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Les Warriors sont de retour, pour le meilleur et pour le pire

NBA – Après deux matchs et deux victoires, les Warriors ont montré que l’identité de leurs années au sommet de la NBA pointe déjà le bout de son nez.

Depuis le début du training camp et de la présaison, Steve Kerr ne cesse de répéter que l’effectif de cette saison, et les recrues en particulier, sont parfaits pour revenir à l’identité de jeu qu’il affectionne. Ce système entraîne de nombreux bénéfices mais aussi implique des points faibles que les Warriors ont toujours eu du mal à gommer.

Bob Myers n’est pas allé chercher de stars pour aider Stephen Curry et Draymond Green mais il a réussi à récupérer des joueurs intelligents et des joueurs qui peuvent faire payer les défenses adverses.

Le résultat est déjà flagrant. Les Warriors ont beaucoup plus d’espace sur demi-terrain et quand Stephen Curry est trappé, Nemanja Bjelica, Andre Iguodala, Moses Moody ou Otto Porter Jr. sont capables de prendre les bonnes décisions pour faire une, deux, trois « extra pass ». Après deux matchs, les Warriors comptent 54 passes décisives !

Les coups de chaud de Stephen Curry

À l’image de son premier quart-temps parfait contre les Clippers (25 points, 9 sur 9 aux tirs), Stephen Curry est l’une des constantes sur laquelle Steve Kerr et les Warriors peuvent se reposer. Draymond Green n’était d’ailleurs pas surpris par le feu d’artifice de son compère.

« Ce matin au shootaround, il n’avait rien manqué » rigole-t-il. « Je savais que ça allait arriver. D’ailleurs même s’il avait raté tous ses tirs ce matin, après le match qu’il a fait mardi, c’était certain qu’il allait revenir avec le couteau entre les dents. »

Déjà à un niveau de MVP la saison dernière au sein d’un effectif beaucoup moins fourni que celui-ci, les feux d’artifice de Stephen Curry devraient être nombreux cette saison.

Les balles perdues frustrantes et les sautes de concentration

Mais depuis 2015, combien de fois a-t-on vu les Warriors prendre 20 points d’avance dans le sillage d’une avalanche de Stephen Curry et Klay Thompson avant de commencer à balancer des passes dans le dos dans les tribunes, de faire faute sur des tireurs à 3-points, ou de réaliser des retour en zone ?

C’est ce qui s’est passé cette nuit face aux Clippers. Et même si Draymond Green a tenu à souligner la qualité et la dureté de la défense des hommes de Ty Lue, c’est le deuxième match de suite où les Warriors perdent au moins 17 ballons. Ce problème est la conséquence même du jeu que Steve Kerr prône et de la liberté qu’il donne à ses joueurs. Sauf que les Warriors de cette saison n’ont pas la marge de manœuvre qu’ils avaient entre 2015 et 2019.

Les Lakers et les Clippers ont marqué 19 et 18 points sur les ballons perdus de Golden State, et ce genre de gâchis crée un déficit de possessions qui pourrait jouer des tours aux Warriors si ce problème persiste.

Andre Iguodala, la force tranquille

L’ovation du Chase Center pour l’un de ses chouchous lors de la présentation des équipes était suffisante pour inclure le numéro 9 dans cet article. Andre Iguodala est de retour, de retour à la maison. Les fans en sont ravis, mais pas autant que Draymond Green et Stephen Curry.

« C’est incroyable de l’avoir de nouveau avec nous, » s’exclamait l’ailier fort. « Il voit tout ce qui se passe sur le terrain avant tout le monde, » rajoutait Stephen Curry. Alors qu’on pouvait penser que le vétéran revenait en pré-retraite, il montre depuis le début de saison qu’il peut avoir un rôle déterminant.

Il a repris son rôle de baby-sitter, pour reprendre une expression de Steve Kerr, du deuxième cinq et il permet à Golden State de finir les matchs avec une assurance que l’équipe n’avait plus connue depuis 2019.

« On se connait par cœur et cette familiarité est super importante parce que vous savez que vous pouvez compter sur lui. En fin de match, c’est lui qui a sorti Paul George de son rythme, » soulignait Stephen Curry.

Avec Klay Thompson bientôt de retour, et Andrew Wiggins dans le rôle d’Harrison Barnes, les Warriors pourront compter sur un cinq capable de jouer des deux côtés terrains pour finir les matchs. Ils l’ont d’ailleurs démontré la nuit dernière avec l’activité décuplée de Draymond Green et Andre Iguodala.

« En fin de match, on a enchainé les stops et ça nous a permis de pouvoir partir en transition au lieu d’attaquer contre une défense déjà en place comme c’était le cas après le premier quart-temps, » décrivait Draymond Green.

Stephen Curry en point d’exclamation

À propos de fin de match, le double MVP mérite deux mentions. Après un milieu de match compliqué, il a repris les choses en mains dans les dernières minutes pour offrir aux Warriors une deuxième victoire en deux matches. Son premier tir sur Marcus Morris est proche des 10 mètres, et le second, près de la ligne de touche, est très difficile.

Mais à l’instar du match contre les Lakers et à l’inverse de la saison dernière, Golden State n’aura pas toujours besoin d’un Stephen Curry héroïque.

« J’ai déjà parlé aux joueurs du concept de « Strength in Numbers » et du contexte dans lequel nous étions il y a six ans, » avouait Steve Kerr. « L’équipe de cette saison est construite sur le même moule. »

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