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Anaïa Hoard, l’artiste/basketteuse qui a tapé dans l’œil de la NBA

NBA – Grâce à ses portraits hyper réalistes au fusain, Anaïa Hoard, la sœur cadette de Jaylen, a été intégrée à la campagne « NBA Creator Series ».

« NO WAY ! » Sur le moment, Anaïa Hoard n’arrive pas à réaliser et en crie de surprise. Le coup de fil d’une coéquipière vient de la sortir de son sommeil : « T’as pas vu Insta ? » Elle se connecte au réseau social. Ses notifications, qui ne s’arrêtent pas, se comptent par centaines. L’explication ? Elle a publié l’une de ses œuvres, un portrait de Chris Paul. Et ce dernier… l’a republié sur son propre compte.

Un « truc de ouf » se souvient la franco-américaine qui, sur le moment, s’empresse d’appeler sa famille. « Je poste par pur plaisir, littéralement. J’attends rien en retour, je dessine et basta. » Mais ce jour de janvier 2021, sa vie « a basculé. Je suis passée de 400 à 11 000 abonnés du jour au lendemain. »

Cette exposition soudaine va lui permettre de jouer un peu plus sur ses deux tableaux de prédilection : le basket et l’art. Dans le premier de deux, Anaïa Hoard est déjà titulaire d’un beau palmarès. La jeune femme de 21 ans a représenté la France au niveau international et notamment remporté une médaille d’or au championnat d’Europe U-16 en 2017, ainsi qu’une médaille d’argent au championnat du monde U-17 en 2017.

Passée par l’INSEP, où elle a dû se concentrer sur le basket en priorité, elle a poursuivi son parcours à l’université américaine de Wake Forest (d’où un certain Chris Paul est sorti), où elle a pu combiner sa passion pour le basket avec des études d’art. « J’ai toujours voulu en jouer pro, en équipe de France, en WNBA, ou en Europe. Mais je voulais aussi suivre deuxième passion qui était l’art », confie à Basket USA l’intéressée qui a développé ses qualités artistiques depuis toute jeune, en parfaite autodidacte.

La NBA n’avait pas fait le lien avec son frère

Ses deux années à Wake Forest ? « Ça ne s’est pas bien passé », confie le native d’Évreux sans vouloir en dire plus. En conséquence, après avoir connu une période où elle ne voulait plus « entendre parler de basket », sa pratique est « en suspens » pour le moment. Elle s’entraîne toujours de son côté, sans chercher de club.

Elle peut donc consacrer davantage de temps à son autre passion qui a connu un autre tournant en novembre dernier. Le « truc de fou » ce jour-là, c’est un mail reçu de la part de la NBA. On lui propose d’être l’une des ambassadrices d’un projet artistique mis en place à l’occasion du 75e anniversaire de la grande ligue. Pour l’occasion, « NBA Creator Series » a sollicité des créateurs de Grèce, d’Italie, d’Espagne et du Royaume-Uni.

Anaïa Hoard, qui vient alors de collaborer de l’ATP, se demande comment son nom a pu attirer l’attention de la ligue. « Peut-être via Chris Paul ? Peut-être Jaylen ? En fait, ils ont tapé ‘art’ et ‘basket’, et ça a matché. Ils n’avaient pas fait le lien avec mon frère. Ils étaient encore plus à fond dans le concept quand ils l’ont découvert. »

Missionnée par la grande ligue, avec un beau cachet à la clé, la Montpelliéraine réalise quatre portraits, qui seront utilisés pour plusieurs campagnes NBA: Tony Parker, Nicolas Batum, Rudy Gobert et Evan Fournier. « J’avais carte blanche sur la forme mais il fallait que je reste dans un thème pour représenter la France. Ce sont quatre joueurs que je regardais quand j’étais jeune, dont j’entendais parler tous les jours à l’INSEP. J’ai eu l’occasion d’échanger avec eux par le passé, ils sont hyper avenants. »

Viser l’hyper-réalisme

Comment atteindre un réalisme aussi époustouflant qui ressort de ses œuvres ? Au départ, il lui faut choisir la bonne photo. La photo qui lui parle à elle. « C’est hyper crucial de voir si j’ai une connexion avec le sportif, si je trouve une émotion. Au fur et à mesure, je me suis arrêtée sur l’hyper-réalisme. C’est là où je voyais le plus de difficultés, pour capter l’âme de quelqu’un. C’est un bon challenge. »

C’est ce que la compétitrice aime, on l’aura compris, autant sur un parquet que sur un tableau. Travailler au fusain aussi, est un beau défi. « C’est du grain, ce n’est pas fixe, hyper fragile, ça s’envole avec un coup de vent. Il y a ce côté complexe. Et j’aime la couleur de base. J’ai trouvé que le noir et blanc m’allait bien. Cela permettait aussi de dessiner plus rapidement, surtout avec mon emploi du temps de sportive. »

Pour être certaine d’être fidèle à son modèle, Anaïa Hoard a l’habitude de passer un appel vidéo à son compagnon. « Non, là on ne dirait pas du tout LeBron, t’es à côté de la plaque ! », a pu lui répondre celui-ci. Il a par exemple fallu quatre jours à l’artiste, fan des travaux artistiques de CJ Hendry, Kehinde Wiley ou Robin Kid, pour signer un portrait de la vedette des Lakers. Il lui faut parfois beaucoup plus de temps.

Autant d’heures de travail qu’elle ne consacre pas aux parquets donc. Un choix qui n’a pas toujours convaincu son grand frère, Jaylen Hoard, qui évolue désormais loin de la NBA, à l’Hapoel Tel Aviv. « Il n’était pas trop chaud de base mais il a vu que ça marchait très bien. » D’autres collaborations, sur lesquelles elle préfère ne pas s’étendre, se dessinent déjà pour l’artiste. Qui finit par avouer : « Honnêtement, le basket me manque. Je suis sportive dans l’âme, il faut que je bouge. D’autant que cela m’aide souvent beaucoup dans mon art. » Un bon « équilibre » à trouver pour continuer à évoluer sur les deux tableaux.

Photo : Anaia Hoard

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