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Preview NBA Finals 2020 | L.A. Lakers – Miami

Difficile de rêver plus belle affiche pour ces Finals puisque les deux meilleures équipes de la « bulle » vont se disputer le trophée Larry O’Brien. Reste à savoir qui succédera aux Raptors…

Près d’un an après son commencement, la saison 2019-20 va finalement toucher à sa fin. Entre les tensions diplomatiques avec la Chine, les décès de David Stern puis de Kobe Bryant, la crise liée au Covid-19 ou encore le boycott engendré par les violences policières aux États-Unis, c’est peu dire que cette année fut compliquée.

La mise en place d’une « bulle » à Disney World a cependant sauvé (en partie) les meubles. Car à l’intérieur de celle-ci, le niveau de jeu affiché fut globalement satisfaisant, les surprises furent légion et les différents acteurs de la Ligue eurent l’occasion de faire passer leurs messages. Cerise sur le gâteau : le site floridien est resté imperméable au coronavirus pendant trois mois.

Et pour conclure en beauté cet exercice si particulier, quoi de mieux qu’un affrontement inédit entre les Lakers et le Heat, les deux équipes les plus impressionnantes depuis l’entame des playoffs (12 victoires et 3 défaites chacune) ? Tandis que Los Angeles aura à cœur de décrocher sa 17e bannière de champion pour égaler le record de Boston, Miami tentera de glaner son 4e trophée Larry O’Brien contre une vieille connaissance : un certain LeBron James.

PRÉSENTATION DES LAKERS

Le cinq de départ : L. James, D. Green, K. Caldwell-Pope, A. Davis, D. Howard.
Le banc : R. Rondo, A. Caruso, K. Kuzma, Mark. Morris, J. McGee.
Le coach : F. Vogel.

Avec trois 4-1 infligés successivement aux Blazers, aux Rockets puis aux Nuggets, les Lakers ne font pas dans le détail depuis le début des playoffs. Plus le temps passe, plus ils dominent et semblent sûrs de leur force. Évidemment portés par LeBron James et Anthony Davis, les « Purple & Gold » peuvent également compter sur un Frank Vogel au rendez-vous, la capacité d’adaptation de celui-ci ne cessant d’impressionner match après match. De bon augure en vue de son duel avec Erik Spoelstra.

Il sera désormais intéressant d’observer si Los Angeles peut prendre aussi facilement la mesure d’un adversaire comme le Heat, bien plus complet globalement que Portland, Houston ou encore Denver. La bataille tactique entre les deux entraîneurs risque d’être une nouvelle fois capitale dans l’issue de ces Finals, au même titre que l’apport des « role players » californiens. L’expérience des joueurs de L.A, globalement plus habitués à évoluer à ce niveau de la compétition que leurs homologues floridiens, s’avérera en tout cas précieuse lors de cette série.

POINTS FORTS

L’axe LeBron James – Anthony Davis. Le meilleur duo de NBA n’a besoin que de quatre victoires pour atteindre son objectif : remporter le trophée Larry O’Brien. Ce serait le premier des Lakers depuis 2010, à une époque où Kobe Bryant et Pau Gasol faisaient des dégâts dans la Cité des Anges. Létale sur « pick-and-roll », la doublette s’entend à merveille et portera comme toujours la majorité des espoirs de la franchise. Capables de se relayer en fonction de l’état de forme de chacun, LeBron James et Anthony Davis se devront d’élever davantage leur niveau de jeu car l’adversité est de taille. Jimmy Butler, Jae Crowder, Andre Iguodala et Bam Adebayo ne leur feront effectivement aucun cadeau.

Le secteur intérieur. Avec Anthony Davis, Markieff Morris, JaVale McGee et Dwight Howard, mais également LeBron James et Kyle Kuzma sur certaines séquences, Los Angeles dispose d’une raquette pour le moins fournie. Celle-ci a souvent fait souffrir ses adversaires, aussi bien en saison régulière (52.0 points sur 100 possessions dans la peinture, le 2e plus gros total de NBA) qu’en playoffs (50.3 points sur 100 possessions dans la peinture, le plus gros total de NBA). Dès que l’accès au cercle leur est coupé, les Angelenos se mettent automatiquement à déjouer. En clair, ils ont tout intérêt à rester dans cette filière qui leur correspond, d’autant plus que Miami n’est pas la formation qui protège le mieux son secteur intérieur.

L’ombre de Kobe Bryant. Depuis la disparition du « Black Mamba » le 26 janvier 2020, les « Purple & Gold » n’ont qu’une idée en tête : honorer comme il se doit sa mémoire en remportant le 17e titre de leur histoire. Quand ils enfilent ce fameux maillot dessiné par Bryant, les Californiens semblent habités par la présence de leur légendaire arrière. En témoigne leur bilan de 3-0, en playoffs, lorsqu’ils portent cette tenue au tissu imitant la peau du serpent. Typiquement le genre de supplément d’âme dont se nourrissent certaines équipes pour aller au bout.

POINTS FAIBLES

Les ballons perdus. Avec des porteurs de balle comme LeBron James et Rajon Rondo, dont la prise de risque n’est plus à démontrer, les Lakers s’exposent à un nombre élevé de ballons perdus (16.1 sur 100 possessions en playoffs, le 2e plus gros total de NBA). Cela avait parfois tendance à redonner confiance aux Blazers, aux Rockets et aux Nuggets, qui s’en sont délectés (18.2 points encaissés par L.A sur 100 possessions après des pertes de balle, le 3e plus gros total de NBA). Il va donc falloir être prudent dans ce secteur car le Heat sait en profiter (16.7 points sur 100 possessions après des ballons perdus, le 5e plus gros total de NBA).

La régularité et la réussite à 3-points. Malgré les présences de Danny Green, Kentavious Caldwell-Pope ou encore Markieff Morris, le jeu des « Purple & Gold » penche plutôt vers l’intérieur et non vers l’extérieur. Un problème pour une franchise ayant besoin d’espace pour laisser LeBron James et Anthony Davis s’exprimer pleinement. Et les hommes de Frank Vogel ont souvent été mis en difficulté dès que leurs tirs primés ne rentraient pas (22.9% dans les défaites mais 38.6% dans les victoires), rendant leur attaque stéréotypée. Face à la défense de zone floridienne, l’adresse à 3-points californienne sera pourtant prépondérante.

PRÉSENTATION DU HEAT

Le cinq de départ : G. Dragic, D. Robinson, J. Butler, J. Crowder, B. Adebayo.
Le banc : K. Nunn, T. Herro, A. Iguodala, D. Jones Jr, K. Olynyk.
Le coach : E. Spoelstra.

Intraitable contre les Pacers (4-0) et les Bucks (4-1), le Heat a encore franchi un palier pour se débarrasser des Celtics (4-2) en finale de conférence. D’un point de vue collectif, les joueurs de South Beach sont peut-être ce qui se fait de mieux dans la Ligue actuellement. Pour que le collectif prévale sur le reste, ils semblent prêts à tous les sacrifices possibles et cette force leur permet de ne jamais douter. En prime, cette formation est orchestrée d’une main de maître par Erik Spoelstra, l’un des meilleurs entraîneurs en poste. On en trouverait presque quelques similitudes avec les Pistons de 2004…

Mais c’est désormais le meilleur basketteur de sa génération qui se dresse face à Miami. Comme le dit si bien Jimmy Butler, « lorsque l’on veut gagner un titre, il faut réussir le test LeBron James ». Pour franchir cet obstacle, « Jimmy Buckets » pourra toutefois compter sur toute l’expérience de son coach et d’Udonis Haslem, qui ont côtoyé le « King » au début des années 2010, ainsi que sur celle d’Andre Iguodala, qui retrouve le quadruple MVP pour la 5e fois (!) en Finals. Loin d’être aisée, la tâche n’a toutefois rien d’impossible pour une équipe qui puise sa motivation dans son statut d’outsider.

POINTS FORTS

La pluralité d’options offensives. Pour la 5e fois de l’histoire, une équipe s’est qualifiée pour les Finals en ayant un meilleur scoreur différent lors de chacun des trois premiers tours de playoffs. Le Heat succède aux Lakers (1985, 1988), aux Spurs (1999) et aux Pistons (2004), tous sacrés dans la foulée. Passée inaperçue, cette statistique prouve que le danger provient de partout avec les Floridiens. Car en plus de Goran Dragic (22.8 points contre les Pacers), Jimmy Butler (23.4 points contre les Bucks) et Bam Adebayo (21.8 points contre les Celtics), ils peuvent s’appuyer sur Tyler Herro, Duncan Robinson, Jae Crowder voire Andre Iguodala, en mesure d’aider à tout moment. Une véritable machine de guerre, imprévisible et destructrice.

La défense de zone couplée à un mouvement perpétuel en attaque. Impossible de parler de l’aspect défensif sans évoquer la fameuse « zone » de Miami. Et pour bloquer Los Angeles, qui adore faire la loi dans la peinture mais qui manque de shooteurs réguliers derrière l’arc, les joueurs floridiens devraient forcément y avoir recours dans cette série. Gare cependant à ne pas en abuser face au génie de LeBron James, évidemment préparé à y être confronté. Dans le même temps, le Heat s’efforcera de déstabiliser les défenseurs adverses en usant d’écrans et du mouvement permanent de ses attaquants, autour de Bam Adebayo. Une stratégie qui fonctionne depuis le début de saison et des playoffs.

Le vécu d’Erik Spoelstra. Le stratège de Miami va participer à ses 5e Finals sur un banc NBA et il n’est que le 8e entraîneur de l’histoire à atteindre un tel total. Une preuve de plus, s’il en fallait une, de l’incroyable boulot que réalise « Coach Spo » à South Beach depuis 2008. En compagnie de Pat Riley, il a parfaitement su gérer l’après-LeBron James et l’après-Dwyane Wade pour poser les bases de la franchise actuelle. En exploitant d’abord le plein potentiel d’un groupe de cols bleus, puis en se réinventant en termes de coaching. En comparaison avec Frank Vogel, l’expérience des playoffs d’Erik Spoelstra à ce stade de la compétition sera en tout cas non-négligeable.

POINTS FAIBLES

La gestion des temps faibles. La série contre les Celtics a démontré que le Heat était capable du meilleur comme du pire par séquences. Au cours de celle-ci, les Floridiens ont souvent pris des éclats de plusieurs minutes sans parvenir à réagir. Un problème sans conséquence au tour précédent mais qui pourrait potentiellement le devenir face à une formation comme les Lakers. Chaque erreur se payant cash lors des Finals, les relâchements longue durée n’y sont que très rarement permis. À Jimmy Butler et ses coéquipiers de limiter leur impact pour éviter de courir après le score contre une équipe sachant justement conserver des avantages.

La protection du cercle. En playoffs, comme souligné précédemment, Miami est bien plus à l’aise pour défendre au large (4e plus petit total de NBA avec 34.5% à 3-points et 4e plus petit total de NBA avec 34.2 tentatives par match) que pour défendre à l’intérieur même de sa ligne à 3-points (8e plus gros total de NBA avec 52.5% à 2-points et 13e plus gros total de NBA avec 50.5 tentatives par match). Et ce n’est pas spécialement une bonne nouvelle lorsque l’on sait que Los Angeles se régale dès qu’il s’agit de se rapprocher du panier. Erik Spoelstra et ses hommes devront donc veiller à ne pas donner les positions de tir dont raffolent les Angelenos.

LES CLÉS DE LA SÉRIE

Le duel Anthony Davis – Bam Adebayo. Impressionnant contre les Celtics, le pivot du Heat va se frotter à ce qui se fait de mieux à son poste en NBA. Ce « match-up » est assurément la clé de cette série car Davis se retrouvera enfin défendu par une référence dans ce domaine. Reste à savoir si Bam Adebayo sera en mesure de contenir son homologue tout en pesant sur le plan offensif, ce qui n’avait pas été le cas en saison régulière, mais également en assurant l’aide sur les pénétrations de LeBron James. Opposé à une défense aussi regroupée et soudée, « AD » risque quant à lui d’être souvent pris à deux. Portland, Houston et Denver s’y étant essayés sans succès, la mission s’annonce ainsi compliquée pour Miami.

La défense sur LeBron James. En mode MVP, le « King » n’a d’yeux que pour cette 4e bague qui le fuit depuis 2016. Désireux d’offrir un nouveau titre aux Lakers pour honorer Kobe Bryant, il lui faudra avant cela se défaire d’un trio composé de Jimmy Butler, Jae Crowder et Andre Iguodala. À eux trois, ils devraient pouvoir poser des problèmes au joueur de bientôt 36 ans, tant ils le connaissent et ont croisé sa route sur les parquets NBA. Mais face à son ancienne franchise, LeBron James se sait attendu. Il est également conscient qu’une telle opportunité de trophée pourrait ne jamais se représenter à son âge et il y a fort à parier pour qu’il soit productif, malgré des défenseurs chevronnés sur le dos.

L’efficacité de la défense de zone du Heat. En deux affrontements lors de l’exercice 2019-20, les « Purple & Gold » ont globalement su prendre le dessus sur la défense de zone d’Erik Spoelstra. Vont-ils remettre le couvert dans ces Finals ? Rien n’est moins sûr car, en demi-finale puis en finale de conférence, celle des Rockets et celle des Nuggets les avait mis en difficulté à plusieurs reprises. Les Californiens peuvent toutefois se rassurer avec les présences de LeBron James et Anthony Davis, idéaux pour casser une « zone », au poste haut ou en pénétration. Une chose est sûre : Miami va tenter de faire souffrir l’attaque adverse, en l’obligeant à faire la différence depuis la ligne à 3-points. Ce qu’elle n’apprécie guère.

L’apport du banc des Lakers. Pour résister à la force de frappe collective des Floridiens, Los Angeles va devoir compter sur une production statistique de tous les instants de sa « second unit ». Bonne nouvelle, les remplaçants de L.A. sont jusqu’à présent au niveau en playoffs et il leur faudra continuer sur cette lancée pour au moins quatre rencontres supplémentaires. À Rajon Rondo, Alex Caruso, Kyle Kuzma, Markieff Morris mais aussi JaVale McGee, récemment poussé sur le banc par Dwight Howard, de se mettre à la hauteur de l’événement.

L’adresse à 3-points. Si le Heat possède davantage de shooteurs naturels que les Lakers sur le papier, la différence n’est pourtant pas frappante dans ce secteur de jeu. En playoffs, les deux formations affichent effectivement un pourcentage de réussite extérieure de quasiment 36%. Et c’est bel et bien cette adresse primée qui pourrait faire pencher la balance d’un côté comme de l’autre, dans cette série entre deux franchises défendant à merveille leur ligne à 3-points. Frank Vogel et Erik Spoelstra ont donc tout intérêt à redoubler d’inventivité offensivement, histoire que les tirs ouverts soient plus fréquents qu’à l’accoutumée.

SAISON RÉGULIÈRE

Los Angeles 2-0

8 novembre : Los Angeles – Miami (95-80)
13 décembre : Miami – Los Angeles (110-113)

VERDICT

Pour la première fois de l’histoire des Finals, deux équipes vont s’affronter sans avoir disputé les playoffs un an plus tôt. Une affiche doublement inédite puisque les Lakers et le Heat ne s’étaient également jamais défiés à ce stade de la compétition, avant cette année.

Évoluant avec une étiquette de favoris depuis le début de cet exercice, et forts de trois premiers tours (quasi) parfaits, les « Purple & Gold » semblent partir avec un avantage. Guidés par LeBron James – Anthony Davis, déterminés à célébrer Kobe Bryant de la plus belle des façons, les Californiens disposent de cette expérience des Finals que n’ont pas leurs homologues floridiens. En plus de pouvoir compter sur une défense efficace, qui sait diriger ses adversaires dans certaines zones du terrain. Leur attaque ne bénéficie peut-être pas d’autant de garanties mais elle sait faire la différence au moment opportun. Et puis, ne dit-on pas que c’est avant tout la défense qui fait gagner des titres ?

Attention néanmoins à ne surtout pas prendre Miami de haut. Loin d’être rassasiés malgré leur joli parcours, les coéquipiers de Jimmy Butler et Bam Adebayo se réjouissent effectivement de se trouver dans la position du chasseur. Rayonnants eux aussi lors de cette campagne de playoffs si particulière, les hommes d’Erik Spoelstra possèdent les armes pour faire douter ceux de Frank Vogel. Mais il faudra pour cela débuter fort, en arrachant l’un des deux premiers matchs. Sans ça, leurs espoirs de trophée s’amenuiseraient drastiquement, lançant dès lors Los Angeles vers la 17e bannière de champion de son histoire…

CALENDRIER

Game 1 : mercredi 30 septembre (03h00, dans la nuit de mercredi à jeudi en France)
Game 2 : vendredi 2 octobre (03h00, dans la nuit de vendredi à samedi en France)
Game 3 : dimanche 4 octobre (01h30, dans la nuit de dimanche à lundi en France)
Game 4 : mardi 6 octobre (03h00, dans la nuit de mardi à mercredi en France)
Game 5* : vendredi 9 octobre (03h00, dans la nuit de vendredi à samedi en France)
Game 6* : dimanche 11 octobre (01h30, dans la nuit de lundi à dimanche en France)
Game 7* : mardi 13 octobre (03h00, dans la nuit de mardi à mercredi en France)

* Si nécessaire.

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