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Les hommes de l’ombre : gros plan sur le métier d’agent NBA

Les hommes de l'ombre : gros plan sur le métier d'agent NBADavid Falk aux Etats-Unis, Bouna N’Diaye pour la France, ou même Jay-Z… Même s’il existe des stars parmi les agents sportifs, cet univers reste opaque, et méconnu du grand public. Pourtant, leur influence est énorme. Que ce soit sur les joueurs, les sponsors ou encore les équipes, le pouvoir de ces hommes de l’ombre va au-delà du simple rôle de conseiller ou d’imprésario.

Ce mystère n’est pas sans générer nombre de fantasmes et d’interrogations à leur sujet, et Basket USA a décidé d’enquêter sur ce métier d’agent sportif.

À quoi sert un agent ?

Le métier d’agent n’est pas récent, il rejoint par exemple celui d’impresario pour le milieu de l’art. Le rôle d’un agent est très pluriel, c’est lui qui sert d’intermédiaire entre son client – le joueur – et l’acheteur – le club.  En plus de dénicher un club à l’athlète, l’agent est amené à négocier d’autres contrats pour lui, tels que les sponsors (équipementiers, produits alimentaires, accessoires, commerces locaux, etc…).  L’agent peut aussi aider son client à trouver un logement, une voiture, un téléphone, tout ce qui peut aider à entrer dans la vie active lorsqu’on passe professionnel. Il peut également faire en sorte de trouver un encadrement individuel, tels que des coaches, des préparateurs ou des nutritionnistes. Officieusement, il peut aussi aider à régler certains problèmes, du plus anodin au plus important, afin d’éviter les dommages collatéraux.

Plus globalement, l’agent est le principal conseiller du joueur, hors environnement affectif, même si parfois il peut jouer le rôle d’un père, voire d’une « nounou ». Il le délivre de ses contraintes matérielles, et lui offre des services juridiques ou financiers. Le plus important pour un agent est tout simplement que son client soit… heureux.

Interrogé par amNewYork au sujet de la demande la plus étrange faite par l’un de ses clients, Marc Cornstein (agent de Samuel Dalembert, Bojan Bogdanovic) offre une réponse éloquente :

« Un jour, nous avons dû transporter de gros chiens, potentiellement dangereux, outre-Atlantique. Une fois, nous avons eu une situation où un joueur nous a demandé de propager des pétales de rose sur l’intégralité de l’appartement de sa copine. »

Comment le devient-on ?

On ne devient, normalement, pas agent du jour au lendemain. Des certifications sont obligatoires et sont délivrées par la ligue américaine et la fédération internationale. Si la FIBA ne demande pas de diplôme, la NBA exige la présentation de quatre années d’études supérieures mais que ce soit la FIBA ou la NBA, toutes deux font passer en parallèle des tests relativement poussés afin de certifier les candidats. Ces derniers portent sur des notions juridiques, de règlements, etc… Des connaissances en droit, droit des affaires, en management sportif ou en marketing sont fortement recommandées pour la fonction. Vous pouvez trouver des informations très détaillés ici pour la NBA ou encore ici pour la FIBA.

Il faut savoir qu’aux États-Unis, un joueur peut négocier directement son contrat avec un club : l’agent n’est pas obligatoire. En France, un représentant légal est nécessaire pour parapher un contrat.

 Est-ce un métier lucratif ?

En NBA, le salaire moyen est de 5,7 millions de dollars, une belle somme qui, pour une petite partie, est destinée aux agents. Sur le marché américain, leurs commissions sont aussi réglementées et émargent entre 2 et 4% (du montant des contrats sportifs). Dans d’autres pays, tels que la France, cette commission peut grimper jusqu’à 7, voire 10%.

Mais il faut savoir que dans le cadre (officiel) de leur métier, les agents engendrent énormément de frais, notamment pour les joueurs en passe d’être draftés. Ce sont eux qui, la plupart du temps, avancent à leurs nouvelles recrues les frais inhérents aux déplacements, à l’hébergement, aux vêtements ou encore aux coaches personnels.

Comme la convention collective fournit d’office une base de contrats aux rookies (avec une marge de plus ou moins 20%), les agents font souvent peu de bénéfices sur les premiers contrats des joueurs. Parfois, comme l’explique Darren Rovell de NBC, ils perdent même de l’argent. C’est pourquoi la véritable plus-value sur un joueur n’intervient que lors du second contrat. En fait, les agents font des paris à moyen terme, avec le risque de perdre leur client.

C’est ainsi arrivé à Keith Kreiter qui, après avoir sorti Rafer Alston de CBA, l’avoir inséré en NBA et dégoté un contrat avec And1, sera viré… juste avant de le voir signer un contrat de 29 millions de dollars sur six ans, finalement attribué à Dan Fegan. Les joueurs changent régulièrement d’agent, et ce dernier peut donc voir partir la poule aux oeufs d’or, sans avoir le moindre retour sur investissement. Ce sont les « risques du métier », et certains joueurs préfèrent l’argent à la fidélité…

Comment est né le métier d’agent ?

Dans l’histoire du sport américain, il faut remonter à 1925 et le footballeur Red Grange pour trouver ce qui semble être la première trace d’un agent. Le sportif serait alors le premier à signer un contrat professionnel avec les Chicago Bears, à une époque où les athlètes sont peu payés, quand ils le sont.

Plus tard, dans les années 60, c’est l’avocat Mark McCormack qui transforme radicalement ce métier avec le golfeur Arnold Palmer. L’avocat a une vision pour les athlètes et est convaincu que leur aura et leur impact sur la population peuvent leur permettre de développer une marque. Il fonde alors IMG, certainement la plus grosse agence, tous sports et disciplines confondus (elle gère aussi des personnalités de la mode, des médias, du cinéma, etc…).

Décédé il y a onze ans, à l’âge de 72 ans, le pionnier a couvé les carrières de Jimmy Connors, Martina Navratilova, Derek Jeter, Charles Barkley, Jack Nicklaus, Monica Seles, Jean-Claude Killy, Pelé ou encore Kate Moss. Si le film Jerry Maguire retrace la vie de Leigh Steinberg, c’est bien McCormack qui est à l’origine de cette omniprésence des agents dans le sport.

Mark McComarck

Les agents ont-ils une influence sur la ligue (convention collective, règlements…) ?

C’est avec la médiatisation progressive de la ligue, au milieu des années 80, que les agents ont occupé une place de plus en plus importante en NBA. La raison est simple : alors qu’au départ, les joueurs étaient relégués à des faire-valoir par la ligue et les propriétaires, ils ont, dès Bob Cousy, progressivement poussé pour obtenir plus de gratification. Entre les années 60 et 80, Larry Fleisher, président du syndicat des joueurs, a grandement contribué au travail des agents, en gagnant la plupart des procès contre la ligue, grâce aux lois anti-trust.

En 1976, avec Oscar Robertson, puis en 1988, avec Tom Chambers, les joueurs (après de nombreux litiges en justice) sèment les graines de ce qui deviendra la free-agency, à une époque où ils ne pouvaient pas signer où bon leur semblait.

L’histoire ne le dit pas, mais ces combats ne se seraient pas faits sans le consentement, voire la pression des agents, qui ont toujours eu intérêt à ce que les acquis sociaux des joueurs progressent.

  • Les lock-outs, ou le jeu de dupe des agents

L’exemple des lock-outs 95 et 99 est à ce titre éloquent : la première fois, les joueurs et les propriétaires sont en désaccord au sujet du salary-cap. Les négociations entre les deux camps ne sont pas au goût des superstars et de leurs agents, c’est ainsi que David Falk (l’agent de Michael Jordan) prend la tête d’une délégation (comprenant des joueurs dont Michael Jordan, Patrick Ewing, Alonzo Mourning, Reggie Miller ou des agents dont Marc Fleisher et Arn Tellem) afin de déligitimer le syndicat des joueurs. La manoeuvre rendra David Stern fou de rage.

« Il est tellement décidé à tuer l’accord, qu’il enfume ses propres clients et les négociations, » dit le commissioner de l’époque.

En 1999, rebelote. Les propriétaires font grève lors d’un conflit qui coûtera 32 matchs (par équipe) à la NBA. À ce moment-là, David Falk et Arn Tellem… représentent 70% des 400 joueurs de l’époque. Les deux conseillers iront jusqu’à menacer de créer une ligue parallèle et organisent même un match à Atlantic City avec 16 joueurs NBA. Là encore, le commissioner n’est pas dupe sur les motivations des deux agents.

« Nous avons de bonnes raisons de penser que les agents des joueurs qui seraient le plus affectés par les limitations des hauts salaires ont commencé une campagne pour empêcher le moindre accord, » accuse Stern lors d’une conférence de presse.

Le représentant de la ligue sait que son produit est menacé. En face, les agents profitent de leur toute puissance. Voilà déjà plusieurs années que nous sommes rentrés dans l’ère des agents superstars.

Qui sont les stars de la profession ?

falkS’il y a bien un homme qui incarnait à merveille le mystère de cette profession, c’est David Falk. S’il n’a plus la même aura aujourd’hui, il faut savoir que l’agent fut considéré dans les années 80 et 90 comme l’homme le plus puissant de la ligue après… David Stern.

C’est notamment lui qui fit de Michael Jordan, le basketteur, sinon le sportif, le plus puissant de la planète. Il permet à Nike de signer Michael Jordan alors qu’à l’époque, le joueur ne jure que par Converse ou Adidas. Pour parvenir à ses fins, l’agent a une idée de génie : il demande à Nike de lancer la première ligne de chaussures au nom d’un basketteur.

« Magic aurait pu être au sommet du monde, bien avant Michael »

Ce que l’histoire ne dit pas, c’est que d’autres marques proposaient plus d’argent en « direct » à Jordan, mais David Falk obtint de Nike que la compagnie investisse beaucoup d’argent en publicité autour de son joueur. Au final, ce dernier bénéficiait d’une médiatisation largement plus conséquente, et de royalties largement plus lucratifs. L’agent est visionnaire et pendant ce temps, Converse ne profite pas de ses superstars, telles que Magic Johnson ou Larry Bird, pour conquérir le monde.

« Bien avant que Michael n’arrive dans la ligue, Magic aurait pu être au sommet du monde » confia David Falk.

En quelques mois, Nike et Jordan ont réussi ce que d’autres n’avaient jamais fait, grâce à David Falk. Cette consécration lui permit de se faire un nom, dont il profita largement…

Elton Brand et David Falk

Ce dernier est un négociateur hors-pair, capable de coups énormes durant les années 90, à tel point que ses clients lui vouent une confiance aveugle.

« Quand je pense qu’en 1995, j’ai dit à Alonzo Mourning de refuser une offre de 114 millions sur 14 ans, il s’agissait de confiance. Et puis, l’année d’après, il a obtenu un contrat de 105 millions de dollars… sur 7 ans. » racontait-il il y a quelques années à CNBC.

Mais ce talent de businessman ne va pas sans provoquer l’ire de nombreuses personnes, qu’il s’agisse de la NBA ou des clubs. Nous sommes en 2008 quand Elton Brand négocie son nouveau contrat avec les Clippers.

Durant cette intersaison, l’intérieur use de sa clause de sortie pour mieux prolonger. La manoeuvre permet au club de re-signer plus facilement l’ailier-fort et son coéquipier, Baron Davis. Or, une fois qu’Elton Brand se retrouve libre de droits, David Falk ne donne plus de nouvelles aux Clippers et en profite pour tester le marché. Un choix qui s’avère judicieux financièrement, car l’ancien n°1 de la draft signe quelques jours plus tard un contrat de 80 millions sur cinq ans avec Philadelphie, contre les 70 initialement promis par Los Angeles. Évidemment, les Clippers sont fous de rage.

« Tout a changé, et je n’en connais pas la raison. » explique le coach de l’époque, Mike Dunleavy. « David Falk a une influence incroyable sur Elton Brand, et l’a tourné contre nous. Nous n’avons même pas eu un coup de fil pour savoir s’il y avait un problème, ou pour en connaitre la cause… Ce n’est pas l’habitude d’Elton. »

Quelles sont les agences les plus puissantes ?

Depuis, l’ère David Falk est révolue. L’agent a vendu sa firme, F.A.M.E, pour 200 millions de dollars et s’il représente toujours quelques joueurs (Roy Hibbert, Greg Monroe, Evan Turner ou Jeff Green, etc…), il a largement été détrôné par d’autres depuis les années 2000.

Au total, on dénombre plus de 80 agences et, sans que les chiffres exacts ne soient en notre possession, probablement plus de 300 agents certifiés.

  • Il y a Jeff Austin de chez Octagon (Rudy Gay, David West, Stephen Curry, Ryan Anderson, etc…) qui pèse plus de 74 millions de dollars de contrats pour la saison prochaine.
  • Celui qui est en pleine négociation pour Ricky Rubio, Dan Fegan, agent chez Relativity Sports (Amare Stoudemire, Dwight Howard, Chandler Parsons, DeMarcus Cousins, John Wall, Larry Sanders, etc…) soit 191 millions de dollars pour l’année à venir.
  • Leon Rose, de CAA, ex-agent de LeBron James, n’est pas en reste avec Carmelo Anthony, Chris Paul, Andrea Bargnani ou J.R Smith, l’équivalent de plus de 94 millions de dollars au total.
  • Un autre agent de CAA mène bien sa barque en la personne de Steve Heumann (Tony Parker, Ty Lawson, Chris Andersen, Patty Mills), soit 38 millions de dollars environ pour la saison prochaine.
  • Arn Tellem est l’un des plus puissants de la ligue actuellement. L’agent de Wasserman Media Group représente notamment Joe Johnson, Russell Westbrook, Marc Gasol, Brook Lopez ou encore LaMarcus Aldridge et beaucoup d’autres, suffisamment pour peser environ… 324 millions de dollars.
  • Andy Miller, de ASM, est aussi une pointure : Serge Ibaka, Kevin Garnett, Kyle Lowry, Brendan Haywood, Jeff Teague, Jamal Crawford ou encore Ersan Illyasova, soit plus de 120 millions de dollars pour la saison à venir.
  • Bill Duffy, de BDA, représente notamment Rajon Rondo, Joakim Noah, Steve Nash ou Jordan Hill, une trentaine de joueurs totalisant près de 150 millions de dollars en 2014/15.
  • Son concurrent d’Excel Management, Jeff Schwartz, présente également un catalogue fourni avec Deron Williams, Blake Griffin, Kevin Love, Tyson Chandler, Al Jefferson et plus d’une vingtaine d’autres joueurs, cumulant 182 millions de dollars.
  • Rob Pelinka, de LandMark Sport Agency, n’est pas non plus à plaindre avec Kobe Bryant, James Harden, Eric Gordon, Carlos Boozer ou Andre Iguodala. Au total, son catalogue représente plus de 130 millions de dollars
  • Mark Bartelstein, de Priority, est depuis longtemps un des dix agents les plus importants avec David Lee, Gordon Hayward, Taj Gibson, Jose Calderon ou Bradley Beal. Au total, les contrats négociés s’élèvent à près de 110 millions de dollars pour la saison prochaine.
  • L’ex-joueur B.J Armstrong a également bien mené sa reconversion, en devenant pour Wasserman l’agent de Derrick Rose, Al Horford ou Ömer Asik. Ses joueurs cumuleront près de 90 millions de dollars de salaire la saison prochaine.

Et puis, il y a les petits nouveaux… Le métier change, comme on l’a vu avec David Falk, passé de star de son époque à référence de l’ancien temps. Avec les nouvelles technologies, de nouveaux marchés s’ouvrent. Avec la médiatisation de la ligue, les athlètes sont devenus des célébrités à part entière et sont amenés à faire affaire avec d’autres célébrités.

Comment se démarque la nouvelle génération ?

Jay-Z Kevin Durant

C’est ainsi que Jay-Z est arrivé, signant Kevin Durant et James Young pour le basket avec la division sports de Roc Nation. Si la star hip-hop n’a pas encore eu à négocier une prolongation de contrat, il peut d’ores et déjà se targuer d’avoir obtenu pour Kevin Durant le plus gros contrat chaussures de l’histoire du basket.

L’exploit n’est pas mince mais n’est finalement pas surprenant. En ponte du business, le poids et l’influence du producteur sont tels qu’il est à même de négocier des sommes mirobolantes. En effet, si Nike ne rentabilisera peut-être pas ce contrat, la visibilité de la firme pourrait s’étendre à d’autres domaines d’influences du rappeur, ce qu’on appelle une « win-win strategy » ou, en français, du gagnant-gagnant.

Rich-Paul-290x290Dans ce domaine, le cas de Rich Paul est tout aussi parlant. En quelques semaines, ce dernier a pu signer un nouveau contrat pour LeBron James, mais aussi pour Eric Bledsoe. Il en fera bientôt de même pour Tristan Thompson, et qui sait, pour Kevin Seraphin. Le sport et le monde des affaires américains se sont construit à base de légendes et celle de Rich Paul est particulièrement intéressante. Ce dernier fit en effet la rencontre de LeBron James… en vendant des maillots replicas.

C’est d’ailleurs grâce à l’ailier des Cavaliers qu’il rentrera à CAA, l’agence où le joueur est alors représenté par Leon Rose. Cette expérience permet à Rich Paul de se faire les dents, suffisamment pour qu’il décide de quitter l’agence quelques années plus tard pour créer la sienne, Klutch Sports, sans oublier d’emporter LeBron James avec lui. Depuis, Rich Paul est une pointure du milieu.

« J’ai eu d’excellents professeurs, » dira plus tard Rich Paul. « Travailler avec Nike et CAA, c’est comme sortir de l’école de droit de Michigan et du MIT ».

En représentant la plus grande star actuelle de son sport, Rich Paul jouit d’un rapport de force à son avantage. Comme dans toute autre affaire, il est important de présenter un catalogue de choix au moment de négocier avec l’acheteur. Plus l’agent dispose d’une clientèle de choix, plus il sera puissant pour négocier auprès des clubs. Pour les franchises, il peut être intéressant d’engager un joueur mineur, si cela permet de créer des connivences avec un agent qui dispose de joueurs de plus grande importance.

Ces deux cas illustrent aussi de plus en plus le besoin des joueurs, ou au moins des superstars, de contrôler eux-mêmes leur situation, en s’éloignant des agences traditionnelles qui ne bénéficient pas toutes des mêmes réseaux que les nouveaux arrivants dans le milieu.

« À l’avenir, Rich pourrait bien finir par être un modèle pour les jeunes qui sont proches d’une star. Ils pourraient suivre ses traces et commencer à changer la face du jeu, » confie ainsi un dirigeant de club à ESPN.

La profession est-elle si réglementée ?

Aux États-Unis, le métier d’agent s’embarrasse rarement avec les états d’âmes. Malgré les règlements de la NCAA interdisant aux athlètes d’accepter le moindre cadeau des agents, ces derniers trouvent toujours des combines pour parvenir à leurs fins et ainsi, signer les meilleurs sportifs. C’est souvent le cas dans le circuit AAU, précédant la NCAA. La liste de scandales est si longue que, là encore, il est impossible d’être exhaustif.

Citons simplement un exemple récent, celui de Kevin Love… Après une victoire d’UCLA, il accepte bon an mal an l’invitation à dîner de son ancien coach de AAU, un certain Pat Garrett. La soirée a lieu au fameux restaurant Mr. Chow de Beverly Hills. Ce que le neo-Cav ignore, c’est que Garrett a reçu 250 000 dollars de la part d’une agence new-yorkaise pour amener des joueurs comme lui à ce dîner. L’ailier-fort y retrouvera un certain… Jay Williams, ex-joueur NBA et alors recruteur de Ceruzzi Sports & Entertainement. L’ancien Bull est tout simplement ici pour signer Kevin Love, au grand dam de ce dernier.

« Pardon pour mon langage mais je me demandais ce que je venais foutre là », confiera Kevin Love. « J’étais vert de rage. Je respecte Williams en tant que joueur. Mais il est venu vers moi et dès qu’il a commencé à me parler de ces trucs d’agent, je lui ai dit de parler à ma famille. »

Malheureusement, l’attitude du joueur n’est pas forcément courante et ce type d’histoires est malheureusement répandu.

« On peut compter sur les doigts d’une main les choix de draft qui sont dans les règles. » explique Marlon Brown, ex-agent de Ceruzzi.

Si la NCAA peut interdire à ses coaches tout lien avec les agents, elle est impuissante pour ceux du circuit AAU. Les agences s’en donnent à coeur joie.

Même en NCAA, malgré la loi, de nombreux joueurs NBA furent impliqués dans des scandales durant leurs années d’étude. C’est le cas de Marcus Camby, bénéficiaire de bijoux, de prostituées ou encore de 40 000 dollars de cash, gracieusement offerts par un certain Tony Dutt de l’agence ProServ. Le scandale fut révélé en 1996, ce qui valut à UMass d’être écarté du Final Four. Mais le plus fou est encore à venir : malgré la tempête, Marcus Camby signa quand même avec… ProServ, même si son agent direct n’était plus Dutt, mais Richard Kaplan. L’agence est parvenue à ses fins.

Existe t-il de vrais garde-fou ?

Comment est-ce possible ? Pour tout dire, les règlements de la NBA et de la NBPA existent bel et bien, mais ils sont en fait très laxistes. Un excellent article de Sean Deveney, de The Sporting News, intitulé « How to become an NBA agent ? » et paru le 30 juin 2006 (il a depuis été retiré), le montre parfaitement.

Selon le journaliste, d’une part, l’examen de certification ne serait qu’une formalité, à partir du moment où le candidat s’acquitte bien des droits d’entrées auprès de la National Basketball Player Association (1 500 dollars par an).

« L’union des joueurs n’a rien à carrer de vos réponses dans le formulaire, tant que vos chèques sont provisionnés », confie ainsi un agent, sous couvert d’anonymat.

Le règlement proscrit également les conflits d’intérêt. Ainsi, un agent spécialisé dans les coaches ou les exécutifs NBA ne peut représenter les joueurs NBA, mais il n’en est rien quand le coach entraîne en NCAA… et signe en NBA quelques jours plus tard. Les règles et leur interprétation sont ambigües.

« Vous n’avez pas à enfreindre le règlement pour débuter votre agence. Arrangez-vous avec. Le règlement dit que vous ne pouvez pas offrir d’argent à un joueur ou sa famille, mais il ne dit rien sur le fait de donner des boulots à des personnes proches des joueurs, » écrit Sean Deveney.

Puis, un agent pris la main dans le sac de tricherie n’est pas nécessairement puni ou peut, au pire, changer de sport. Ce fut le cas de Lance Luchnick, décertifié par la NBPA pour avoir spolié Charles Barkley. Ça n’a pas empêché l’agent de se tourner vers la NFL dans la foulée…

Il y a encore moins de règles pour les employés des agents. En effet, ces derniers engagent souvent des personnes chargées de faire le sale travail, et notamment de courtiser les joueurs déjà signés par la concurrence. Ce sont les « runners » et ils ne sont soumis à aucune régulation. Dans ce monde ultra-concurrentiel, la guerre règne et ses soldats n’ont cure des états d’âme.

Certains vont jusque dans les salles de sport, les restaurants, les boites de nuit ou chez les barbiers fréquentés par les joueurs pour parvenir à leur fin.

L’avis de l’agent

Les Français sont aussi représentés dans le monde des agents NBA, notamment via l’agence ComSport, fondé par Bouna N’Diaye et Jeremy Medjana. Ensemble, ils représentent Nicolas Batum, Evan Fournier, Rudy Gobert, Ian Mahinmi et Clint Capela pour le seul marché américain. L’agence est aussi présente sur le marché européen, dans le basket féminin ou encore dans le football. Nous avons interrogé Jeremy Medjana pour en savoir un peu plus sur le quotidien de leur travail.

Jeremy-bibIl y a beaucoup de fantasmes sur le travail d’un agent NBA. Concrètement, en quoi consiste votre travail ?

Déjà, c’est de faire en sorte que son joueur soit dans de bonnes conditions. Certes, pour le public, être en NBA, c’est déjà être dans de bonnes conditions. Mais c’est vrai qu’il y a de meilleures organisations que d’autres et on aspire à ce que nos joueurs soient dans de bonnes organisations, que l’on s’occupe bien d’eux sur place. Ce qu’il se passe avec Rudy (Gobert) à Utah est intéressant. Evan à Denver, c’était loin d’être inintéressant ; c’est d’ailleurs pour ça que pour nous, c’était surprenant qu’ils l’échangent mais finalement, c’est une bonne surprise car Orlando, c’est une équipe d’avenir avec une belle organisation.

C’est ça qui est important, c’est que les joueurs se sentent considérés dans des clubs qui tiennent la route, qui sont sérieuses parce que si tu joues dans une équipe qui ne gagne jamais, qui n’a pas d’ambition… Toutes les équipes diront qu’elles sont ambitieuses mais dans les faits, on ne sait pas toujours ce qu’il en est concrètement.

Portland à la base, ça n’est pas la ville la plus excitante, bien que ça ne soit pas non plus la mort d’habiter là-bas, loin de là. Mais on parle toujours des gros marchés et finalement, San Antonio (ou Portland) est un bon contre-exemple. C’est une ville moyenne américaine où l’organisation est exceptionnelle, comme quoi on n’est pas obligé d’être dans un gros marché.

Alors évidemment, en tant qu’agent, quand tu es dans un gros marché comme New York ou Los Angeles et que l’équipe marche, cela aura forcément d’autant plus de retombées. Cela pourra générer beaucoup plus d’intérêt autour du joueur. Mais aujourd’hui, si tu regardes bien Los Angeles, à part les Clippers, tu as l’impression que les Lakers arrivent en fin de cycle et qu’ils ne vont peut-être pas se relever aussitôt, à moins qu’ils fassent de gros coups sur la prochaine free-agency.  Mais cet été, on voit que c’est la déception. New York, c’est pareil, il y a Phil Jackson mais ça ne va pas se faire d’un grand coup de baguette magique. Finalement, il n’y a rien de rationnel.

Quant à nos joueurs, évidemment, le plus important est qu’ils puissent jouer. On en discutait avec Rudy : quand il joue, il montre son potentiel, il ne demande que ça de jouer, c’est ce qui le fera progresser. C’est pourquoi le championnat d’Europe lui a peut-être permis d’engranger deux à trois ans d’expérience.

Comment recrutez-vous vos joueurs ?

On suit le basket de près, les compétitions de jeunes, etc… On recrute nous-mêmes. Le recrutement sur les Français a été essentiellement fait par Bouna et par moi. C’est souvent moi qui initie les premiers contacts, mais c’est un travail d’équipe. On prend rendez-vous avec les joueurs quand on pense que le moment est bien choisi. Ce qui est malheureux aujourd’hui, c’est qu’il y a de plus en plus d’agents et que les joueurs sont démarchés de plus en plus tôt et ça, c’est un vrai problème. J’espère qu’on en arrivera pas à la situation du foot car à titre personnel, discuter avec un gamin de 15 ans ne m’intéresse pas.

Vous vous impliquez dans l’aspect sportif et le développement du joueur ?

Bien sûr, on a tous les services possibles et inimaginables, tout ce qu’il y a en rapport avec la condition physique du joueur, le développement technique et tout le reste car, comme je l’ai dit, il y a des franchises qui sont très bien organisées pour ça et il y en a d’autres qui ne le sont pas. Et si ce serait un grand mot de dire que les joueurs sont livrés à eux-mêmes, ils ne sont pas toujours tous autonomes. On a toujours l’impression qu’un club NBA est toujours très bien organisé, avec une armée d’entraîneurs, avec une belle prise en main des joueurs mais ce n’est pas toujours le cas, malheureusement.

La prolongation de contrat d’Eric Bledsoe aux Suns n’a pas dû vous échapper. Vous en pensez quoi ?

Eric Bledsoe est un fort joueur mais si je ne dis pas de bêtises, il a déjà eu pas mal de blessures. Est-ce que c’est ça qui explique que, malgré ses blessures, cela ait mis autant pour que Phoenix lui fasse une offre à la hauteur de son talent ? Bizarrement, on avait entendu que Minnesota lui ferait une offre et ça n’est pas le cas, ils allaient peut-être le faire mais on ne connait pas les détails… Ce qui était également étrange, c’est qu’il n’ait pas reçu d’offres de la part d’autres clubs…

Est-ce que ce type de contrat, aussi élevé pour un joueur fréquemment blessé, peut vous servir de base pour vos prochaines négociations ? La valeur de vos joueurs augmente t-elle de fait ?

C’est toujours un argument parce qu’on dit qu’il y a eu le lock-out, que c’est la crise et finalement, c’est faux, ça n’est pas la crise en NBA.

À l’heure actuelle, l’agent de Ricky Rubio, Dan Fegan, négocie un contrat maximum avec les Wolves mais le meneur n’a jamais publiquement revendiqué une telle somme. Des désaccords arrivent-ils entre les joueurs et leurs agents ?

Dan Fegan est l’un des agents les plus influents de NBA, il a souvent réussi à capitaliser et optimiser la situation de ses joueurs. Il n’a pas forcément que des superstars mais quand tu regardes sa liste, ses joueurs sont tous bien payés.

Après les désaccords… Nous, nous n’en avons pas vécus car il faut être en phase avec les joueurs. Après, dans le cadre d’une négociation, on peut toujours aller plus ou moins loin mais si on sent qu’un joueur n’a pas la capacité mentale pour tenir encore un peu et rentrer dans cette stratégie de s’opposer aux dirigeants en face, il faut faire attention…

Les joueurs ont souvent beaucoup d’ego, ils veulent tous être bien payés, c’est pourquoi il faut bien les connaitre. Si tu prends le risque d’aller trop loin et qu’à un moment donné, le joueur a l’impression que le risque est démesuré et qu’il peut perdre beaucoup, l’agent doit faire attention. C’est pourquoi si tu connais bien tes joueurs, tu sais jusqu’où tu peux aller, en général.

Le monde des agents est très concurrentiel. À quel point cela a été difficile pour vous de vous implanter aux États-Unis ?

Au départ, la concurrence disait qu’on avait pas de joueurs NBA, c’était le cas au début, puis on a eu Didier MBenga qui est arrivé. Premier argument. Puis, ils ont dit qu’on n’avait pas de joueur drafté. Ils jouent toujours sur l’expérience, sur le fait qu’on a pas vécu cette situation là. Quand on a eu des joueurs draftés, c’était la négociation des gros contrats. Il y a eu Nicolas Batum, Ian Mahinmi dans la foulée. Ce fut un été charnière pour consolider notre position d’agent NBA.

Il faut se rendre compte qu’il y a peu de sociétés dominantes, il y en a quelques-unes qui ont beaucoup de joueurs et beaucoup d’agents. Tu comprends rapidement qu’en fait, avec quelques joueurs, tu peux vite arriver à être dans les quinze, vingt, trente meilleurs agents de la NBA.

Après, pour Rich Paul, quand tu as un joueur comme LeBron James, ça aide. J’ignore quels sont ses plans à l’avenir mais ils sont potes d’enfance, LeBron l’a aidé à faire ses dents à CAA (l’agence de joueurs) et une fois qu’il a appris le travail, il a monté son agence avec LeBron. Je pense qu’ils avaient déjà leur plan par rapport à ça et je crois que LeBron James est très impliqué là-dedans, ça aide forcément à avoir d’autres clients.

Est-ce que vous avez pour objectif de recruter un joueur américain sur le marché NBA ?

On a développé notre agence sur le marché américain, on emploie des agents qui recrutent sur les États-Unis. Maintenant, nous n’avons pas la prétention de dire qu’on va se battre pour démarcher les superstars américaines car… on reste français. Mais c’est aussi notre avantage ici : un joueur français va plus facilement nous faire confiance car il n’y a pas la barrière de la langue, que ce soit avec le joueur ou la famille. Il y a quelque part une fibre « patriotique » mais dans tous les cas, être français ne suffit pas, il faut être bon, sinon tu dégages quand même. Mais on a prouvé notre valeur, on a eu quinze joueurs draftés en NBA. Forcément en neuf ans, on a fait notre chemin. Tout ça aide, le contrat de Nicolas, le contrat de Ian, la draft, ça crédibilise le tout.

Il y a fréquemment des manoeuvres de la part d’agents pour créer la surenchère autour de leurs joueurs, des rumeurs d’autres offres, des accords tacites sans signature successive, etc… Est-ce que ce genre de combines fait partie intégrante de la vie d’un agent ?

Pour le moment, nous n’en sommes jamais arrivés là. Pour les quelques seconds contrats qu’on a négociés, les choses se sont toujours bien déroulées. Maintenant, avec Bouna (N’Diaye), on s’attelle aussi à véhiculer une image qui nous correspond. Par exemple, sur le contrat de Yakhouba Diawara avec Denver, on pouvait le signer avec Dallas pour un peu plus d’argent mais on avait estimé que globalement, la situation à Denver était préférable. Ce n’est pas toujours une question d’argent. Après si le joueur décide qu’il veut rentabiliser, qu’il veut le maximum d’argent quelque soit l’équipe… Mais c’est bien de regarder l’aspect sportif car à un moment-donné, dans la carrière d’un joueur, c’est bien aussi de gagner des titres. Maintenant, cela dépend aussi de son état d’esprit.

Vous représentez beaucoup de monde au sein de la dernière équipe de France de basket (ndlr : Nicolas Batum, Evan Fournier, Rudy Gobert, Thomas Heurtel, Edwin Jackson, Antoine Diot, Vincent Collet et Ruddy Nelhomme). J’imagine que le résultat de la dernière Coupe du monde est très important pour votre agence. 

Bien sûr, on avait six personnes (sept avant la blessure de Ian Mahinmi), dont Vincent Collet et Ruddy Nelhomme et pour nous, c’était important qu’il y ait des résultats. Évidemment, si on a beaucoup de joueurs et qu’il n’y a pas de résultats, ce n’est pas une bonne chose au final, que ce soit pour nous, pour nos joueurs ou pour Vincent. Forcément, quand il y en a, comme l’an dernier ou cette année, alors que ce sont des équipes où tu as beaucoup de joueurs, c’est très valorisant. Au final, tu as l’impression d’avoir aidé ces joueurs à franchir un palier, à leur épanouissement.

Six joueurs, le coach et l’assistant-coach représentés par ComSport. Il y a une question que je ne peux pas éluder : est-ce que vous avez une influence sur la sélection nationale ?

Je pense que Vincent est quelqu’un d’assez objectif et ne va pas prendre un joueur pour nous faire plaisir. Maintenant, par exemple, on connaît l’histoire entre Vincent et Thomas Heurtel (ndlr : une incompatibilité d’humeur entre les deux hommes datant de l’ASVEL) : les résultats et stats de Thomas ont plaidé en sa faveur, mais on a aussi aidé à ce qu’il évolue dans son comportement, dans son tempérament. Il y a eu un travail effectué en terme de communication avec Vincent sur le cas de Thomas.

Après, le coach veut la meilleure équipe qui soit. Aujourd’hui, si tout le monde avait été disponible, on sait pertinemment que des joueurs de chez nous n’auraient pas fini dans la sélection.  À un moment donné, il y  a eu aussi un bon concours de circonstances, il faut le reconnaitre.

Après qu’il y ait de l’influence… Cette année, personne n’a dit qu’il y avait un joueur de l’équipe de France qui n’y avait pas sa place. Oui, il y a beaucoup de communication et après, Vincent et son staff prennent leur décision. Dire qu’il n’y a aucune influence, ce serait peut-être mentir mais je pense que, malgré tout, ce sont des rapports sains. Nous, nous ne voulons pas rentrer dans ce jeu-là parce que, c’est vrai, Florian (Collet, le fils de Vincent) travaille pour nous (en tant que scout) et on ne veut pas d’amalgame, comme cela a pu être le cas dans d’autres sports.  Je pense qu’il faut faire attention car cela peut se retourner contre nous, contre les joueurs ou l’entraineur. Les choses se sont passées naturellement et si l’année prochaine, il y a tout le monde, Vincent fera ses propres choix. Ça ne va pas être forcément simple et je n’aimerais pas être à sa place d’ailleurs, même si ce sont des choix de riche.

Il est beaucoup question de l’explosion à venir du « salary-cap ». C’est une situation que vous anticipez ?

Oui, on le suit forcément. On connait parfaitement la situation contractuelle de nos joueurs. Quand on les voit, on en parle et on va en parler de plus en plus. Quand tu es agent, il faut tout le temps garder une longueur d’avance.

C’est quoi la commission sur le contrat de Nicolas Batum (46,5 millions de dollars sur 4 ans) pour votre agence ?

C’est une belle commission. Mais on parle de beaucoup d’années de travail en amont. C’est ça qui est compliqué dans notre métier, tu fais parfois tout le boulot initial et au moment où les joueurs vont rentabiliser, tu peux les perdre. C’est déjà arrivé dans le passé, notamment avec Ronny Turiaf qui, au moment de sa renégociation, a écouté la concurrence et nous a quittés, mais au final, pas de regret, toutes les expériences nous permettent d’avancer. C’est le plus important, il ne faut pas s’arrêter à ces moments, il y a beaucoup de joueurs, beaucoup de bons joueurs. Si tu es un bon agent, tu n’en as pas qu’un. Si tu es bon, les choses finissent par rentrer dans l’ordre par elles-mêmes.

Tout à l’heure, j’évoquais des fantasmes au sujet de votre métier. Est-ce que ces derniers sont parfois avérés ?

Oui, il y a des histoires de joueurs qui sont recrutés, très jeunes, par des agences à grands coups de dollars… Ce type de recrutement avec de l’avancement d’argent, etc… n’est pas pour nous. Nous ne sommes pas dans ce système là. C’est pour ça qu’en rapport à ta question sur les joueurs américains, si c’est pour aller à la surenchère, cela ne nous intéresse pas, car d’une part, on ne va pas gagner à ce jeu-là et nous n’avons pas envie d’acheter les gens. Cela ne fait pas partie de notre culture. Là-bas, aux États-Unis, ça l’est, c’est ancré dans les mentalités depuis longtemps. À un moment, c’est aussi dangereux.

Bibliographie

sportslaw.uslegal.com
nba.com/suns
cnbc.com
espn.com
apbr.org
espn.com/rich-paul
nbpa.org
How to Become An NBA Agent, par Sean Deveney (The Sporting News)

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