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Anthony Davis, le marchandage après la colère

Après l’échec des négociations en février, les Lakers et les Pelicans ont donc finalement réussi à s’entendre sur le transfert d’Anthony Davis. Retour sur le feuilleton et ses conséquences.

Lonzo Ball, Brandon Ingram, Josh Hart, le 4e choix de la Draft 2019, le premier tour de Draft 2021 (protégé Top 8 puis non protégé en 2022), le droit d’échanger leurs premiers tours de Draft (sans protection) en 2023 et le premier tour de Draft 2024 qui peut devenir celui de 2025 si les Pelicans le désirent.

Si les Lakers ont réussi à ne pas inclure Kyle Kuzma dans leur offre pour récupérer Anthony Davis, ils ont quand même fait quasiment tapis pour l’intérieur. Pourquoi, alors qu’ils avaient pourtant refusé de céder au moment des échanges de Kawhi Leonard, Paul George ou Jimmy Butler ? C’est que les temps ont changé à Los Angeles, que LeBron James est arrivé et que les derniers mois ont mis les nerfs de tout le monde à rude épreuve.

Une baisse des options sur les meilleurs free agents

Comme le souligne ESPN, les circonstances ont aussi limité les options du club. En quête d’une deuxième star pour épauler le King, les Lakers ont vu comme tout le monde Kevin Durant et Klay Thompson se blesser gravement lors des Finals, Kyrie Irving changer d’agent pour se rapprocher toujours plus des Nets, et Kawhi Leonard remporter le titre avec des Raptors. C’est une grosse partie des meilleurs free agents qui semblent désormais inaccessibles, et il devenait difficile de ne pas tenter le pari Anthony Davis.

LeBron James a en effet 34 ans, et un nombre record de minutes au compteur. Même s’il est sous contrat jusqu’en 2022 (la dernière année étant une « player option »), les Lakers ne pouvaient pas se permettre de vivre une nouvelle année de transition. D’autant que le club aime les stars et a toujours été prêt à les récupérer et les associer.

À La Nouvelle-Orléans, le nouvel homme fort du club savait bien que Rob Pelinka n’avait pas le choix, et qu’il devait agir. David Griffin a donc tiré le maximum qu’il pouvait tirer de son homologue, avec tous ces choix de Draft.

Les Pelicans ont multiplié les chances de trouver un All-Star

Les Pelicans n’ont pas eu le All-Star qu’ils souhaitaient en échange d’Anthony Davis mais ils ont multiplié les chances d’en décrocher un. Lonzo Ball et/ou Brandon Ingram, deux joueurs choisis en 2e position de leur Draft respective (2016 et 2017), peuvent-il exploser loin de la pression de Los Angeles ? Le 4e choix de cette Draft peut-il permettre de récupérer un prospect amené à devenir une star ? Ou bien peut-il servir à en faire venir une dans un échange ? Et tous ces futurs choix de Draft non protégés ? Bien sûr, du côté de Los Angeles, on mise sur le fait qu’avec Anthony Davis, qui n’a que 26 ans, aux côtés de LeBron James, ces choix de Draft seront au-delà de la 20e place chaque année, et ne seront finalement pas de trop grosses pertes. Mais c’est aussi le pari qu’avaient fait les Nets lorsqu’ils avaient récupéré Paul Pierce et Kevin Garnett en acceptant d’hypothéquer leur futur…

Le point rassurant, pour les Lakers, c’est que Paul Pierce avait 35 ans à l’époque de son transfert à Brooklyn, et Kevin Garnett 37 ans. Los Angeles récupère de son côté l’un des cinq meilleurs joueurs de NBA (lorsqu’il n’est pas à l’infirmerie) en pleine force de l’âge. Quant à la perspective de le voir faire « une Dwight Howard » en signant ailleurs à l’été 2020, elle est réduite tant « Unibrow » et son agent ont tout fait pour qu’il vienne à Los Angeles.

Un soulagement après des premières négociations qui ont fait des dégâts

Côté Los Angeles, on peut donc comprendre l’empressement de Rob Pelinka, qui a accepté de prendre de gros risques pour monter une équipe compétitive dès la saison prochaine. Si dans deux ou trois saisons, LeBron James accumule les blessures et que les Lakers se retrouvent à nouveau dans le ventre mou, les choix de Draft offerts aux Pelicans jusqu’en 2025 pourraient revenir hanter le club. Mais quand on a le King dans ses rangs, et surtout à ce stade de sa carrière, il est bien compliqué de faire dans la patience et la construction à petits pas.

Côté New Orleans, récupérer deux jeunes « lottery picks », un Josh Hart très intéressant et tant de premiers tours de Draft est quasiment inespéré pour un joueur décidé à partir dans un an. Mais David Griffin a bien utilisé l’urgence de ses homologues, malgré les offres réduites de Boston, qui ne souhaitaient pas lâcher Jayson Tatum.

Quelle que soit l’issue à long terme, la fin du feuilleton Anthony Davis est en tout cas un soulagement pour beaucoup de monde. Il faut dire que c’était aussi devenu une affaire d’ego, et qu’elle a fait de nombreuses victimes entre la Californie et la Louisiane. Depuis ces négociations volontairement sabordées en février dernier par les Pelicans, le GM de l’équipe Dell Demps a perdu son poste, Magic Johnson a lui démissionné chez les Lakers, son entraîneur Luke Walton est parti et les saisons des deux clubs ont fini dans un grand bazar.

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