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La légende de Kobe Bryant en 24 anecdotes

0A l’aube de sa 18e saison, Kobe Bryant s’est définitivement imposé comme l’un des plus grands compétiteurs de tous les temps. Actuellement blessé, la star des Lakers, cinq fois champion NBA, a toujours impressionné par son goût pour le travail et son esprit de compétition.

Basket USA vous le prouve avec 24 anecdotes, souvent méconnues.

– Enfant, Kobe Bryant passait beaucoup de temps en Italie, où a joué son père pendant près de huit ans. Un soir de 1989, alors que Joe Bryant affronte l’équipe de Rome, menée par Brian Shaw, Kobe (11 ans) décide d’interpeller son futur assistant-coach.  Il veut l’affronter au HORSE. Shaw accepte. « Je me dis, ‘ok, je suis en train d’essayer de battre un gamin là’. Mais il ne faisait pas semblant. Il voulait déjà défier un adulte en un-contre-un, en pensant qu’il était capable de gagner », se souvient-il. « Aujourd’hui encore, il prétend m’avoir battu… »

« Gêné par son amour pour le jeu »

– Au lycée, Kobe Bryant arrive tous les matins à 5 heures au gymnase, pour s’entraîner avant les cours. Il y retourne après l’école, jusqu’à 19 heures. Et pousse ses coéquipiers à en faire de même, sans quoi il les sanctionne à l’entraînement.

– Sa punition favorite ? Des un-contre-un. Rob Schwartz, chauffeur de banc à Lower Merion High School, est sa victime préférée. « Il me faisait jouer des duels interminables. Le premier à 100 points. Parfois, il en mettait 80 avant que je puisse en réussir un. Mon meilleur résultat contre lui était une défaite, 100 à 12. » Vraiment ? « Non, il ment », corrige Bryant. « On en a parlé ensemble. Je lui ai dit qu’il n’a jamais scoré 12 points. Je ne l’ai jamais laissé mettre plus de 10 points. Cinq, au maximum ».

– Son coach au lycée, Gregg Downer, estime que « Kobe est gêné par son amour pour le jeu. Les gens le prennent pour un solitaire. En réalité, le basket est la seule chose sur laquelle il veut se concentrer. Les personnalités comme lui sont aujourd’hui en voie d’extinction ».

– Lors d’un workout pré-draft en 1996, à Los Angeles, Kobe Bryant joue sous le regard de Jerry West et de deux autres membres du staff des Lakers, John Black et Raymond Ridder. Ils demandent à l’adolescent de 17 ans d’affronter Michael Cooper, l’un des meilleurs défenseurs de l’histoire de la ligue. Ce dernier a 40 ans, mais est en pleine forme, plus long et plus physique que Kobe. Cela ne l’empêche pas de se faire ridiculiser. « C’était comme si Cooper était hypnotisé », se souvient Ridder. Jerry West, lui, quitte la séance après seulement 10 minutes. « J’en ai vu assez. Il est [déjà] meilleur que tous les autres joueurs de l’équipe ».

« Kobe compte tous ses tirs à l’entraînement »

– Dès ses débuts en NBA, Kobe suit une éthique de travail irréprochable. Quatre heures d’entraînement par jour pendant la saison, encore un peu plus durant l’intersaison. Chaque jour, entre « 700 et 1000 shoots réussis ». En 2012-2013, avant de se rompre le talon d’Achille, il ne quitte l’entraînement qu’après avoir réussis « 400 shoots » […] « et je le sais parce que je les compte ».

– All Star Game 1998. Kobe n’a qu’une obsession : dominer Michael Jordan. Sur une attaque placée, Karl Malone vient lui poser un écran. Mais le numéro 8 veut jouer Sa Majesté seul, en isolation. Il fait de grands gestes et demande au Hall of Famer d’Utah de dégager de là. Malone, 35 ans, obéit au jeune sophomore. « Quand un jeunot t’ordonne de bouger de son chemin, je n’insiste pas. Ce n’est pas pour moi, ça ».

« Certains sont fous de Star Wars, lui est fou de basket »

– Lorsqu’il n’est pas satisfait de son niveau de jeu, Kobe Bryant s’inflige des semaines éreintantes en débarquant trois heures avant l’entraînement. Il réalise alors, seul, des exercices pour le moins particuliers, comme l’atteste Shaquille O’Neal. « Il travaillait ses mouvements sans ballon », se souvient-il. « Il grognait, courait, faisait les mêmes gestes que s’il dribblait ou shootait… sauf qu’il n’y avait aucune balle ».

– Chris Ballard, journaliste pour Sports Illustrated et auteur de nombreux portraits de la star des Lakers, décrit son sujet comme « un geek, un passionné associal. Certains sont fous de Star Wars, lui est fou de basket ».

Il ridiculise Penny Hardaway dans un match de charité

– Lorsqu’il ne va pas à l’entraînement en Ferrari, Kobe se place à l’arrière d’un van escorté par la sécurité des Lakers, et en profite pour soulager ses pieds et ses genoux dans de la glace. Il s’impose ainsi trois séances quotidiennes de 20 minutes, soit une heure de genou congelé par jour, plus quelques séances d’acupuncture. Et, occasionnellement, il affrète un hélicoptère. « Il y a des choses que je ne peux pas manquer. Imaginez que j’arrive en retard au match de foot de ma fille, je dis quoi si je rate son premier but ? »

– A l’été 1998, il accepte l’invitation de Magic Johnson et participe à ses côtés un match de charité. Il a 20 ans, et profite de l’occasion pour se donner un objectif : ridiculiser Penny Hardaway, qui joue dans l’équipe adverse. Le match de charité se transforme en un duel intense qui tourne largement à l’avantage de Kobe. Dans les semaines qui suivent l’affrontement, « Anfernee », piqué au vif, ne parle plus que des Lakers et du moment où il pourra prendre sa revanche sur le jeune insolent. Il n’y parviendra pas. Lors de leurs retrouvailles, quelques mois plus tard, Kobe score son record en carrière (38 points).

Il oblige ses coéquipiers à le jouer en un-contre-un

– S’il utilisait ses coéquipiers de lycée comme des cobayes, Bryant ne se privait pas de faire même en NBA. Devean George restait souvent après les entraînements, avec pour seul consigne de défendre aussi dur que possible sur Kobe. Ce dernier en profitait alors pour travailler un nouveau mouvement et le répéter, encore, et encore, et encore. « Le plus dingue, c’est sa capacité à rajouter des nouveaux éléments dans son jeu », rajoute George. « S’il me disait de défendre sur lui afin qu’il puisse essayer un nouveau geste, il le réalisait le lendemain en plein match ».

– Son autre partenaire d’entraînement favori, Brian Shaw en était arrivé au point de ne plus vouloir jouer contre lui. « Si tu lui marquais dessus à l’entraînement, il voulait absolument te défier pour se venger derrière ». Un jour, à la fin d’une séance, un Kobe hors de lui se met littéralement en travers du chemin de Shaw, et lui ordonne de l’affronter en un-contre-un. « Même si tu étais lassé, il s’acharnait. Il était tenace, donc tu terminais par craquer. Et là, il jouait ».

– Dimanche matin, 7h30, jour de match. Le « Mamba » est dans la salle de muscu avec Tim Grover, l’ancien préparateur physique de Michael Jordan. Un journaliste d’ESPN sur place décrit une douzaine d’exercices particuliers, dont une série de pompes « suicidaires ».  Kobe débute ses pompes de manière classique, puis, en remontant, se lance pour faire décoller ses pieds du sol. En l’air, il frappe violement ses pectoraux, puis se réceptionne et recommence. Trois séries de sept pompes de la sorte. Quelques heures avant de jouer la quasi-totalité des 48 minutes d’un match NBA.

– « Il y a une différence entre apprécier jouer au basket et aimer jouer au basket », déclarait un scout NBA en 2008. « Il y a une trentaine de joueurs dans la ligue qui aiment réellement le jeu, année après année. Iverson, par exemple, aime jouer sous le feu des projecteurs. Kobe, lui, fait son boulot avant que les projecteurs ne s’allument ».

« Il comprend mieux le jeu qu’il ne le joue »

– Kobe Bryant exige parfois qu’on lui prépare quelques séquences vidéos à la mi-temps de ses propres matchs. Il profite de la pause pour effectuer ses analyses personnelles, puis en discute avec son coach, identifie ce que ses coéquipiers doivent corriger, et leur ordonne où se placer dans tel schéma de jeu. « Il parvient à mentionner certaines actions avant même qu’elles ne se produisent », assure le coordinateur vidéo les Lakers. « S’il y arrive, c’est parce qu’il a étudié tout cela. Il est mieux préparé que n’importe quel autre joueur dans la ligue ».

– Tex Winter, l’un des plus grands esprits du basket et père de l’attaque en triangle, a observé Kobe pendant 10 longue saisons, en tant qu’assistant-coach de Phil Jackson. Juste avant de prendre sa retraite, en 2008, il déclarait à son sujet : « Je crois qu’il comprend encore mieux le jeu qu’il ne le joue ».

– Psychopathe du détail, Kobe Bryant est allé jusqu’à demander à Nike de modifier ses nouvelles signatures shoes, en 2008. Pas grand-chose, juste couper quelques millimètres de la semelle. « Parce que dans son esprit », précise un porte-parole de la marque à la virgule, « cela lui permettrait d’avoir un temps de réaction supérieur d’un centième de seconde ».

– Finales de conférence 2008. Une fin d’entraînement comme une autre : tous les Lakers tirent un lancer-franc. Kobe Bryant rate le sien. Tous ses coéquipiers le réussissent. Il ne reste plus que Derek Fisher. Le meneur déclenche son shoot, mais avant que la balle n’atteigne le cercle, Kobe s’élève et contre avec fureur sa tentative. « Il ne pouvait pas être le seul à manquer son tir », l’excuse Lamar Odom en souriant.

– Quand Kobe Bryant s’ennuie, il s’entraîne. En répétant par exemple, jusqu’à savoir l’imiter à la perfection, le fade-away indéfendable de Dirk Nowitzki sur une jambe. L’été du lock-out, en Drew League, il l’applique en match et le réussit trois fois de suite, dont deux sur la tête de James Harden. La maîtrise du geste est ahurissante.

Coutumier des entraînements nocturnes

– Afin de se préparer pour ses derniers Jeux olympiques à Londres, à 34 ans, Kobe décide de perdre un peu de poids. Alors, entre l’élimination des Lakers en mai et la fin du mois de juillet, il s’inflige un régime extrêmement strict. « [Après les Jeux], il y aura directement la saison NBA, je vais donc jouer jusqu’en juin. J’ai besoin que mes genoux supportent un peu moins de poids ». Au lieu de prendre des vacances, l’infatigable « Mamba » bosse donc comme un forcené. Résultat : il perd 8 kilos (!) et s’envole en Europe plus affûté que jamais.

– Dans les jours précédant le début des Jeux, il accélère encore sa cadence de travail. Un préparateur physique de Team USA raconte qu’une nuit, vers 3h30, le joueur l’a réveillé pour qu’il vienne le rejoindre au gymnase. « Quand je suis arrivé, j’ai vu Kobe. Seul. Trempé de sueur comme s’il sortait de la piscine. Il n’était pas 5h du matin. J’ai travaillé 1h15 avec lui, puis 45 minutes en salle de muscu. Il est reparti shooter, je suis rentré dormir à l’hôtel […] Je suis retourné à la salle à 11h, en manque de sommeil. Kobe shootait dans son coin. Je lui ai dit : ‘Bon travail, ce matin. A quelle heure as-tu terminé?’ [Il m’a répondu :] ‘Je termine à l’instant. Je voulais en mettre 800, donc là, c’est bon' ».

– Le 12 avril dernier, Kobe est victime d’une rupture du tendon d’Achille. Sa première réaction ? Tenter de « tirer le tendon, pour continuer à marcher ou au moins à boitiller, et essayer de jouer pendant les deux dernières minutes ». Malgré la douleur, il revient sur le parquet après le temps-mort pour shooter ses deux lancers. Et les rentrer. Moins de quatre mois plus tard, il explique avoir « démoli » le délai normal de guérison…

– Le soir même de sa blessure, envahi par les rumeurs de retraite prématurée, il publie sur les réseaux sociaux un long message d’auto-motivation déjà entré dans la postérité. « Il faut arrêter de s’apitoyer sur son sort et retourner au charbon avec la même volonté et la même conviction qu’avant », vocifère-t-il. « Un jour, je devrai commencer une nouvelle carrière, mais ce jour-là n’est pas arrivé ». Puis, les choses mises au point, il rappelle sa citation préférée.

« Si vous me voyez me battre avec un ours, priez pour l’ours ».

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