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James Johnson, l’année du déclic au Heat

C’est un joueur dont on a trop rarement parlé cette année, et qui, pourtant, réalise sa meilleure saison en carrière. Il est même devenu un rouage essentiel de la saison « surprise » du Heat. Arrivé de Toronto sur la pointe des pieds, durant la dernière intersaison, James Johnson a connu cette nuit sa première titularisation avec Erik Spoelstra.

Il n’a pas déçu le coach floridien dans ce match clé à Charlotte en vue des playoffs. En 32 minutes, il a scoré 26 points (record de saison égalé), capté 4 rebonds et distribué 3 passes. Le tout avec une adresse insolente : 10/12 dont 6/7 de loin ! Jamais il n’avait été aussi adroit cette saison derrière l’arc.

« J’ai juste pris ce que la défense m’a donné », assurait le facteur X à l’issue de la rencontre. « L’équipe me cherchait et le cercle m’a paru immense. »

Ce gros match de James Johnson ne vient pas de nulle part. Cette saison, en sortant du banc, il a fait preuve d’une régularité impressionnante. Avec un profil comparable à Wilson Chandler, en plus costaud, il est un energizer capable de jouer 3 ou 4 (voire même 5 dans la NBA actuelle), d’apporter du scoring, dedans ou de loin, de prendre du rebond… On l’a vu, parfois, changer la physionomie d’une rencontre. C’est tout sauf un hasard s’il est le joueur du Heat au meilleur ratio +/- (différence de points lorsqu’il est sur le parquet, ou non) devant Dion Waiters et Goran Dragic. Sa courbe statistique montre aussi que, mois après mois, il joue un peu plus et se montre un peu plus productif.

S’il semble un peu court pour le titre de 6e homme de l’année, par rapport à Lou Williams ou Eric Gordon, James Johnson pourrait concourir dans une autre catégorie : celui de MIP. Bénéficiant d’un plus gros temps de jeu certes, il est passé de 5 à 12.5 points de moyenne par match. Et a doublé ses chiffres aux rebonds, passes, contres et interceptions !

De quoi être encensé par son coach qui n’attendait pas autant de ce joueur, « le genre de gars qu’on veut autour de soi ».

« Il est énorme, j’aime cet esprit de compétiteur qu’il apporte chaque jour », apprécie Erik Spoelstra dans les colonnes du Miami Herald. « Il a fait un pacte avec lui-même pour progresser, et devenir le meilleur possible. Il a vraiment ouvert notre culture et nous a aidé à parvenir au stade supérieur. »

« Qui est ce gars ? »

Une progression qui pourrait être récompensée par un trophée de joueur ayant le plus progressé (même si Giannis Antetokounmpo et Nikola Jokic sont les favoris) remporté à deux reprises par le passé par des joueurs du Heat : Rony Seikaly en 1990, puis Isaac Austin en 1997. L’effectif actuel compte d’ailleurs un ancien lauréat du MIP, Goran Dragic, primé en 2014 avec les Suns. Le meneur est pour le moins surpris par la saison de son coéquipier.

« Honnêtement, je ne savais même pas qu’il pouvait jouer comme ça. L’année dernière, à chaque fois qu’on jouait Toronto, il ne jouait pas [durant la série de sept matches en playoffs, il n’avait joué que… 11 minutes]. C’est difficile de remarquer quelqu’un qui ne joue pas, je ne l’avais jamais vu. Quand il est arrivé au camp d’entraînement, j’ai dit : ‘Qui est ce gars ?’ C’est une force dominante. Il peut tout faire. Je suis surpris qu’ils ne l’aient pas fait jouer. Alors je suis absolument d’accord, c’est la meilleure progression. »

Un trophée qui, selon Erik Spoelstra, ne serait qu’une juste récompense pour quelqu’un qui a tant travaillé sur lui. Sur son jeu, et son corps : il s’est délesté de près de 20 kilos en arrivant au Heat !

« Tu es toujours content pour les joueurs qui sont autant dans l’autodétermination. Quand ils voient les bénéfices de ce travail, ça les nourrit pour en demander plus. Il n’y a rien eu de facile pour transformer son corps et sa carrière. Il en a sué. »

Trophée ou pas, James Johnson semble avoir trouvé sa place dans la ligue, après avoir été baladé de franchise en franchise (Raptors, Kings, Grizzlies) depuis sa draft en 2009, à la 16e position par les Bulls. Signé à 4 millions de dollars pour une saison, il se contentera sans doute d’une récompense collective : les playoffs.

James Johnson Pourcentage Rebonds
Saison Equipe MJ Min Tirs 3pts LF Off Def Tot Pd Fte Int Bp Ct Pts
2009-10 CHI 65 12 45.2 32.6 72.9 0.5 1.5 2.0 0.7 1.9 0.3 1.0 0.7 3.9
2010-11 * All Teams 38 22 45.6 23.5 66.2 1.0 2.8 3.7 2.3 2.5 0.9 1.7 1.0 7.1
2010-11 * TOR 25 28 46.4 24.0 70.7 1.2 3.5 4.7 3.0 2.8 1.0 1.8 1.1 9.2
2010-11 * CHI 13 9 41.5 22.2 46.2 0.5 1.4 1.9 1.1 1.9 0.6 1.4 0.7 3.2
2011-12 TOR 62 25 45.0 31.7 70.4 1.2 3.5 4.7 2.0 2.9 1.2 1.6 1.3 9.1
2012-13 SAC 54 16 41.3 9.5 59.7 0.9 1.8 2.7 1.1 1.8 0.8 1.3 0.9 5.1
2013-14 MEM 52 18 46.4 25.3 84.4 1.2 2.0 3.2 2.1 2.0 0.8 1.3 1.1 7.4
2014-15 TOR 70 20 58.9 21.6 65.7 0.9 2.8 3.7 1.4 2.2 0.8 1.1 1.0 7.9
2015-16 TOR 57 16 47.5 30.3 57.4 0.5 1.7 2.2 1.2 1.5 0.5 1.0 0.6 5.0
2016-17 MIA 76 27 47.9 34.0 70.7 0.9 4.1 5.0 3.6 2.6 1.0 2.3 1.1 12.8
2017-18 MIA 73 27 50.3 30.8 69.8 0.8 4.1 4.9 3.8 2.6 1.0 1.9 0.7 10.8
2018-19 MIA 55 21 43.3 33.6 71.4 0.4 2.8 3.2 2.5 2.1 0.6 1.4 0.5 7.8
Total   602 21 47.7 30.5 69.5 0.8 2.8 3.6 2.1 2.2 0.8 1.5 0.9 8.0

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