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La course au MVP | Chris Paul, le « Most Valuable Teammate »

Depuis quelques semaines, le nom de Chris Paul apparaît dans les discussions pour le titre de MVP. Il faut dire qu’il n’y a pas mieux en NBA pour transformer une franchise et l’amener en playoffs.

Depuis plusieurs années maintenant, Basket USA vous propose chaque mardi son Top 5 des candidats au trophée de « Most Valuable Player ». Cette semaine, nous avons décidé de nous attarder sur la place de Chris Paul dans cette course au MVP 2021.

Si Phoenix maintient ce niveau jusqu’à la fin de la saison régulière, est-ce que Chris Paul deviendra automatiquement un candidat au trophée de MVP ? Avec ses 16.2 points et 8.7 passes de moyenne, il n’a pas les stats d’un MVP, et personne ne l’imagine décrocher le trophée. Mais jeudi dernier, sur le plateau de TNT, Charles Barkley a plaidé sa cause, et demandé à ce qu’on y réfléchisse deux fois.

« En début de saison, LeBron James était le MVP, puis il y a eu Joel Embiid, et ensuite James Harden » énumère l’ancien intérieur des Suns et des Sixers. « Les gars, il faut commencer à montrer de l’entrain pour mon pote Chris Paul comme MVP ».

Sans parler de MVP, Tyronn Lue reconnaît que Chris Paul réalise une très grande saison. « Il est incroyable ! » lance-t-il. « Le simple fait d’avoir un meneur de niveau Hall Of Fame pour entourer ces jeunes talents, Devin Booker… C’est génial pour eux. Et puis il y a l’identité que Monty Williams a mis en place. Chris est arrivé au bon moment, il collait parfaitement, et il amène cette équipe à un niveau largement supérieur ».

Phoenix est passé de 46.6% à 71.6% de victoires

À écouter le coach des Clippers, Chris Paul serait donc ce joueur capable de transformer une équipe et la faire passer « au niveau supérieur ». On pourrait même dire deux ou trois niveaux supérieurs puisque les Suns affichent le 2e meilleur bilan de toute la NBA (38v-15d), avec seulement un revers de plus que le Jazz (40v-14d).

En fait, Chris Paul a toujours eu un impact positif lors de son arrivée dans une franchise, et ce depuis son arrivée en NBA. Preuve en est, voici les chiffres, avant et après son arrivée dans une franchise.

Hornets 2005 : Avant. 22,0% / Après : 46,3%

Clippers 2011 : Avant. 39,0% / Après : 60,6%

Rockets 2017 : Avant. 67,1% / Après : 79,3%

Thunder 2019 : Avant. 59,8% / Après : 61,1%

Suns 2020 : Avant. 46,6% / Après : 71,6%

Les chiffres sont éloquents, et montrent combien l’arrivée du meneur All-Star a un impact sur son équipe, et ce depuis 2005 lorsqu’il n’était encore qu’un rookie.

Autre fait marquant, et ce même s’il n’a jamais atteint les Finals, Chris Paul « connaît le chemin » pour aller en playoffs puisqu’il ne les a pas plus manqués depuis 2008 ! Même la saison passée, dans une équipe en reconstruction, il est parvenu à mener le Thunder jusqu’en playoffs. Un vrai leader, qui rend les autres meilleurs, et c’est souvent considéré comme le critère numéro 1 du « Most Valuable Player ».

Sauf qu’il ne faut évidemment pas oublier les statistiques individuelles, et Chris Paul n’est même pas le meilleur marqueur de son équipe, et c’est peut-être le critère le plus important.

Dans l’histoire, seuls cinq joueurs ont été élus MVP sans être le meilleur marqueur de leur équipe, il s’agit de Bob Cousy, Bill Russell, Wes Unseld, Dave Cowens et Steve Nash. On précisera que Bill Russell et Steve Nash ont été plusieurs fois MVP sans être le meilleur marqueur de leur formation.

Le précédent Steve Nash

Le cas Steve Nash est intéressant. Bien évidemment parce qu’il était le maître à jouer des Suns et qu’il a transformé la franchise en machine à gagner, et forcément, ça fait déjà un point commun. Mais le plus intéressant, c’est que le Canadien avait été élu MVP en 2005 avec seulement 15.5 points de moyenne. Il n’était d’ailleurs que le 4e marqueur de Phoenix cette saison-là, devancé par Amar’e Stoudemire, Shawn Marion et Joe Johnson.

Mais à la différence de Chris Paul, Steve Nash était le meilleur passeur de la NBA avec 11.5 passes par match, et il était le meilleur meneur de la NBA, un vrai chef d’orchestre comme pouvait l’être un John Stockton ou un Isiah Thomas à ce poste. Cette année-là, les Suns avaient décroché la 1ère place de la conférence Ouest avec 62 victoires, un record de franchise.

« C’est un joueur tellement intelligent » rappelle Doc Rivers qui l’a eu sous ses ordres aux Clippers. « Il est toujours aussi doué, et il est toujours athlétique. Si vous donnez à Chris une équipe composée de joueurs prêts à le suivre, et c’est la clé, Chris peut être dur, mais s’il est avec le bon groupe, que les joueurs veulent le suivre et être dirigés par lui, alors il n’y a pas mieux que lui en NBA. »

Quatrième meilleur passeur de la NBA, Chris Paul aura du mal à détrôner James Harden d’ici la fin de la saison au classement des meilleurs passeurs, mais il peut mener les Suns à la 1ère place de la conférence Ouest, voire de la NBA. Ce serait un authentique exploit puisque l’équipe n’était même pas en playoffs la saison dernière. Mais est-ce que les votants en feront le critère de choix au moment de voter ?

On en doute, et le meneur All-Star, 2e des votes en 2008, devra se consoler avec une place dans le Top 10. Une habitude pour lui puisqu’il était encore 7e des votes la saison passée. À 35 ans !

1 – Nikola Jokic (Nuggets)
Bilan : 34 victoires, 20 défaites – 4e à l’Ouest.
Matchs : 54 disputés sur 54 possibles.
Stats : 26.2 pts, 10.9 reb, 8.8 pds, 1.5 int, 0.6 ctr et 3.1 bps en 35 min.
Pourcentages : 57% aux tirs, 42% à 3-pts et 85% aux lancers.

2 – Joel Embiid (Sixers)
Bilan : 37 victoires, 17 défaites – 1er à l’Est.
Matchs : 36 disputés sur 54 possibles.
Stats : 29.6 pts, 11.0 reb, 3.1 pds, 1.1 int, 1.5 ctr et 3.1 bps en 32 min.
Pourcentages : 52% aux tirs, 38% à 3-pts et 85% aux lancers.

3 – Damian Lillard (Blazers)
Bilan : 31 victoires, 22 défaites – 6e à l’Ouest.
Matchs : 51 disputés sur 53 possibles.
Stats : 28.7 pts, 4.2 reb, 7.6 pds, 0.9 int, 0.3 ctr et 3.1 bps en 36 min.
Pourcentages : 44% aux tirs, 38% à 3-pts et 93% aux lancers.

4 – James Harden (Nets)
Bilan : 36 victoires, 17 défaites – 2e à l’Est.
Matchs : 42 disputés sur 53 possibles (34 à Brooklyn, 8 à Houston).
Stats : 25.2 pts, 8.0 reb, 10.9 pds, 1.2 int, 0.7 ctr et 4.1 pdb en 37 min.
Pourcentages : 46% aux tirs, 36% à 3-pts et 87% aux lancers.

5 – Giannis Antetokounmpo (Bucks)
Bilan : 33 victoires, 20 défaites – 3e à l’Est.
Matchs : 45 disputés sur 53 possibles.
Stats : 28.8 pts, 11.4 reb, 6.2 pds, 1.1 int, 1.3 ctr et 3.8 pdb en 34 min.
Pourcentages : 57% aux tirs, 30% à 3-pts et 69% aux lancers.

Mentions : Stephen Curry (Warriors), Luka Doncic (Mavericks), Kawhi Leonard (Clippers), Chris Paul (Suns), LeBron James (Lakers)…

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