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Coaching | L’étonnante subtilité des écrans de Steven Adams

NBA – Si les écrans du pivot néo-zélandais sont connus pour leur dureté, son travail dans le domaine est plus subtil qu’il ne semble. Et il aide beaucoup Ja Morant à maximiser son agressivité.

On doute que les adversaires de Steven Adams trouvent ses écrans « subtils ». Le pivot kiwi est en effet connu pour être l’un des poseurs d’écrans les plus durs de NBA, et certains ont eu du mal à s’en remettre…

Pourtant, à y regarder de plus près, le nouveau pivot de Memphis ne se contente pas de jouer de son physique de rugbyman sur pick-and-roll. Son travail pour aider Ja Morant à obtenir des paniers près du cercle est ainsi beaucoup plus fin. Il faut dire que son meneur est le joueur qui shoote le plus dans la raquette de toute la ligue !

Laisser l’agressivité de Ja Morant s’exprimer

Car même s’il affiche de gros progrès cette saison (40.4% de réussite de loin, contre 31.7% lors de ses deux premières saisons) et qu’il est carrément en feu lors des derniers matchs (64% de réussite sur les cinq dernières rencontres), Ja Morant est un meneur qui aime avant tout aller dans la raquette, et il a besoin d’aide pour le faire.

C’est là que Steven Adams est utile, car le Néo-Zélandais a joué pendant des années avec Russell Westbrook, un autre meneur qui adore attaquer le cercle, et il est donc rompu au jeu des écrans.

Il y a ainsi l’écran classique, sur le défenseur de Ja Morant, afin de jouer le pick-and-roll.

Plus intéressant, Steven Adams alterne aussi beaucoup avec un écran sur son propre joueur, qui doit assurer la couverture de la pénétration de Ja Morant en deuxième rideau. En faisant confiance au premier pas de son meneur, le pivot court-circuite l’aide, et libère l’accès au cercle dans le dos du premier défenseur de son coéquipier.

C’est étonnant et ça peut même être encore plus subtil, avec une feinte de pick-and-roll qui se transforme en écran sur le protecteur du cercle dans la foulée, toujours pour libérer le couloir de pénétration.

Écrans et rebonds offensifs

Sans compter également le travail de double écran sur la même action. La nuit dernière, face aux Nets, on a ainsi vu Steven Adams poser un premier écran sur Bruce Brown, afin de jouer le pick-and-roll, puis accompagner le dribble de son coéquipier, avant de poser un nouvel écran sur Blake Griffin afin de dégager le chemin du cercle.

Pas sûr que tous les écrans de l’ancien du Thunder et des Pelicans soient très licites, et ses « blocks » ressemblent parfois à du football américain, mais c’est aussi le jeu de jouer avec les règles et les arbitres.

Ce qui est sûr, c’est que le travail (invisible) de Steven Adams est précieux pour Ja Morant, qui est passé de 53% de réussite dans la peinture l’an passé, à 55% cette saison, et même de 58% à 66% sous le cercle. Difficile d’estimer à quel point cette hausse est due au Kiwi, par rapport aux écrans de Jonas Valanciunas, mais l’impression visuelle est assez claire. Surtout que le néo-Grizzly est également un rebondeur offensif encore plus redoutable que le Lituanien.

Cette saison, il est ainsi le joueur qui récupère le plus de munitions sous le cercle, avec 4.3 rebonds offensifs en moyenne. De quoi mettre encore davantage de pression sur les défenses sur les pénétrations de Ja Morant.

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