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La course au MVP : James Harden, l’autoproclamé MVP

Malgré un transfert en cours de saison, James Harden fait toujours partie des favoris au trophée de MVP. Et s’il venait à le remporter, il deviendrait tout simplement le premier joueur à être sacré tout en ayant connu un échange en pleine campagne !

Depuis plusieurs années maintenant, Basket USA vous propose chaque mardi son Top 5 des candidats au trophée de « Most Valuable Player ». Cette semaine, à la lumière des récentes performances et déclarations de James Harden, penchons-nous sur la candidature du MVP 2018, que nous annoncions déjà plus efficace (si ce n’est plus fort) que jamais depuis son arrivée à Brooklyn, le mois dernier.

La semaine dernière, après ses 44 points, 14 rebonds et 8 passes face aux Pistons, le meneur des Nets s’est fendu d’une déclaration audacieuse, mais pas absurde : « J’ai le sentiment d’être le MVP. C’est aussi simple que ça ».

Dans les faits, James Harden a de solides arguments, tant il rayonne depuis son transfert à New York. Avec près de 26 points, 8 rebonds et 11 passes de moyenne, à des pourcentages de réussite relativement propres (46% aux tirs, 36% à 3-points et 87% aux lancers), le « Barbu » est assurément l’un des principaux moteurs de la 2e place des Nets, à l’Est. D’autant plus compte tenu des absences, parfois conjuguées, de Kevin Durant et Kyrie Irving.

Trois « longues » années d’attente depuis son dernier titre

Et lorsque le triple meilleur marqueur de la Ligue en titre est en tenue, Brooklyn affiche surtout un super bilan de 25 victoires et 7 défaites (78.1% de succès). Des résultats dignes de ceux d’un MVP. À titre de comparaison, les Rockets affichaient un excellent 79.3% de victoires en 2017/18, saison de l’unique trophée de MVP de leur ex-superstar.

Trois ans plus tard, James Harden pourrait donc triompher de nouveau individuellement. Une attente d’ailleurs plutôt longue, entre deux titres, dans une carrière NBA car, avant lui, seuls Bob Pettit (trois ans, entre 1956 et 1959), Wilt Chamberlain (six ans, entre 1960 et 1966), Moses Malone (trois ans, entre 1979 et 1982) et Michael Jordan (trois ans, entre 1988 et 1991) avaient dû patienter autant, si ce n’est plus, de temps entre leurs deux premières statuettes de MVP. Quant à Kareem Abdul-Jabbar, il avait également dû patienter trois ans, entre 1977 et 1980, mais c’était entre ses cinquième et sixième trophées.

Autre point commun que partage le nouveau maître à jouer des Nets avec Wilt Chamberlain, Moses Malone ou encore Kareem Abdul-Jabbar : celui d’avoir été transféré après avoir été élu MVP au cours de sa carrière.

Dans l’histoire, 14 joueurs ont ainsi été échangés « malgré » un titre de MVP, et Chamberlain est carrément le seul à avoir été tradé à deux reprises ensuite. Et sur ces 14 joueurs, ils ne sont même que trois à avoir remporté de nouveau la prestigieuse statuette : Wilt Chamberlain, Moses Malone et Kareem Abdul-Jabbar, encore eux !

Le premier joueur MVP la saison de son transfert ?

En revanche, James Harden pourrait devenir le seul et unique joueur de l’histoire à décrocher le trophée de MVP au cours de la saison où il a été échangé. Un exploit jusqu’à présent inédit car à première vue difficile à accomplir. Pour y parvenir, il faut effectivement pouvoir être transféré suffisamment tôt dans la campagne, avoir déjà performé avec sa première équipe, rejoindre une deuxième formation attractive, de qualité et avec d’assez bons résultats, mais pas trop non plus pour avoir un impact immédiat sur elle.

Dans ce cas précis, l’avantage du « Barbu », dans un premier temps performant avec les Rockets (près de 25 points, 5 rebonds et 10 passes de moyenne, en huit matchs), est que Kevin Durant et Kyrie Irving ont d’abord maintenu Brooklyn à flot (bilan de 7-6, avant le trade avec Houston), avant de lui laisser la lumière en raison de leurs absences et/ou pépins physiques. Et l’impact du MVP 2018 s’est rapidement ressenti sur le jeu de la franchise new-yorkaise : 7 succès sur ses 10 premières rencontres, puis une série de 14 victoires en 15 matchs.

Dans l’histoire, Kareem Abdul-Jabbar et Charles Barkley étaient de leur côté les plus « proches » d’accomplir un tel exploit, les deux joueurs ayant respectivement été élus MVP en 1976 et 1993, la saison suivant leur transfert. Mais les échanges entre Bucks et Lakers puis Sixers et Suns sont intervenus aux étés 1975 et 1992, à quelques mois du début des exercices 1975/76 et 1992/93. La situation est donc assez différente de celle de James Harden.

Quant à Moses Malone et Steve Nash, ils peuvent eux aussi se targuer d’avoir remporté un trophée de MVP la saison suivant leur changement d’équipe, en 1983 et 2005. La différence étant que les deux hommes n’ont pas été échangés mais sont respectivement passés des Rockets aux Sixers et des Mavericks aux Suns en étant « free agents ». Une situation, là encore, différente de celle de James Harden.

En route vers le doublé « MVP / meilleur passeur NBA » ?

Mais même arrivé en cours de campagne, James Harden s’épanouit comme rarement collectivement avec les Nets. En témoigne son statut de meilleur passeur NBA, comme en 2016/17. S’il continue sur sa lancée, il pourrait ainsi devenir le cinquième joueur de l’histoire à réussir le doublé « MVP/meilleur passeur » lors de la même campagne, succédant à Bob Cousy (1957), Oscar Robertson (1964), Magic Johnson (1987) et Steve Nash (2005, 2006).

En clair, le « Barbu » le plus célèbre de la NBA pourrait bien dépoussiérer (voire établir) plusieurs accomplissements individuels, s’il venait à être élu MVP en fin de saison. Reste simplement à déterminer si sa fin de parcours tumultueuse avec les Rockets ne jouera pas en sa défaveur, au moment du scrutin. Et si le retour de Kevin Durant, certes encore non déterminé, ne lui fera pas de l’ombre, tant statistiquement que dans la tête des votants.

Mais avant de se projeter aussi loin, James Harden devra d’abord se défaire de la concurrence de Nikola Jokic, dont les Nuggets montent en température, de Damian Lillard, dont les Blazers montent également en puissance, ainsi que potentiellement celle de Joel Embiid et LeBron James, s’ils reviennent suffisamment tôt de leurs blessures.

Sans oublier la menace que représente le double MVP en titre, Giannis Antetokounmpo, toujours en embuscade…

1 – Nikola Jokic (Nuggets)
Bilan : 28 victoires, 18 défaites – 5e à l’Ouest – 46 matchs disputés sur 46
Stats : 26.9 pts, 11.1 reb, 8.5 pds, 1.6 int, 0.7 ctr et 3.0 pdb en 36 min.
Pourcentages : 57% aux tirs, 43% à 3-pts et 87% aux lancers.

2 – Damian Lillard (Blazers)
Bilan : 28 victoires, 18 défaites – 6e à l’Ouest – 44 matchs disputés sur 46
Stats : 29.8 pts, 4.3 reb, 7.8 pds, 0.9 int, 0.3 ctr et 3.2 pdb en 36 min.
Pourcentages : 45% aux tirs, 37% à 3-pts et 94% aux lancers.

3 – James Harden (Nets)
Bilan : 32 victoires, 15 défaites – 2e à l’Est – 40 matchs (8 à Houston et 32 à Brooklyn)
Stats : 26.1 pts, 8.2 reb, 11.2 pds, 1.3 int, 0.7 ctr et 4.3 pdb en 38 min.
Pourcentages : 46% aux tirs, 36% à 3-pts et 87% aux lancers.

4 – Joel Embiid (Sixers)
Bilan : 30 victoires, 13 défaites – 1er à l’Est – 31 matchs disputés sur 43
Stats : 29.9 pts, 11.5 reb, 3.3 pds, 1.2 int, 1.4 ctr et 3.2 pdb en 33 min.
Pourcentages : 53% aux tirs, 42% à 3-pts et 86% aux lancers.

5 – LeBron James (Lakers)
Bilan : 30 victoires, 17 défaites – 4e à l’Ouest – 41 matchs disputés sur 47
Stats : 25.4 pts, 7.9 reb, 7.9 pds, 1 int, 0.6 ctr et 3.7 pdb en 34 min.
Pourcentages : 51% aux tirs, 37% à 3-pts et 70% aux lancers.

Mentions : Giannis Antetokounmpo (Bucks), Luka Doncic (Mavericks), Kawhi Leonard (Clippers), Chris Paul (Suns), Stephen Curry (Warriors)…

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