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Kyle O’Quinn, un « rookie » parmi les rookies du Paris Basketball

Betclic Elite – Âgé de 31 ans, et fort de ses huit saisons en NBA, Kyle O’Quinn se considère néanmoins comme un « rookie européen ». Pourtant, en plus d’être performant sportivement, sa principale mission sera bien de jouer les mentors auprès des jeunes du Paris Basket.

Comme Mike James (Monaco), Donatas Motiejunas (Monaco), Kostas Antetokounmpo (ASVEL), Elie Okobo (ASVEL), Dante Cunningham (Le Mans) ou encore Jordan McRae (Boulogne-Levallois), Kyle O’Quinn fait partie de ces ex-NBAers qui ont décidé de tenter leur chance dans le championnat de France, en 2021/22.

À 31 ans, l’ancien pivot du Magic, des Knicks, des Pacers et des Sixers a effectivement accepté de rejoindre le Paris Basket, pour les deux prochaines années. Promu dans l’élite pour la première fois de sa jeune histoire, le club parisien a donc frappé fort, en recrutant l’intérieur passé par le Fenerbahçe, la saison dernière (11.0 points et 6.1 rebonds de moyenne).

Et pour séduire un joueur du calibre de Kyle O’Quinn, qui dispose tout de même de huit ans d’expérience en NBA, David Kahn n’a jamais dérogé à sa ligne de conduite. Le président du Paris Basket, connu notamment pour avoir été le GM des Wolves, où il n’a pas manqué d’être critiqué entre 2009 et 2013, s’est ainsi évertué à montrer au 49e choix de la Draft 2012 qu’il tenait à lui en tant que basketteur et en tant qu’homme.

« Son discours a été honnête et cohérent, par message et au téléphone » », nous raconte Kyle O’Quinn, à l’occasion du Media Day de sa nouvelle équipe. « Ça a été : ‘Voilà ce que l’on t’offre, voilà notre ville, voilà le coach et voilà comment on fonctionne. Est-ce que ça peut te convenir ?’. Je ne parle pas de chiffres, car je ne suis pas agent. Donc on s’est parlés trois fois et le discours est resté le même. Ensuite, j’en ai discuté avec mon clan. Mais la troisième fois, il a abordé des choses qui m’ont touché humainement. Il a compris que j’avais une famille, deux enfants qui représentent tout pour moi et, quand on a évoqué ce sujet ensemble, j’ai compris [que le Paris Basket] tenait aussi à moi en tant que personne. Et ça m’a convaincu. D’autant qu’il n’y a que six heures et demie de vol [avec New York], ce qui signifie que je peux faire mes allers-retours rapidement, si besoin. »

Opportunité en or dans la « Ville Lumière »

« Hésitant », « nerveux » et « effrayé » à l’idée de débarquer en Europe et en Turquie, il y a encore un an, Kyle O’Quinn s’est désormais habitué à son nouveau mode de vie, loin des siens. Une condition sine qua none pour qu’il puisse poursuivre sa carrière dans une formation ambitieuse, comme le Paris Basket.

« La carrière d’un joueur est faite d’opportunités et il faut les saisir dès qu’elles viennent », nous confie celui qui ne vise rien d’autre que les playoffs, dans la capitale. « À ce stade de ma carrière, ce projet me semblait intéressant, car je pouvais continuer de jouer au plus haut niveau. […] Je voulais ce genre de challenge, faire partie d’un tel processus et avoir la possibilité d’être dans une équipe jeune et nouvelle, à Paris. C’était la meilleure situation possible pour moi. »

Paris, une ville qui a d’ailleurs beaucoup pesé dans le choix de Kyle O’Quinn de s’engager avec le club créé en 2018.

« La destination a joué un rôle important dans ma décision », reconnaît-il. « Avant que je ne vienne en Europe, mon agent m’a toujours dit qu’il y avait trois choses dont il fallait se préoccuper : le lieu, [le salaire] évidemment, et le ressenti vis-à-vis de là où l’on va vivre. En termes de destination, Paris se trouvait bien sûr tout en haut de la liste, car c’est l’une des plus belles villes du monde. »

Frank Ntilkina en conseiller spécial

Surtout que Paris se trouve dans un pays où le basket ne cesse de se développer au fil des années. Et Kyle O’Quinn est déjà bien rodé au sujet de la France et de son rapport à la balle orange.

« Je connaissais Nando De Colo [son ancien coéquipier au Fenerbahçe, ndlr] et Frank Ntilikina [qu’il surnomme ‘French Ntilikina’] », nous glisse-t-il, à propos de ses connaissances du basket français. « J’ai aussi joué avec Evan Fournier [à Orlando] et Kevin Séraphin [à New York]. J’ai affronté Rudy Gobert et Nicolas Batum. Donc je connaissais les meilleurs Français, j’ai regardé les Jeux Olympiques et j’ai vu comment ils jouent. Ils sont durs, un peu sales sur le terrain, mais très sympas en dehors. C’est tout ce que je savais avant de venir ici. J’ai ensuite étudié davantage [le basket français] et je me suis dit Ça peut me correspondre. »

Et concernant Frank Ntilikina, justement, avec qui il a évolué aux Knicks lors de l’exercice 2018/19 et dont il reste proche aujourd’hui, Kyle O’Quinn a avoué s’être entretenu avec lui, avant de rejoindre le Paris Basket.

« Frank [Ntilikina], c’est vraiment mon gars », nous livre-t-il dans un premier temps. « Il m’a dit que j’allais aimer Paris, car il sait à quel point j’adore New York, étant donné que je suis originaire de là-bas. Lui aussi aime New York et nous nous connaissons suffisamment pour savoir que j’allais aimer Paris. »

Nouveau grand frère de la classe biberon parisienne

Aux côtés d’autres jeunes joueurs français de talent, comme Juhann Begarin, Ismaël Kamagate ou Milan Barbitch, Kyle O’Quinn est conscient qu’il va être amené à embrasser un nouveau rôle à Paris : celui de mentor. Et pour mener à bien cette mission, il entend s’appuyer sur toute son expérience accumulée ces dernières années, aux États-Unis.

« J’ai eu la chance de pouvoir compter sur de nombreux vétérans, exemplaires, dans ma carrière », rappelle celui qui se veut le relais de son nouveau coach, Jean-Christophe Prat, sur le parquet. « Et c’est désormais à mon tour de me retrouver dans cette situation. Il y a des joueurs très jeunes, de 20 ans seulement, alors que je n’étais encore qu’en NCAA à leur âge. Je vais devoir jouer mon jeu, tout en étant un exemple. Progresser, tout en enseignant. J’ai hâte de remplir ce rôle. »

À l’image, finalement, de ce qu’avait accompli Jameer Nelson avec lui, lorsque Kyle O’Quinn débutait sa carrière à Orlando, en 2012.

« C’était un vétéran quand j’étais rookie et il m’a beaucoup aidé personnellement », nous explique-t-il, quand il évoque le coéquipier qui l’a le plus marqué. « Je connaissais sa famille, il connaissait la mienne, nos proches s’appréciaient. Il m’a permis de bien gérer la transition entre la NCAA et la NBA. Et aujourd’hui, nous sommes toujours en contact. »

La « Betclic Elite » comme nouvelle porte d’entrée vers la NBA ?

Confiant quant à la transposition de son jeu dans le basket européen, « qui se joue possession par possession » et qui « diffère » ainsi de la NBA, Kyle O’Quinn a déjà identifié ce qu’il va bien pouvoir apporter au Paris Basket.

« Je vais être un leader vocal et un leader par l’exemple », nous précise-t-il à ce sujet. « J’estime être un grand basketteur et j’en suis persuadé, car je possède cette confiance en moi. Je suis quelqu’un de facile à entraîner et je pense pouvoir toucher tout le monde autour de moi. »

Considéré comme un « accélérateur de croissance » par son coach, Kyle O’Quinn compte évidemment se servir de son contrat de deux ans à Paris pour retrouver, tôt ou tard, une place en NBA. Lui, qui n’a plus été aperçu outre-Atlantique depuis la « bulle » d’Orlando, en août 2020.

« Si une opportunité s’offre à moi, je voudrai toujours y retourner », assume-t-il pour conclure. « J’aime le challenge qu’il y a ici, à Paris, mais j’ai envie de redevenir un joueur NBA, ça ne fait aucun doute. »

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