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Le Big Three de Miami est-il une fausse bonne idée ?

Cessons d’abord toute polémique sur les Three Amigos et la composition quasi irréelle de ce trio. Cette configuration d’équipe n’est pas une première.

Dans le passé, les effectifs des Celtics de Red Auerbach et des Lakers de… Jerry West et d’un certain Pat Riley étaient chacun constitués de pléthores de stars à leur summum. A contrario, les Lakers de 2004 ou les Celtics d’aujourd’hui possédaient des Hall of Famers déjà vieillissants (Payton et Malone pour les Lakers, l’ensemble du Big Three pour les Celtics).

Un trio sans équivalent

Dans les années 70 et 80, ces concentrations de stars étaient fréquentes et d’autres équipes non titrées disposaient en leur sein de joueurs figurant aujourd’hui dans les 50 meilleurs joueurs de l’Histoire. Cette époque est révolue et peu d’autres joueurs NBA peuvent se targuer d’avoir autant d’impact que le nouveau Heat (Kobe et Gasol aux Lakers, Durant à OKC, Anthony aux Nuggets, Howard au Magic, Nowitzki à Dallas, Chris Paul et à un degré moindre, D-Rose -Duncan est volontairement mis de côté en raison de son âge déjà avancé-). Il n’y a donc pas d’équivalent du nouveau trio du Heat ailleurs en NBA.

Si le Heat parvient à ses fins, ce titre sera donc à jamais marqué d’un astérisque aux yeux du globe. Un titre sans valeur. En comparaison, certes les Lakers d’aujourd’hui présentent un effectif impressionnant mais avouons-le, au moment du transfert de Jamison aux Cavs, beaucoup de spécialistes et de fans les voyaient plus beaux que les Lakers.

Le titre ou rien

En revanche, si Miami échoue dans sa quête, le Heat deviendra légitimement la risée de toute la NBA et plus particulièrement, du côté de Cleveland. LeBron James sera à jamais catalogué comme looser à l’instar de Chris Bosh (qui n’a effectué que deux séries de playoffs durant ses sept ans de carrière !). Surtout, si Miami ne parvient pas à gagner le titre dès l’an prochain, on peut penser que les egos se déchireront facilement l’année suivante, ce qui rendra la tâche d’autant plus difficile, l’exemple des Lakers de 2004 est assez récent pour le prouver.

On peut également penser que, quelque soit le résultat final, le Miami Heat se baladera en saison régulière. Ce serait loin d’être une bonne nouvelle. La saison régulière a déjà du mal à légitimer sa longueur (82 matchs…), quel attrait aurait-il de voir le Heat défoncer ses opposants alors que le niveau est déjà hétérogène ?

Une conférence Est affaiblie ?

La NBA a besoin de confrontations, de rivalités dans chaque conférence. Les fans voulaient voir une compétition entre un James, un Wade et leurs lieutenants pour déterminer lequel des deux est vraiment le meilleur, pas les regarder se faire plaisir comme en équipe nationale. En Europe, les matchs entre Olympiakos et le Barca sont intéressants car chaque équipe dispose d’un effectif impressionnant. Dans la conférence Est, qui peut aujourd’hui proposer un tel défi au Heat ?

Que dire des playoffs ? La «vraie saison», celle où les joueurs doivent s’arracher, jouer jusqu’à plus soif, défendre comme des chiens, faire la faute pour ne pas laisser passer le moindre lay-up…Nos trois stars -ensemble- sont-ils capables de se sacrifier individuellement sans se soucier de l’investissement des uns et des autres ? Les prestations en demi-teinte de Chris Bosh ou l’abandon digne d’une diva de James face aux Celtics permettent d’en douter.

Des soupçons de favoritisme

Enfin, si le barnum autour de la signature de James a provoqué une tempête médiatique sans précédent, je doute que les conséquences à long terme soient bénéfiques pour la NBA. D’une part, c’est finalement l’augmentation du salary-cap, et donc Stern, qui permit à Riley de signer ces trois All-Stars et Miller avec autant de facilité. La suspicion autour de la ligue était déjà ambiante (notamment vis-à-vis de l’arbitrage favorisant certaines équipes), David Stern pourrait bien être accusé d’avoir favorisé le Heat par cette décision. Ceci n’est même pas le plus grave.

L’attachement à une équipe se perd

Le plus important dans cette affaire concerne les attitudes de Chris Bosh et LeBron James. Bosh s’est affiché  en visite dans toutes les grosses villes américaines sur Twitter, devant ses fans de Toronto, sans un seul mot d’affection pour eux. James a, quand à lui, littéralement méprisé l’ensemble d’une communauté en choisissant d’annoncer son départ devant le monde entier à la télé sans jamais rendre hommage à la ferveur de tout l’état de l’ Ohio. Même si c’est un désaveu pour tous ceux qui aiment qu’un joueur soit à jamais associé à une ville, Bosh et James avaient le droit de partir. Mais pas de cette manière. Leurs carrières seront à jamais entachées de cette faute de goût et l’ensemble du Heat sera détesté, titre ou non. Ils ont agi au contraire d’un Durant, dont l’avenir est plus que prometteur, qui n’a jamais caché son attachement à OKC.

Ces comportements prouvent pour tous ceux qui en doutaient encore que certaines des plus grandes NBA sont largement gâtées et se comportent comme telles, leur désaffection sans raison de la Team USA le prouve également.

Finalement, quel que soit le parcours du Heat, la déception et l’incompréhension des fans pourraient être tellement grandes qu’au final, c’est l’ensemble de la NBA qui pourrait ressortir comme la grande perdante de cet été 2010.

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