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CJ McCollum : « Il s’agit de tolérer et gérer la douleur »

Malgré une fracture d’une vertèbre, CJ McCollum s’est montré décisif à plus d’une reprise pour les Blazers. L’arrière de Rip City raconte la qualification de son équipe pour les playoffs.

Les Blazers vont démarrer leurs playoffs cette nuit (03h00) face aux Lakers mais, à vrai dire, les coéquipiers de CJ McCollum ont déjà activé le mode survie depuis leur arrivée à Orlando fin juillet.

Dans l’obligation de rattraper les Grizzlies pour s’offrir un match de barrage, Portland avait grillé un sacré joker en s’inclinant face aux Clippers avec deux lancers ratés par Damian Lillard. Mais la troupe a vite rebondi.

La confiance inébranlable de Damian Lillard

Interviewé dans le podcast de Zach Lowe, CJ McCollum raconte comment les Blazers n’ont jamais paniqué face à Brooklyn, dans cette ultime partie de classement, même quand ils étaient menés de 10 points…

« Pendant un de ces temps-morts, Dame arrive et nous dit : ils ont perdu la tête s’ils croient qu’ils vont nous battre [rires]. Il était super sérieux, et j’en rigole maintenant, mais j’étais aussi à fond derrière lui. On ne pouvait pas laisser notre histoire se terminer comme ça. On ne pouvait pas perdre contre une équipe de Brooklyn qui joue sans la moitié de son effectif. »

Si les Blazers ont pu compter sur une prestation fantastique de Jusuf Nurkic (22 points, 21 rebonds, 6 passes) contre Memphis, après la mort de sa grand-mère frappée par le Covid-19, c’est évidemment Damian Lillard qui a porté son équipe avec son titre de MVP de la « bulle » (dont des matchs à 45, 51, 61 puis 42 points) et des réussites plus insensées les unes que les autres. Pour le coup, l’expression « Logo Lillard » était à prendre littéralement… 

« Il peut shooter du milieu de terrain sans aucun effort, donc ça ne me surprend pas qu’il prenne ce tir », ajoute CJ McCollum. « Ça me surprend qu’il le rate. Comme il était pris à deux rapidement, il était dans l’idée qu’il allait prendre ces tirs de loin. Je crois qu’il en est à 40% de réussite sur ces tirs à plus de 10 mètres, et je sais comment il se prépare. Je le vois bosser avec Phil [Beckner] au quotidien, ce n’est pas comme s’il décidait tout à coup que sur tel ou tel match, il allait commencer à tirer de 10 mètres. Il y travaille, il a la confiance, il a le geste, il peut le rentrer sans effort. Quand il le prend, ça ne m’étonne pas mais quand je regardais les highlights après coup, j’étais impressionné car il était vraiment très loin. Son talon était quasiment sur le cercle de la mi-terrain. »

Parfois inconstant, et toujours un peu tendre défensivement, CJ McCollum a néanmoins répondu présent dans les fins de match. Surtout, malgré sa blessure, il ne se plaint pas.

Pas de solution miracle pour sa fracture

Dans ce fameux match de barrage, l’arrière des Blazers a terminé à 29 points, réussissant les tirs assassins dans les derniers instants. Plus la référence qui tue à Mike Tyson en interview postgame…

« J’adore Mike Tyson. C’est quelqu’un que je respecte beaucoup. Je ne le connais pas personnellement mais j’admire ce qu’il a fait pour la boxe. Et comment il bouge à plus de 50 ans ! C’est un specimen », raconte le Blazer avant de poursuivre, plus sérieusement. « J’ai dû changer la manière dont je dors, normalement je dors sur le ventre mais j’ai dû changer il y a deux semaines. C’est comme ça, il s’agit de tolérer et gérer la douleur. Il n’y a pas vraiment de solution pour ma fracture, vu là et comment elle est, il faut simplement du repos. Pour l’heure, je fais des soins et je me repose autant que possible mais en fin de compte, il faut faire avec la douleur. J’arrive à bien supporter ça, j’ai déjà joué avec pas mal de blessures dans ma carrière. »

Limité par ces douleurs permanentes dans le dos, CJ McCollum garde cependant bon espoir avant d’affronter l’ogre californien des Lakers. Les Blazers ne sont clairement pas favoris mais il faudra les sortir du tournoi. À l’instar de Gary Trent Jr. qui a sorti les griffes, Portland ne va certainement pas se laisser faire si facilement.

« Je ne suis pas surpris car j’ai vu le travail qu’il abat à l’entraînement. Et je sais personnellement ce que ça fait de savoir qu’on est prêt à jouer alors qu’on enchaîne les DNP. Ça te motive, ça te rend plus affamé encore et il prend tout ça très au sérieux. Il avait l’ADN NBA dans sa famille, donc il avait simplement besoin de travailler pour obtenir son opportunité. Et il l’a saisie. On savait qu’il pouvait tirer de loin mais c’est surtout sa mentalité défensive qui lui ont permis de trouver le terrain, et d’y rester. »

Comparant l’expérience de la « bulle » NBA au processus d’avant-Draft, c’est-à-dire une longue période de temps loin des siens concentrée uniquement sur le basket, CJ McCollum sait pourquoi il est à Orlando. Les Blazers aussi.

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