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Damian Lillard et Bradley Beal, la fidélité comme moteur pour contrer les « superteams »

A une époque où les superteams se multiplient année après année, deux irréductibles gaulois, Bradley Beal et Damian Lillard, tentent de contrecarrer ce modèle en misant sur leur franchise de cœur.

Eté 2015, quatre des cinq titulaires des Blazers partent de l’Oregon laissant Damian Lillard comme seul maitre à bord dans une franchise condamnée à tanker quelques saisons afin de reconstruire un effectif solide.

De l’autre côté du pays, Bradley Beal sort d’une saison réussie en allant jusqu’en demi-finale de conférence. En voyant l’exode des ex-coéquipiers de Lillard ainsi que les déclarations de ce dernier clamant haut et fort qu’il ne bougerait pas de Portland, Beal décide alors de l’appeler et de lui demander : « Pourquoi restes-tu ? »

Damian Lillard évoque les valeurs qui lui ont été inculquées notamment de loyauté et Beal s’est reconnu dans son discours.

Une franchise qui devient une deuxième famille

Pour le meneur de Portland, cette loyauté, ou fidélité, est apparue bien avant la NBA. Dans l’Amateur Athletic Association (AAU), Lillard avait décidé de rejoindre l’équipe des Rebels d’Oakland pour son esprit de camaraderie et la bienveillance de ses coachs qui l’ont entrainé gratuitement, l’emmenant à l’entrainement ou lui payant à manger quand il n’avait plus assez d’argent.

Et c’est le même refrain à l’université, Lillard snobe les gros programmes pour rejoindre Weber State, dans l’Utah,car c’est là qu’il se sent à l’aise avec l’environnement qui l’entoure. Cette fidélité, le numéro 0 continue de l’avoir en NBA. « Je pense que c’est la même chose maintenant. Nous bossons énormément à Portland. Dans notre culture, nous sommes des winners même si nous n’avons pas remporté de titre, nous sommes réguliers en play-offs, nous faisons les choses comme il faut, nous avons un bon staff. Toutes les personnes avec lesquelles nous travaillons sont des bonnes personnes et j’ai été capable d’avoir du succès ici et je sens que nous sommes toujours en train de construire une équipe pour être champions. J’en suis convaincu et j’y suis fidèle. »

Donc s’il y a bien une personne qui comprend la volonté du scoreur des Wizards c’est bien Lillard. « Je sais ce qu’il ressent parce qu’on me le dit tout le temps : « Tu devrais aller là-bas, tu devrais aller ici ». Il ressent la même chose que moi : je ne veux aller nulle part » poursuit-il dans The Athletic. « C’est notre neuvième année, nous sommes tellement investis dans ce que nous faisons, et c’est comme ça. C’est là que je veux y arriver et je suis sûr qu’il ressent la même chose. Je pense que nous partageons les mêmes valeurs. Ce n’est pas contre ceux qui décident de créer des superteams. C’est juste la voie que nous avons choisie, c’est la voie que nous empruntons. C’est ce qui fait sens pour nous et je pense que nous sommes identiques là- dessus. »

Une victoire plus symbolique avec sa première franchise

Lors de la free agency 2019 qui a vu Bradley Beal prolonger son contrat chez les Wizards, l’arrière a consulté le meneur avant de prendre sa décision. « Ces conversations m’ont aidé. On dit toujours que c’est facile d’aller dans une autre équipe avec deux, trois autres gars vraiment forts mais dans le même temps, l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs. »

Même s’il est conscient qu’il ne dispose pas de la meilleure équipe, Beal va tout faire pour tirer le meilleur de ses troupes. « Mais le truc important c’est : « Que puis-je faire avec ce que j’ai ? » Je fais toujours ça. Je ne ferai jamais porter le chapeau à un coéquipier. Je fais avec ce que j’ai, et j’ai l’impression que nous pouvons travailler avec ça. Oui c’est dur. Oui ce n’est pas facile mais j’apprécierai plus de gagner un titre en sachant que nous avons surmonté des difficultés. Je ne veux pas dire qu’un titre gagné ailleurs ne compte pas parce qu’un titre reste un titre. Mais si je le fais ici, j’en ressentirai tout le poids et en quelque sorte la morale derrière et ça le rendrait plus important au regard de tout le chemin parcouru avec les gars pour remporter le trophée »

Et c’est pourquoi les deux font figure d’exception aujourd’hui et que les deux se comprennent parfaitement selon Lillard : « Je comprends son combat, il comprend mon combat. »

 

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