, on ne peut que poser LaMarcus Aldridge et ses neuf saisons de très haut niveau. Quatre fois All-Star avec les Blazers, LaMarcus Aldridge était un peu l’héritier de Tim Duncan dans la stabilité d’une production grande classe depuis le poste bas, à 19 points, 8 rebonds et 2 passes.

L’intérieur est tellement métronomique qu’il plante les mêmes moyennes en playoffs. Et c’est là aussi un de ses défauts : il n’est pas tellement le leader qui porte son équipe. À Portland, il n’a jamais passé le cap des demi finales de conférence… Meilleur rebondeur de l’histoire de la franchise, son CV parle néanmoins pour lui.

Rasheed Wallace

17 points, 7 rebonds en 8 saisons à Portland

On a longtemps hésité à placer le volcanique Sheed devant l’enforcer Mo Lucas. Le rôle fondamental joué par ce dernier dans le titre remporté en 1977 est évidemment un argument de poids dans le débat, surtout face au grand vide de Rasheed Wallace et ses deux échecs en finale de conférence Ouest…

Mais Rasheed Wallace reste davantage synonyme de Portland pour notre génération. Comment oublier ses dunks rageurs, son tir à mi-distance et son caractère détonnant ? Egal des Kevin Garnett, Tim Duncan, Karl Malone et Chris Webber durant les années de bascule de l’an 2000, il a fini par entacher un poil son héritage à la longue.

Ses fautes techniques et ses sorties dans les médias ont à la fois contribué à son mythe dans l’univers NBA et à son statut plus qu’ambigu dans l’histoire des Blazers. Mais ses 17 points et 7 rebonds en 8 saisons, plus deux sélections All-Star, font du Sheed un indéboulonnable.

Maurice Lucas

16 points, 9 rebonds en 5 saisons à Portland

Dans les vestiaires des Blazers, un vieux bout de parquet se trouve dans le coin, à côté de la porte d’entrée. C’est la plaque commémorative du prix Maurice Lucas, décernée chaque saison en interne au joueur qui incarne le mieux l’esprit d’équipe. Celui qui pose les bons écrans, celui qui se jette au sol pour un ballon qui traîne, celui qui ramasse ses coéquipiers…

Débarqué en 1976 en Oregon après deux saisons en ABA, l’ailier fort Maurice Lucas a fait passer les Blazers dans une autre dimension. Avec Bill Walton pour faire la paire à l’intérieur, Portland a remporté son seul et unique titre de champion en 1977, Mo Lucas renversant le momentum en se frottant à Darryl Dawkins lors du Game 2, puis en lui serrant la main contre toute attente avant le début du Game 3.

Durant ses 5 saisons chez les Blazers, Maurice Lucas a été nommé 3 fois All Star, avec une production magnifique de 20 et 10 grosso modo. Et la dissuasion de « l’Enforcer » en bonus !

Mentions : Mychal Thompson (17 points, 9 rebonds, 4 passes en 8 saisons), Sydney Wicks (22 points, 10 rebonds, 4 passes en 5 saisons), Buck Williams (10 points, 9 rebonds en 7 saisons), Zach Randolph (16 points, 8 rebonds en 6 saisons)…


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PIVOT : BILL WALTON

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Bill Walton

17 points, 13 rebonds, 3 contres par match en 4 saisons

Champion en 1977, MVP des Finals et MVP de la saison l’année suivante, Bill Walton a écrit les heures les plus glorieuses de l’histoire des Blazers. Deux fois All-Star avec Portland, le pivot représentait l’excellence à son poste. Formé à l’école UCLA, le géant « baba cool » ne plaisantait pas sur les planches, avec 19 points, 14 rebonds (n°1 de la Ligue) et 3 contres (n°1 de la Ligue) en 1976-77 par exemple.

Le problème, c’est qu’il n’a pu disputer que 209 des 410 matchs des Blazers sur ses quatre saisons en Oregon. Plombé de nombreuses blessures au pied et aux chevilles, parmi d’autres pépins, Bill Walton n’a pu être bon que par séquences. Insuffisant pour faire des Blazers une dynastie à la fin des années 70.

N°1 à l’évaluation globale, à 23, Bill Walton était cependant un monstre d’efficacité, à 51% aux tirs en carrière. Surtout, il était capable de tout faire sur le parquet, avec un excellent sens de la passe et un abattage défensif impressionnant en tour de contrôle. Quant à sa carrière de consultant télé, c’est du petit lait…

Arvydas Sabonis

12 points, 7 rebonds, 2 passes en moyenne en 7 saisons

Un chiffre qui en dit long : 20. C’est le « Win Shares Per 48 Minutes » d’Arvydas Sabonis à Portland. Le meilleur de l’histoire des Blazers devant les 17.8 de Bill Walton et les 17.7 de Clyde Drexler ! C’est dire l’impact de Sabas en NBA, alors même qu’il était « aurait pu obtenir une place handicapée » selon ses radios…

Encore capable de sortir une saison record à 16 points, 10 rebonds, 3 passes de moyenne en 1997-98 (à 33 ans), il aurait pu faire un tel carnage s’il était arrivé dans la fleur de l’âge. N’empêche, il finit tout de même dans le Top 5 du PER (Player Efficiency Rating) devant LaMarcus Aldridge et Brandon Roy par exemple.

Ecornée par ses flops dans un duel de plus en plus désavantageux face au Shaq, l’image d’Arvydas Sabonis restera, plus glorieuse, celle d’un sens inné de la passe et un toucher unique pour un tel Golgoth.

Kevin Duckworth

14 points, 6 rebonds en moyenne en 7 saisons

En attendant que Jusuf Nurkic s’invite peut-être sur ce podium, c’est le massif Kevin Duckworth qui hérite de la médaille de bronze. Titulaire des équipes finalistes et deux fois All-Star, il était un intérieur lourd mais avec de bonnes mains. Entre 1987 et 1991, c’était tout de même du 16 points et 7 rebonds assurés chaque soir.

Blessé à la main et absent durant six matchs, Kevin Duckworth a effectué un retour gravé dans les mémoires des fans lors du Game 7 de la demi finale de conférence 1990, finalement remportée face aux Spurs. Vaillant défenseur, il avait un bon petit tir à mi distance pour compléter la panoplie. Ses problèmes de poids l’ont rattrapé en fin de carrière et il est mort d’une insuffisance cardiaque en 2008…

Mentions : Sam Bowie (10 points, 9 rebonds, 3 passes et 2 contres en 4 saisons), Joel Przybilla (4 points, 7 rebonds et plus d’un contre en 8 saisons), Jusuf Nurkic (15 points, 10 rebonds, 2 passes en 3 saisons)…


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