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Coaching | Ja Morant joue au chat et à la souris avec Jordan Poole

NBA – Pour remporter le Game 2, Ja Morant et les Grizzlies ont pu appuyer sur les limites défensives de Jordan Poole, à la fois en un-contre-un et dans sa communication.

A-t-on été trop rapide en évoquant un nouveau « Death Lineup » chez les Warriors ? C’est ce que pense notamment Gibson Pyper, qui rappelle que le « Death Lineup » original, qui a porté Golden State durant ses grandes années (Stephen Curry, Klay Thompson, Andre Iguodala, Draymond Green et Harrison Barnes ou Kevin Durant) avait trois voire quatre défenseurs d’élite sur le terrain au même moment, et qu’il était donc quasiment impossible à attaquer.

Le « Fast Five » actuel, avec donc Stephen Curry, Klay Thompson, Andrew Wiggins, Draymond Green et Jordan Poole, est par contre friable défensivement. Parce que Klay Thompson n’est pas (encore ?) revenu à son meilleur niveau défensif, et surtout parce que Jordan Poole, si brillant en attaque, a encore de gros progrès à faire en défense.

Provoquer le « matchup » favorable

Dans le « money time », Ja Morant et les Grizzlies l’ont ainsi attaqué continuellement, multipliant les écrans pour permettre au meneur d’attaquer le 6e homme adverse le plus souvent possible.

Tout l’enjeu pour Golden State a alors été de torpiller cette recherche du bon « matchup », en pré-switchant, Klay Thompson devant changer sur le joueur chargé de poser l’écran, afin de protéger au maximum Jordan Poole.

Cela n’empêchait pas forcément Ja Morant de marquer, mais les tirs qu’il obtenait étaient bien plus compliqués.

Les Grizzlies et les Warriors ont ainsi passé les dernières minutes dans un jeu d’échecs complexe, avec toujours cet ultime changement d’angle de l’écran, qui mise sur la mauvaise communication défensive de Jordan Poole.

En effet, s’il est beaucoup plus friable en un-contre-un, Jordan Poole a aussi du mal à prévenir ses camarades sur les écrans. Ainsi, quand c’est Klay Thompson qui gère le poseur d’écrans, Andrew Wiggins arrive la plupart du temps à anticiper l’angle, et ainsi ne pas offrir d’ouverture. C’est que la communication du « Splash Brother » dans son dos est bonne, et suffisamment claire pour lui permettre d’anticiper, même en cas de variation de dernière seconde.

Jordan Poole communique encore mal dans le dos de ses coéquipiers

Avec Jordan Poole, par contre, Andrew Wiggins est constamment surpris. Klay Thompson l’est d’ailleurs aussi, et il semble n’arriver à pré-switcher que lorsqu’il a beaucoup de temps pour le faire, ou lorsqu’il voit le déplacement.

C’est le signe que Jordan Poole a du mal à se faire entendre/comprendre, et les Grizzlies semblent bien l’avoir remarqué, la façon dont ils ont ainsi systématisé l’ultime changement d’angle de l’écran misant sur le fait qu’il le verra et/ou l’annoncera trop tard. Ça a bien aidé Memphis dans le Game 2, et Steve Kerr doit trouver des moyens de limiter le problème, surtout avec la blessure de Gary Payton II, qui limite ses options défensives…