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Allen Iverson : 40 ans, 40 dates

Allen Iverson : 40 ans, 40 datesQu’on aime ou pas son style de jeu ou sa personnalité, il y a eu un avant et un après Allen Iverson en NBA. Orpheline de Michael Jordan au début des années 2000 et au sortir d’une terrible grève, la NBA se cherche une tête d’affiche. Tim Duncan est trop effacé… le Shaq est hors normes… Vince Carter ne gagne pas… Iverson s’engouffre dans la brèche, et devient un modèle pour toute une génération de meneurs et de gamins. MVP en 2001, « The Answer » mène les Sixers en finale et prouve qu’on peut dominer la ligue en mesurant 1m80. Véritable personnage de roman, il ira très haut, et descendra très bas. Aujourd’hui en paix avec lui même, il fête ses 40 ans. Basket USA lui rend hommage en 40 dates.

Naissance

Allen Iverson voit le jour le 7 juin 1975 à Hampton, en Virginie. Il est le fils d’une adolescente de 15 ans, Ann Iverson, qui va devenir au fil des années et des saisons sa première fan, et d’Allen Broughton. Si « The Answer » porte le nom de son père, ce dernier a surtout fréquenté la prison durant la jeunesse de la superstar. Le petit Allen a donc grandi entre les bras de sa mère et ceux de la baby-sitter.

La bagarre du bowling

Si Iverson a toujours eu (et conservé) une image trouble, cela date d’un incident dans un bowling. En pleine soirée de la Saint Valentin 1993, une bagarre éclate dans laquelle il est accusé d’avoir pris part avec les patrons de l’établissement. Iverson et ses potes noirs contre les patrons blancs : l’affaire prend une tournure sociale, voire raciale. Ironie (cruelle) de l’histoire, Iverson a très rapidement quitté les lieux lors de cette fameuse baston car il avait précisément peur d’être pris pour cible, étant le seul et unique personnage public pris dans ce triste fait divers. Il passera 4 mois derrière les barreaux.

Ses premiers matches après la prison

4 août 1994, Iverson vient de fêter ses 19 ans, et il décide de reprendre la compétition à la Kenner Summer League. Cet après-midi d’été, Iverson est effectivement présent au gymnase McDonough. Il n’a pas joué depuis 1 an… mais il colle 40 pts lors d’un match qui l’oppose à quelques uns des meilleurs universitaires du pays. Il joue comme sur un playground : il prend des shoots à n’importe quelle distance et n’a déjà peur de personne. Il joue avec son cœur et ses armes, comme il le fera pendant toute sa carrière.

Il restera trois jours, et inscrira 99 points en trois matches.

 

 

Un joueur de football

La première qualité physique d’Iverson est clairement sa vitesse. Joueur de football de formation, il a développé une vitesse de pointe incroyable, comme peu de joueurs de basket, et des appuis parfaits, qui lui ont permis de se sortir du marquage d’abord des défenseurs au foot US, puis des basketteurs. D’abord quarterback, il a aussi été running back, ainsi que kick returner et defensive back, un joueur polyvalent capable de faire des passes, marquer des touchdowns ou intercepter des balles. Pas loin de ses qualités de basketteur : marquer, faire marquer et voler des ballons.

Les années Georgetown

Dans une université qui a formé certains des meilleurs pivots des années 1990 et 2000 (Patrick Ewing, Alonzo Mourning ou Dikembe Mutombo), le petit Iverson n’est pas dans les standards de la fac (1m83 – avec chaussures – et 76 kg), mais ses qualités vont rapidement faire la différence. Parmi les meilleurs défenseurs du pays, avec 3 interceptions de moyenne, Iverson est déjà un attaquant naturel : 20.4 points de moyenne la première saison, 25 pts la seconde. Sous les ordres de John Thompson, il devient le meilleur scoreur de l’histoire de Georgetown. Direction donc la NBA où il va marquer les esprits, dès le soir de la draft.

Numéro 1 de la draft

La première place de draft a toujours, ou presque, été dominée par des intérieurs. Depuis 1981 et Mark Aguirre (1m98) drafté par Detroit, aucun joueur de moins de 2 mètres n’a été choisi par une équipe en numéro 1 de la draft. Mais Pat Croce, le fantasque président des Sixers, saute le pas et fait d’Iverson le plus petit numéro 1 de la draft de l’histoire de la NBA. Il faudra attendre 12 ans, en 2008 avec Derrick Rose, pour voir un nouveau premier choix de draft sous le double mètre. Iverson est donc une exception, il va le rester toute sa carrière.

Premier match en NBA  

Numéro 1 de la draft 1996, il ne manque pas ses grands débuts dans la plus prestigieuse ligue du monde. Pour son premier match face aux Bucks, le lutin inscrit 30 points et délivre 6 passes décisives. Seul bémol : une défaite. Elle va en appeler deux autres puisqu’il connaitra les joies du succès lors de sa 4e rencontre, contre Boston.

MVP du Rookie Game

Si c’est Kobe Bryant qui flambe le plus avec 31 points, c’est son futur adversaire des Finals 2001 qui va repartir avec le titre de MVP du Rookie Game. A l’époque, ce sont les meilleurs rookies des deux conférences qui s’opposent, et la conférence Est s’impose avec 19 points, 9 passes, 3 interceptions et 3 contres du futur rookie de l’année.

Le crossover sur Michael Jordan

Peut-être l’image la plus célèbre d’Iverson. Il va faire du crossover sa marque de fabrique, torturant tous les joueurs de la ligue pendant plusieurs saisons. Mais quand sa victime se nomme Michael Jordan, l’action devient légende. Présent sur le banc des Bulls, Phil Jackson demande à Jordan de prendre en défense Iverson. Le joueur des Sixers teste les appuis de l’arrière des Bulls une première fois, puis enchaîne son crossover. Jordan est battu, mais parvient tout de même à bien défendre sur le shoot, mais trop tard, le shoot est lancé, le panier est rentré, la légende peut commencer.

Les 5 matches d’affilée à plus de 40 points

En devenant un choix de draft « exotique » dans un système où les grands sont rois, les attentes sont énormes autour d’Iverson. Son année rookie est excellente, malgré (déjà) des problèmes d’adresse. Il est élu rookie de l’année avec des superbes moyennes : 23.5 pts à 41 %, 7.5 passes, 4.1 rebonds et 2 interceptions. Mais ce que l’on retient, c’est sa série de matches à plus de 40 points en fin de saison. Il dépoussière un vieux record de Wilt Chamberlain (3 matches de suite en 1959-1960), avec des pointes à 44, 40, 44, 50, 40 pts. Battre un record de Chamberlain est déjà une performance énorme mais avec 33 centimètres et 50 kg de moins que l’homme aux 100 pts, dans une ligue plus homogène, cela relève de l’exploit.

Reebok

C’est le coup de génie de Reebok en NBA : signer Iverson et lui offrir sa propre série de chaussures comme Jordan avec Nike. La marque à la virgule domine la NBA avec les Air Jordan, pour s’inscrire durablement dans le marché, Reebok a besoin d’un symbole : Iverson sera parfait. La première du nom « The Question » devient mythique, plusieurs suivront, saison après saison, et l’image et le style hip-hop du joueur s’imposent facilement chez les jeunes. Iverson devient une icône, qui a toujours 30 millions de dollars bloqués par la marque. Une somme qui lui sera versée en 2030.

Son dunk sur Marcus Camby

Si Iverson s’est imposé comme l’un des plus grands dribbleurs de l’histoire du basket, ces jeunes années l’ont consacré comme un dunkeur assez spectaculaire. Il avait de la puissance dans les jambes et n’hésitait pas à monter au cercle. En 1998, Marcus Camby, son camarade de promotion 1996, l’a constaté en étant la victime d’une des plus impressionnantes claquettes dunks de l’histoire.

Premier match en playoffs

Iverson ne découvre les playoffs qu’en 1999. Il démarre contre le Magic et ne déçoit pas, malgré les attentes, très grandes. Comme pour ses débuts en saison régulière, il inscrit 30 points avec 7 passes. L’issue est plus heureuse qu’en saison, avec une belle victoire à la clé.

Record d’interceptions en playoffs

Vitesse et sens de l’anticipation sont les principales qualités d’un bon voleur de ballon. Iverson est l’un des meilleurs de l’histoire. Triple meilleur intercepteur de la NBA (2001, 2002 et 2003), l’arrière des Sixers est le seul joueur de l’histoire de la NBA à avoir volé 10 ballons dans un match de playoffs. C’était lors du Game 3 contre le Magic, le 13 mai 1999, du premier tour des playoffs. Arracher le ballon ou couper les lignes de passes, Iverson est à l’aise dans tous les domaines. Une seule certitude : le ballon finira dans ses mains.

Une saison 2001 parfaite

Meilleur marqueur de la ligue, aimé de beaucoup de fans, Iverson est pourtant très critiqué (et critiquable). Pour son coach Larry Brown, la cohabitation n’est plus possible, car le comportement en dehors des terrain de sa star le dérange. À l’été 2000, Iverson est sur le départ et Detroit est proche d’un accord, mais Matt Geiger, lui aussi dans le transfert, refuse de laisser partir 5 millions de dollars dans son contrat. On est passé proche d’un transfert, et Iverson prend conscience qu’il peut partir à tout moment. Il repart donc avec de meilleures intentions pour la saison 2000-2001. La saison la plus importante de sa carrière selon lui et surtout sa dernière chance avec Brown. Désormais capitaine et leader du groupe, Iverson joue son meilleur basket et les Sixers dominent la ligue avec 56 victoires pour 26 défaites.

MVP du All Star Game

Réconcilié avec son coach, au sommet de son basket, avec une équipe qui tourne très bien, il arrive à Washington pour le All Star Game avec une nouvelle image. Le match est très agréable, mais la conférence Est se fait dominer outrageusement par les grands de l’Ouest. Seul Dikembe Mutombo, le pivot des Hawks, résiste avec 22 rebonds. L’Est entame un comeback avec Iverson et Stephon Marbury. Iverson est élu MVP, et Brown, coach de la conférence Est comprend que Mutombo serait parfait pour épauler son génie. Quelques jours après la grande messe annuelle, le triple meilleur défenseur de l’année arrive à Philadelphie pour y décrocher un quatrième titre de meilleur défenseur.

MVP de la saison

Philadelphie meilleure équipe de la ligue (avec les Lakers) et une saison à 31.1 pts, 4.6 passes et 2.5 interceptions par match (meilleur marqueur et intercepteur de la saison) font d’Iverson le MVP de la saison. Comme pour la draft, il est le plus petit et léger MVP de l’histoire. Avec 93 1ère place dans les bulletins de vote et 1 121 points au total, il devance Tim Duncan, futur double lauréat et Shaquille O’Neal, le tenant du titre. Iverson est désormais dans la légende de la NBA, et il doit maintenant confirmer en playoffs.

Des playoffs de folie

Les Sixers vont vivre des playoffs intenses où les demi-finales et la finale de conférence iront jusqu’au Game 7. Iverson donne tout, comme à chaque match, et son duel avec Vince Carter est un des grands moments du début de la décennie. Deux superstars, très spectaculaires, qui ressuscitent les duels de scoreurs. Les deux joueurs se répondent à grands coup de shows offensifs. Iverson passe deux fois la barre des 50 points (54 et 52) et Carter manque de peu le shoot de la gagne au terme du Game 7 où Iverson se sera transformé en passeur avec 16 passes. En finale de conférence, c’est Milwaukee et son Big Three (Sam Cassell, Ray Allen et Glenn Robinson) qui résistent aux Sixers. Iverson termine la série avec 46 points et 44 points dans le Game 7. Depuis le début des playoffs, il tourne à 32.1 pts et le meilleur est à venir.

Ses 54 points contre les Raptors…

Ses 36 points dans le Game 1 de la demi-finale de conférence n’avaient pas suffi pour vaincre les Raptors. Allen Iverson est donc monté encore d’un cran dans le deuxième match, le 9 mai 2001.

Face à Vince Carter, avec lequel il va livrer un superbe duel de scoreurs, le MVP de la saison régulière 2000-2001 va coller 54 points à 21/39 au shoot dont 3/5 à trois points et 9/9 aux lancers-francs. Avec 19 points d’affilée en dernier quart-temps, « The Answer » était en feu et quand il était dans ce mode, on ne pouvait alors que constater les dégâts.

 

 

… suivis de 52 points dans la même série

Dans le Game 5 de la même série, Iverson retrouve les sommets qu’il avait atteints dans le Game 2. Il reçoit son trophée de MVP de la saison régulière avant la rencontre et le célèbre dignement avec 52 points (21/32 au shoot), 7 passes et 4 interceptions pour terrasser encore une fois Vince Carter et les Raptors.

 

 

Son Game 7 des finales de conférence 2001

Dans le match le plus important de sa carrière à l’époque, Iverson montre qu’il est un leader hors-norme. Il porte ses Sixers vers la victoire face aux Bucks de Ray Allen avec 44 points à 17/33 aux tirs, 7 passes et 6 rebonds dans le crucial Game 7.

48 points contre les Lakers

La Finale NBA sera donc contre les Lakers et le duo Kobe Bryant – Shaquille O’Neal. Sous les ordres de Jackson, les Lakers sont une machine unique dans l’histoire de la NBA : invaincus jusque-là en playoffs. Mais pour le premier match, Iverson et les Sixers vont réussir l’exploit : vaincre les Lakers au Staples Center, en prolongation. Le MVP ajoute la manière avec 48 points et un panier sur, ou plutôt au dessus de Tyronn Lue, devenu un highlight incontournable. Cet exploit, le sommet de sa carrière, est malheureusement pour lui le seul, d’un point de vue collectif, de la Finale bien qu’il ait tourné à 35.6 pts durant les 5 matches. Face à Shaq et sa puissance, pour une fois, David a perdu contre Goliath.

Son trash-talking avec Kobe Bryant

Les deux meilleurs arrières des années 2000, réunis en Finals, qui se chambrent, cela vaut de l’or. Les deux n’ont peur de rien et se respectent beaucoup. C’est le caractère d’Iverson : qu’il soit en face du meilleur joueur du monde, d’un simple rookie, d’un pivot dominant ou encore d’un meneur agressif… peu importe, il relève le défi et fera tout pour être plus fort.

Practice

Devenu MVP, Iverson doit désormais conduire les Sixers au titre mais la saison 2002 est celle du retour sur terre. Battu au premier tour contre les Celtics, Iverson est (de nouveau) la cible des critiques sur son manque d’investissement. En cause : la non-présence aux entraînements. Après un aveu de Gary Payton, pas réellement bien compris, la star décide de ne plus s’entraîner régulièrement car il ne juge pas cela utile pour lui, ni ses coéquipiers, et comme cela il restera loin des blessures et plus frais pour les matches. Il s’explique dans une conférence de presse devenue mythique, où il va répéter sans cesse « Practice », provoquant l’hilarité des journalistes présents. Cette semaine, il a affirmé qu’il n’était pas ivre ce jour-là…

L’hommage à Julius Erving en 2002

Un an après son inoubliable show de Washington, Iverson et sa ville de Philadelphie reçoivent la caravane du All-Star Game. On attend alors un énorme match de sa part, mais il reste discret avec seulement 5 points. On retiendra donc son hommage à l’autre légende de la franchise, Julius Erving. Iverson troque son mythique numéro « 3 » pour le « 6 » du Dr.J.

55 points en playoffs

La saison 2001 est loin. Iverson doit encore prouver qu’il peut devenir un leader capable de gagner le titre. En attendant, il continue de marquer des points comme personne. Pour le premier match des playoffs 2003 contre les Hornets, il livre un show historique avec 55 points à 65 %, devenant le 6e joueur à marquer 55 pts dans un match de playoffs. Les playoffs durent plus longtemps qu’en 2002, mais les Pistons sont plus forts au second tour.

https://www.youtube.com/watch?v=zQsxeRVPrNo

7 paniers à 3-points avec Team USA

Pour les Jeux olympiques de 2004, Iverson est appelé pour représenter Team USA. Avant cela, il faudra se qualifier en passant par le tournoi des Amériques. Une formalité traditionnelle pour les Américains. Face au Canada, Iverson va en profiter pour prendre feu comme rarement derrière la ligne à 3 pts. Lui qui n’est pas un grand shooteur à 3 pts, marque 7 paniers à 3 pts en un quart-temps dont le dernier au buzzer et quasiment à 9m50 ! Il terminera le tournoi avec 14.3 pts de moyenne, puis les J.O, médaille de bronze au cou, meilleur marqueur de l’équipe américaine avec 13.8 pts par match.

La barre des 60 points

Le 12 février 2005, contre Orlando et son rookie Dwight Howard, il dépasse pour la première et seule fois la barre mythique des 60 points. Déjà auteur de cartons à 50 points cette saison-là, il va remporter son quatrième titre de meilleur scoreur avec 30.7 pts de moyenne. La saison suivante, il ira encore plus loin avec 33 pts de moyenne, mais Kobe Bryant et ses 35.4 pts par match auront raison de lui. 60 pts en saison, 55 pts en playoffs, 48 pts en finale, voilà les immenses records en carrière d’un des meilleurs attaquants de l’histoire.

MVP du All Star Game pour la seconde fois

Quelques jours plus tard, il dispute le All Star Game à Denver et y remporte son second trophée de MVP. Moins flamboyant que le premier, le match étant moins passionnant et intense, Iverson compile tout de même 15 pts, 10 passes et 5 interceptions. Il remarque, à la mi-temps, que l’air n’est pas facile à respirer dans les Rocheuses de Denver, altitude oblige. Une remarque qui va devenir son quotidien dans quelques mois.

La mise en place du dress code

S’il a tant marqué les esprits ce n’est pas que par son jeu, mais aussi par son style, urbain et hip-hop. Iverson ce sont des tresses, un manchon sur le bras droit depuis fin janvier 2001, des fringues larges, des tatouages. Bref, un rappeur qui joue au basket, devient la poule aux œufs d’or de Reebok et le pire cauchemar de David Stern, déterminé à assainir l’image de la ligue. Résultat, la patron de la ligue met en place un dresscode, très strict.

Le transfert à Denver

Le 19 décembre 2006, Iverson devient le troisième MVP des Sixers, après Moses Malone et Wilt Chamberlain, à être transféré. Direction Denver pour former un duo de choc avec la pépite Carmelo Anthony. Pour son premier match, il compile 22 points et 10 passes contre Sacramento. En 50 matches, il tourne à 24.8 pts. La saison suivante, il est toujours aussi performant avec 26.4 pts. Mais dans les deux cas, il est éliminé au premier tour des playoffs. Individuellement, Iverson est toujours l’un des meilleurs joueurs de la ligue, mais collectivement, il stagne depuis 2001.

Ses débuts avec Denver

Après son transfert surprise de Philadelphie vers les Rocheuses, Iverson fait l’évènement et toute la ligue attend sa collaboration avec le jeune et très talentueux Carmelo Anthony. Le 22 décembre, il compile 22 points et 10 passes dans la défaite des Nuggets face aux Kings.

51 points contre les Lakers

Probablement son meilleur match avec les Nuggets, avec lesquels il a gardé un sens du scoring, mais n’a pas passé le palier en playoffs comme espéré. Le 5 décembre 2007, face aux futurs finalistes, les Lakers, il colle 51 points et 8 passes à Kobe Bryant. Le tout avec un très propre 18/27 au shoot.

https://www.youtube.com/watch?v=NMwP9urVR_c

Detroit et « Practice » épisode 2

GM de Detroit, Joe Dumars sent que les Pistons eux non plus n’avancent plus, avec trois finales de conférence de suite mais plus de Finale depuis 2004 et 2005. Après seulement trois matches de saison régulière, il envoie Chauncey Billups à Denver pour récupérer Iverson. 54 matches plus tard, Iverson n’est plus qu’à 17.4 pts de moyenne et il ne joue pas les playoffs. On retiendra surtout ce trait d’humour lors de la conférence de presse de présentation avec une référence de Dumars à son désormais légendaire « Practice », Iverson expliquant qu’il était prêt à tout pour aider Detroit.

Sa première avec les Pistons

Retour dans la conférence Est et premier test contre les Nets. Peu concluant puisqu’il perd mais compile tout de même 24 points et 6 passes.

 

Sa nouvelle coupe de cheveux

Une partie de l’identité médiatique d’Iverson tenait dans ses tresses, copiées par des milliers de jeunes dans le monde entier. Lors du All-Star Game 2009, il choque ses coéquipiers avec sa nouvelle coupe, classique au possible. Les tresses, les fameuses « Cornrows » ont disparu. On a presque l’impression de voir un autre joueur, tellement elles collaient à sa peau et à son image.

 

 

Une arrivée surprise aux Grizzlies

Septembre 2009, Iverson est un has been. Plus personne n’en veut, et il n’a pas trouvé de club pendant l’intersaison. Finalement, il signe un contrat d’un an et de 3.5 millions de dollars avec Memphis. On ne résiste pas à vous livrer la réaction d’Iverson après la signature de ce contrat. Accueilli par une standing ovation de fans des Grizzlies, on sent vraiment qu’il a une revanche à prendre sur ceux qui l’avaient enterré un peu trop vite.

« Au fond, c’est comme si j’allais revivre mon année de rookie. Ça fait mal mais j’ai regardé la télé, j’ai lu les journaux, et j’ai écouté ce que l’on disait de moi à propos de ma dernière saison. Certains voulaient déjà me mettre dans un rocking chair ! »

Un retour à Philadelphie pour boucler la boucle

Après trois matches sans saveur à Memphis, et une position de remplaçant qu’il n’apprécie pas, Iverson quitte les Grizzlies pour des raisons personnelles. En décembre, la rumeur des derniers jours prend vie : Iverson revient à Philadelphie. Pour son premier match, il tombe face à Denver avec 11 points, 6 passes et 5 rebonds. La belle aventure ne dure que 25 matches, pour 13.9 pts de moyenne. Sa fin de carrière n’aura pas été à la hauteur de son talent, mais Iverson, s’il ne laissera jamais son nom dans les champions NBA, aura par contre parsemé de souvenirs les esprits de beaucoup de fans de la NBA en montrant que le basket pouvait aussi être joué par les petits. C’est probablement sa plus grande victoire.

Dernier match en NBA

L’ultime rencontre de la carrière du quadruple meilleur marqueur de la ligue a lieu le 20 février 2010. Contre les Bulls, le joueur de 34 ans termine son épopée avec 13 points. Trois semaines avant, il avait atteint la barre des 20 points (23 pts) contre les Lakers pour la dernière fois. La NBA plongé ensuite dans un terrible lockout, Allen Iverson décidera d’exporter ses talents en Europe. Il optera pour l’offre du Besiktas en Turquie pour 1.5 millions de dollars. Ce sera un échec…

Son maillot retiré à Philadelphie

Le 1er mars 2014, son maillot est définitivement retiré de la franchise des Sixers. Le numéro 3 ne pourra plus être porté. La cérémonie dure une vingtaine de minutes, et l’ancien arrière y balaie les plus grands souvenirs de sa carrière dans la ville de Philadelphie. Aucune larme, mais énormément d’émotion au moment de prononcer les premiers mots.

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