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Joakim Noah doit apprendre à dire « non »

joakim noah« Le pouvoir de dire oui » disait une publicité bancaire des années 80-90.
« Le pouvoir de dire non » enseigne-t-on aux joueurs de NBA, sollicités par des soi-disant amis et des entrepreneurs véreux en raison de leur portefeuille bien garni.
Aujourd’hui, Joakim Noah est sous les feux des projecteurs après des propos tenus lors d’une interview au Washington Post. Certains pontes de la NBA, dont les responsables du « Programme de transition pour les rookies » le montrent comme l’exemple typique de ce qu’il ne faut pas faire. Son tort : avoir avoué qu’il ne savait pas encore dire « non ».

Le Programme de transition pour les rookies est un espèce de suivi mis en place par la NBA pour les joueurs qui débarquent de la draft, afin de leur apprendre « la dure vie » de basketteur pro aux States, avec leur gros contrat, leurs dollars qui coulent à foison et les rapaces et profiteurs près à profiter d’eux à chaque instant. Il est dirigé par l’ancien vice-champion olympique de Munich Mike Bantom.
Dans ce cadre, Jooks a rencontré après sa sélection par les Chicago Bulls, et à sa demande, l’immense Bill Russell.

Mais il faut croire que les leçons n’ont pas encore été assimilées par l’ancien Gator, déjà connu pour son dilettantisme et les quelques frasques de jeunesse qu’il a pu commettre. Dans cette fameuse interview, Joakim reconnaît qu’il a du mal à dire « non » aux gens qui l’entourent et qui lui demandent régulièrement de l’argent, pour un oui ou pour un non. Un problème qui n’est pas nouveau évidemment. Kendrick Perkins, le pivot des Celtics pourtant pas tombé de la dernière pluie, l’explique très bien :

« Plein de jeunes joueurs ont du mal à dire non, à se rendre compte que ce n’est pas une insulte. Au début, tous les gens que je connaissais me tapaient dans la main et me tapaient de 200 ou 300 dollars par semaine. Et ça s’accumulait. Ça allait jusqu’à 11 000 dollars par mois et ça s’accumulait encore.
Il faut savoir prendre de la distance avec son entourage, quitte à passer plus de temps enfermé à la maison. La première année en NBA est très dure. Et vous avez peur de froisser les gens en leur disant « non ». Mais finalement, vous apprenez aussi en ne réussissant pas à le faire. »

Mais il n’y a pas que ce problème de « don » d’argent qui a choqué les observateurs. Il y a aussi le fait que Noah avoue que les deux personnes qui vivaient avec lui chez lui faisaient ce qu’elles voulaient quand il n’était pas là. Extraits :

« Ils sont deux, mais il y a aussi des potes de New York qui débarquent régulièrement, plein de monde qui vient frapper. C’est dur de refuser des choses à des amis avec qui vous avez grandi.
Quand je ne suis pas là, oui, ils prennent ma voiture, ils font plein de choses, la fête. Ils ont la belle vie et je ne sais pas la moitié de ce qu’ils font. Je ne veux pas le savoir d’ailleurs. Je les laisse profiter.
Plein de joueurs NBA, spécialement dans leurs premières années, ont des potes, des gens à la maison. Ils aident aux travaux de routine, au paiement des factures…
Quand je reviens ce n’est pas crasseux, mais heureusement que j’ai une femme de ménage. Parce qu’il y a vraiment des choses crasses qui se passent. Mais s’il n’y avait pas tout ça, ce ne serait pas chez moi. »

Evidemment, Mike Bantom reconnaît comme circonstances atténuantes que Jooks, en tant que fils de Yannick Noah, a toujours vécu comme ça étant petit, qu’il a grandi sous les spotlights. Mais que cela n’excuse pas tout. Et de le mettre en garde :

« On lui a bien entendu dit de faire attention, mais on a l’impression qu’il ne comprendra que quand ça lui sera tombé sur le coin de la figure. Mais c’est comme avec vos propres enfants, normalement ils progressent au fur et à mesure que vous leur parlez.
On sait que sa personnalité va l’amener vers plus de soi-disant amis que d’autres joueurs plus casaniers. Vous ne pouvez pas occulter votre personnalité. Et on demande à des mômes d’une vingtaine d’années de se comporter comme des personnes matures. »

Bref, Joakim doit apprendre à dire « non ». En tout cas il reconnaît lui-même qu’il doit progresser dans ce domaine. Et que cette situation peut être un bon exemple pour mieux comprendre le quotidien des jeunes joueurs NBA. Mais il dit également que pour le moment, il ne changerait pas, pour rien au monde. Signé Jooks !

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