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La saison 2021/22 en questions | Damian Lillard et/ou Bradley Beal seront-ils transférés ?

NBA – Fidèles à Portland et Washington, Damian Lillard et Bradley Beal font partie des derniers des Mohicans, autrement dit ces joueurs prêts à tout pour gagner avec la franchise de leurs débuts.

Parmi les All-Stars les plus souvent mentionnés dans les rumeurs de transfert, cet été, Damian Lillard et Bradley Beal devraient, sauf improbable catastrophe, débuter le nouvel exercice sous les couleurs des Blazers et des Wizards. Tous deux draftés en 2012, il s’agira, ainsi, de leur 10e saison à Portland et Washington.

À l’instar de Stephen Curry et Giannis Antetokounmpo, Damian Lillard et Bradley Beal n’ont effectivement connu qu’une seule franchise, depuis leur arrivée dans la ligue. Seule différence : contrairement au meneur des Warriors et à l’ailier-fort des Bucks, le meneur des Blazers et l’arrière des Wizards n’ont jamais été titrés ou, ne serait-ce, qu’atteint les Finals.

À respectivement 31 ans et 28 ans, Damian Lillard et Bradley Beal se trouvent cependant à un moment charnière de leur carrière car les Blazers et les Wizards ne font assurément pas partie des prétendants crédibles au prochain trophée Larry O’Brien.

D’où cette question brûlante, à l’approche de la campagne 2021/22 : les deux All-Stars seront-ils échangés en cours de saison ?

Une mentalité trop « old-school » ?

Observateur avisé de la NBA, Shaquille O’Neal possède en tout cas un avis tranché sur le sujet, et notamment sur la situation de Damian Lillard, qui vient de réitérer son attachement à « Rip City » sur Instagram. Et les propos du « Shaq » pourraient parfaitement s’appliquer à Bradley Beal.

« C’est un gars avec une mentalité old-school, mais qui joue dans une époque new-school », livre ainsi le MVP 2000, concernant le joueur de Portland. « Les anciens diraient : ‘Je ne vais pas faire équipe avec toi, mais je vais plutôt te battre’. Les gars d’aujourd’hui diraient, eux : ‘Faisons équipe et rendons-nous la tâche plus simple’. C’est donc une décision difficile à prendre, pour lui. »

Mais Shaquille O’Neal est persuadé qu’une décision ferme et compliquée de Damian Lillard s’imposera d’elle-même, à ce stade de sa carrière…

« Il souhaite rester à Portland et gagner là-bas, mais il devra peut-être changer de mentalité… », prévient l’ancien pivot du Magic, des Lakers ou encore du Heat. « Si tout le monde [forme une superteam], ça ne fera que l’éloigner davantage du titre… Maintenant, doit-il rejoindre un prétendant, s’il souhaite augmenter ses chances de titre ? Je dirais qu’il devrait le faire, oui. Je n’aime pas trop ceux qui le font, mais c’est comme ça… »

Dans ce cas de figure, il est alors utile de se remémorer les récentes déclarations du leader de la franchise de l’Oregon : « Si ce moment [de la demande de transfert] arrive, ce sera parce que j’aurai décidé que c’était le moment. Non pas parce que des gens qui pensent que je devrais le faire m’ont poussé à le faire. »

La fidélité atteindra-t-elle ses limites ?

À l’ère des « superteams », Damian Lillard et Bradley Beal font donc figure d’anomalie, eux qui s’évertuent à rester chez les Blazers et les Wizards, malgré les échecs et la difficulté. Quitte à sacrifier les plus belles années de leur carrière, au profit de la loyauté. Et ce n’est d’ailleurs pas surprenant de constater qu’ils sont tous les deux membres du Top 5 des joueurs les plus fidèles de la ligue, en compagnie d’Udonis Haslem, Stephen Curry et Giannis Antetokounmpo.

« C’est la voie que nous avons choisie, c’est la voie que nous avons décidé d’emprunter. C’est ce qui fait sens pour nous et je pense que nous sommes identiques sur ce point », reconnaissait « Dame », courant mars.

Proches en dehors des parquets, Damian Lillard et Bradley Beal sont ainsi sur la même longueur d’ondes et se comprennent mieux que personne, privilégiant pour le moment leur bien-être personnel et la fidélité à la course à la bague. Mais, en cas de nouveaux résultats en dents de scie, ils pourraient bien être tentés de demander leur transfert, après avoir déjà été annoncés sur le départ, ces dernières semaines.

Auquel cas, un changement d’air ne pourrait-il pas permettre aux deux All-Stars de franchir un cap ? Tant collectivement, évidemment, qu’individuellement ? À l’image, finalement, de ce que confiait Kevin Durant au sujet de ses passages du Thunder aux Warriors, puis des Warriors aux Nets.

« J’avais besoin de me trouver dans un autre environnement pour voir jusqu’où je pouvais aller », expliquait à ce propos l’ailier de Brooklyn, il y a quelques semaines.

La beauté se nourrit de la difficulté

Dans les faits, il est pour le moins difficile de contester la décision de Kevin Durant, devenu double champion NBA et double MVP des Finals, après avoir quitté OKC. En plus de ne jamais avoir été aussi fort à titre individuel, malgré le poids des ans ou une blessure au tendon d’Achille. Même chose, toutes proportions gardées, pour LeBron James, passé de Cleveland à Miami pour mieux « grandir », avant de revenir chez les Cavaliers.

Mais les exemples inverses existent également, comme Paul Pierce, Dirk Nowitzki, Stephen Curry ou, plus récemment, Giannis Antetokounmpo, qui sont parvenus à triompher avec leur franchise de toujours, au prix de longues années de sacrifices, déceptions et mauvais résultats. Rendant le sacre encore plus savoureux.

« C’est facile d’aller quelque part et de gagner un titre avec quelqu’un d’autre. C’est facile. J’aurais pu rejoindre une ‘superteam’, apporter mon écot et gagner un titre… Mais je l’ai fait, de la manière la plus difficile. Je l’ai fait, putain ! », se réjouissait par exemple le « Greek Freak », après sa victoire avec les Bucks, face aux Suns.

« J’apprécierai plus de gagner un titre ici, en sachant que nous avons surmonté des difficultés », soulignait quant à lui Bradley Beal, en mars. « Je ne veux pas dire qu’un titre gagné ailleurs ne compte pas, parce qu’un titre reste un titre, mais si je le fais ici, j’en ressentirai tout le poids et la morale derrière. Ça le rendrait plus important, au regard de tout le chemin parcouru avec les gars pour remporter le trophée. »

Reste désormais à savoir si les dirigeants de Damian Lillard et Bradley Beal sauront offrir, à terme, une équipe suffisamment compétitive à leurs joueurs-clés, ou si ces derniers seront contraints d’aller voir ailleurs pour, un jour, viser davantage qu’un simple premier tour de playoffs.

Si le sondage ne s’affiche pas : https://engage.beop.io/58d25beea78ec71a7a3ef08f/613a2edec72e363398bf089f

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