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La course au titre : les Bucks et les Nuggets ne faiblissent pas

Au contraire de notre course au MVP, qui est hebdomadaire, nous proposons une « course au titre » tous les mois et demi, soit environ tous les vingt matchs. Aux États-Unis, on appelle ça les « Power Rankings » et ce Top 10 ne tient pas forcément compte du véritable classement.

À mi-saison, puisque la plupart des formations ont joué une quarantaine de matches, on peut établir une hiérarchie plus précise, et clairement les outsiders ne faiblissent pas. Si Toronto est un favori costaud, les Warriors montrent encore trop de signes d’inconstance pour s’inviter dans le Top 3. Mais le champion n’a pas besoin de finir premier de la saison régulière pour prendre le dessus sur ses adversaires en playoffs… Quant aux Lakers, leur potentiel est réel mais la blessure de LeBron James prouve que l’équilibre reste fragile. Comme à Cleveland auparavant… mais là, c’est à l’Ouest.

1 – Toronto (31 victoires, 12 défaites)

C’est le chassé-croisé entre les Bucks et les Raptors puisque chaque soir, ou presque, la victoire de l’un lui permet de reprendre les commandes de la conférence. Vainqueur cette nuit à Houston, Milwaukee a repris la première place pour quelques dixièmes de points, mais on continue de miser sur les Raptors pour aller le plus loin possible. Contrairement aux Bucks, les hommes de Nick Nurse jonglent avec les blessures, et malgré ça, ils restent au sommet, ou presque. En clair, ils ne sont pas en surrégime, et ils en ont même encore sous le pied. D’autant que les présences de plusieurs champions NBA seront précieuses au moment d’attaquer les matchs importants.

2 – Denver (27 victoires, 12 défaites)

Encore plus que les Raptors, les Nuggets ont une infirmerie bien remplie, et si Gary Harris et Paul Millsap viennent de reprendre, Isaiah Thomas et Will Barton sont toujours convalescents. Sans oublier le rookie Michael Porter Jr.

C’est dire si Denver possède encore une belle marge de progression. En attendant d’être au complet, les hommes de Mike Malone se sont solidement installés à la 1ère place de l’Ouest et leur régularité est remarquable depuis un mois. Ils réalisent même la meilleure première partie de saison de leur histoire. Nikola Jokic est plus que jamais le « playmaker » de l’équipe, et dans son sillage, il règne un véritable esprit collectif, et ça se retrouve en défense. Que les Nuggets soient portés sur l’attaque, ça ne surprend pas. En revanche, ils étaient peu nombreux à les imaginer capable de devenir l’une des meilleures défenses du pays. Un point fort qui sera précieux s’ils retrouvent les playoffs.

3 – Milwaukee (29 victoires, 11 défaites)

Vainqueur à Houston, où les Rockets restaient sur dix victoires de rang, Milwaukee n’est plus très loin d’enlever son étiquette d’outsider. À l’instar de Giannis Antetokounmpo, les Bucks ne faiblissent pas, et c’est leur régularité qui leur a permis de revenir à la hauteur des Raptors.

Depuis le début de saison, Milwaukee n’a jamais perdu deux matchs de suite ! Aucun passage à vide depuis le début de saison et Mike Budenholzer est parvenu à créer un groupe homogène où chacun se sent responsabilisé. Il faudra vraiment attendre les playoffs pour voir si les Bucks, comme leur coach d’ailleurs, sont capables de franchir un cap.

Pour l’instant, l’équipe se contente d’enchaîner les victoires et de maintenir l’écart avec les Celtics et les Sixers. Le tout avec une certaine marge puisque c’est la seule formation à flirter avec les 10 points d’écart de moyenne.

4 – Golden State (27 victoires, 14 défaites)

DeMarcus Cousins ou pas, on attendait forcément mieux du double champion en titre. Les onze matchs ratés par Stephen Curry n’ont pas aidé, ni la blessure au pied de Draymond Green. Mais comme l’expliquait récemment Steve Kerr, les adversaires se sont adaptés, et ils sont capables de rivaliser avec la meilleure équipe de sa génération.

Cette saison, c’est rarement par son collectif que les Warriors s’en est sorti. Ça manque de liant, et il y un a fossé avec le banc. David West n’a pas été remplacé. Andre Iguodala n’a plus le même impact. Et si le duo Durant-Curry n’a pas grand chose à se reprocher, on attendait forcément autre chose. Comme DeMarcus Cousins va rejouer dans quelques jours, c’est un nouveau Golden State qui va attaquer la deuxième partie de saison, et on verra si les Warriors sont capables de reprendre deux coups d’avance sur la concurrence.

5 – Boston (25 victoires, 15 défaites)

La forme du moment et la dynamique en cours comptent beaucoup et on les place devant les Sixers et les Pacers qui possèdent pourtant de meilleurs bilans. Les Celtics ont retrouvé leurs blessés, mais aussi leur collectif.

On retrouve depuis le 1er janvier ce jeu en mouvement et ces passes qui faisaient merveille la saison passée. On retrouve aussi cet équilibre dans le partage des responsabilités ou encore cette polyvalence en défense, caractéristiques du jeu de Brad Stevens. Favori en début de saison, Boston peut compter sur un Marcus Morris épatant et des Jaylen Brown et Gordon Hayward qui commencent à s’habituer à sortir du banc. Comme à Toronto ou Denver, il y a une belle marge de progression.

6 – Houston (23 victoires, 17 défaites)

Comme pour Boston, la dynamique est essentielle et c’est pour cette raison que les Rockets sont 6e de notre baromètre. James Harden est sur une autre planète depuis un mois, et si la NBA a récompensé Mike D’Antoni pour son mois de décembre, c’est parce que les Rockets font à nouveau peur. Le tout sans Chris Paul à l’infirmerie et avec une belle marge de progression.

Ce n’est pas le Houston de la saison passée car ça manque de dureté en défense mais aucune formation ne semble réellement au-dessus d’eux. Reste à savoir comment Mike D’Antoni va gérer le trop plein d’arrières avec 96 minutes à partager entre James Harden, Chris Paul, Eric Gordon et désormais Austin Rivers, lorsque tout ce petit monde sera sur pied et apte à jouer. Le connaissant, le technicien pourrait même être tenté d’aligner les quatre en même temps…

7 – Indiana (27 victoires, 14 défaites)

Pourquoi placer les Pacers plus haut que le Thunder ou les Sixers ? Parce qu’Indiana, à défaut d’être génial, est régulier et possède une meilleure défense et un groupe de 7/8 joueurs vraiment interchangeables. La blessure de Victor Oladipo ou le passage à vide de Tyreke Evans ont prouvé que l’équipe était capable de bien gérer les absences, et même celle de son meilleur joueur. Clairement, contrairement aux Bucks, les Pacers gardent l’étiquette d’un outsider. Mais n’oublions pas leurs derniers playoffs avec une défaite en sept manches face aux futurs finalistes, et il faudra donc se méfier d’eux dans la dernière ligne droite.

8 – Oklahoma City (25 victoires, 15 défaites)

Le Thunder, toujours privé d’Andre Roberson, a plusieurs fois raté le coche. Ça n’aurait surpris personne de voir OKC à la 1ère place, tant la conférence Ouest est ouverte. Mais Russell Westbrook et ses coéquipiers manquent de constance depuis quelques matchs. Paul George réalise une saison de MVP, Russell Westbrook peut réaliser une 3e saison en triple double et Steven Adams est le pivot le plus dur de la NBA. Mais il manque encore un petit truc. Peut-être un ailier-fort régulier pour écarter le jeu ou un extérieur capable de soulager Paul George. Mais une chose est sûre : le Thunder avance dans l’ombre et personne ne voudra se les coltiner en playoffs.

9 – Philadelphie (27 victoires, 15 défaites)

Difficile de situer les Sixers sur l’échiquier. La greffe Butler n’est pas faite à 100%, et ce n’est pas certain que Philly ait vraiment progressé par rapport à la saison passée. L’axe Simmons-Embiid a peu d’équivalents mais les pertes de Robert Covington et de Dario Saric pèsent clairement. Notamment au rebond où Joel Embiid aurait bien besoin de soutien. En début de saison, on imaginait Philly capable de se mêler dans la course au titre. Aujourd’hui, l’équipe semble un cran en-dessous de Toronto et Milwaukee, et Boston est sur une meilleure dynamique.

10 – LA Clippers (24 victoires, 16 défaites)

Beaucoup de postulants pour cette 10e place, comme les Spurs, les Lakers et les Blazers, et on a choisi de « récompenser » la régularité avec les Clippers, étonnants 4e à l’Ouest. Comme les Bucks ou les Nuggets, les joueurs de Doc Rivers ne faiblissent pas, et l’effet de surprise est passé sans que le niveau baisse. Le « Big Three » de Lob City n’est plus là mais le tandem Harris-Gallinari est complémentaire, polyvalent et efficace. Un gros point fort : l’efficacité du banc avec Montrezl Harrell et Lou Williams. Ce qui permet de maintenir un bon niveau de jeu pendant 48 minutes.

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