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Les « années college » de Klay Thompson à Washington State

Avant de devenir triple champion NBA au sein des Warriors, Klay Thompson a naguère été un arrière snobé par les plus grandes facs de la côte Ouest. Mais c’était déjà un gai luron…

À l’aise à longue distance sur les terrains, Klay Thompson est tout aussi habilement distant dans son comportement de tous les jours. Le recul nécessaire pour incarner l’un des joueurs les plus cools du paysage NBA.

Volontairement ou pas, le Warrior est attachant. Son phraser, ses réactions, son attitude, son look, son chien… Outre son talent phénoménal de shooteur en série, le « Splash Brother » est devenue une personnalité à part dans la ligue. Une personnalité qui apparaissait déjà bien établie lors de ses années à l’Université.

La visite du campus

Snobé par les meilleures équipes universitaires de la côte Ouest, dont UCLA et USC dans sa Californie natale, Klay Thompson avait néanmoins été invité à des visites par Notre Dame et Michigan sur la côte Est. Mais c’est bel et bien de retour dans l’Ouest, le Nord-Ouest en l’occurrence, qu’il trouvera chaussure à son pied.

Frappé en plein dans son ego, le fiston de Mychal Thompson, champion NBA avec les Lakers en 1987 et 1988, va se laisser convaincre par le discours bien travaillé de Washington State.

Débarqué avec un peu de retard après avoir raté son vol de correspondance, il arrive à Pullman, dans le sud-ouest de l’état de Washington pour une visite d’apparence un peu froide. « Il a littéralement prononcé trois mots durant toute la visite », se marre encore Ben Johnson, l’assistant coach des Cougars dans The Athletic.

L’ailier de l’équipe, Abe Lodwick, peut confirmer. Klay Thompson était déjà impassible. « Il ne nous a pas vraiment donné de retours. À vrai dire, il y avait un pari parmi les joueurs de l’équipe quant à celui qui arriverait à faire rire Klay pendant la visite. Et personne n’a gagné… »

Encore sur la réserve ou tout simplement déterminé à faire la meilleure impression (de sérieux) possible, Klay Thompson est resté de marbre. « Beaucoup de gars veulent sortir et passer du bon temps pendant leurs visites de recrutement », raconte Daven Harmeling, un de ses coéquipiers arrières. « Klay n’avait aucune de ces envies. »

Au lieu de ça, il était déjà sur sa trajectoire vers le monde pro. Dans sa bulle. Quand ses futurs coéquipiers lui demandent ainsi ce qu’il voulait faire pour la soirée. « Je veux simplement shooter », a-t-il répliqué.

« Je m’en souviens comme si c’était hier », préambule Charlie Enquist, ailier des Cougars. « On était dans la salle d’entraînement, on venait de finir. On discute un peu. Certains étaient déjà partis et nous étions assis sur le banc. Klay s’est mis à la distance NBA à 3-points, et même un peu plus loin. Et il a enchaîné une dizaine de tirs d’affilée. En sandales. Sans échauffement. On n’en revenait pas ! »

Les joueurs ayant pris part à la visite s’attendaient pour le coup à ce que Klay Thompson ne revienne pas du tout à Pullman, à la rentrée suivante. Le coach et son assistant non plus en fait.

« On l’a ramené à l’aéroport, et Tony et moi, on s’est regardé : il a détesté. Il a absolument détesté sa visite ! », narre Ben Johnson, l’assistant coach de l’équipe. « Mais les gens ne comprennent pas sa compétitivité. C’est en grande partie ce pourquoi il a fini avec nous. Il voulait une équipe où il pourrait faire la différence. On a utilisé le fait que UCLA, USC et Arizona ne l’avaient pas pris et pensaient qu’il n’était pas assez bon. On a utilisé ça comme munition pour l’attirer à Pullman. Il avait suffisamment de confiance en lui pour venir chez nous. »

De fait, Tony Bennett a bien joué le coup. Juste avant de partir, il a soufflé le mot clé à Klay Thompson. « Je lui ai simplement dit que s’il venait chez nous, il serait une pièce maîtresse de l’équipe. » Il n’en fallait pas plus…

Feux d’artifice et dérapages contrôlés

Tête en l’air s’il en est, Klay Thompson a tout de même perdu sa carte d’identité ou même ses clés de voiture, à plus d’une reprise. L’anecdote la plus croustillante à ce propos est celle de l’iPod égaré dans une chambre d’hôtel avant un match important face à Arizona State.

Après la rencontre, Klay Thompson balançait une citation qui a fini dans l’interview du journal local : « J’avais perdu mon iPod, alors j’ai eu un petit coup de stress. »

Routinier et professionnel dans son approche du basket dès la fac, Klay Thompson se lâchait par ailleurs avec ses loisirs. Avec son papa en NBA, le jeune Klay et ses deux frères ont voyagé et le Cougar s’est bien marré dans l’anonymat de Pullman. Notamment à base de feux d’artifices, une de ses passions cachées.

« On prenait ces clémentines et on les remplissaient de feux d’artifice. On appelait ça les clemen-ades [clémentines et grenades donc] », se souvient Abe Lodwick, ailier des Cougars. « On prenait la voiture dans la ville et on les balançait un peu partout dans Pullman. » 

Shooteur dans l’âme, Klay Thompson doit certainement apprécier l’arc parfait des fusées dans le ciel étoilé. Le quintuple All Star en connaît en tout cas un rayon sur les feux d’artifice. À manier avec précaution.

« Les clémentines peuvent vraiment améliorer l’expérience des feux d’artifices. Tu y mets un Black Cat et c’est marrant de les exploser », avouait Klay Thompson avant de se reprendre jusqu’à se contredire. « Soyez prudents cependant. C’est le seul truc avec les feux d’artifice. Je ne les recommande pas. » 

Véritables petits chimistes autodidactes, Klay Thompson et son colocataire australien, Brock Motum, s’en donnaient à coeur joie. « C’était les vacances de Noël, donc il n’y avait personne à Pullman », se remémore Steven Bjornstad, le pivot de l’équipe. « J’étais tranquillement dans mon appartement à regarder la télévision et on frappe à la porte. J’ouvre et j’ai quatre bombes de fumées juste devant ma porte, avec une fumée bleue et verte qui envahit mon appartement. »

À Pullman, Klay Thompson a trouvé le cadre idéal pour se révéler petit à petit. Avec trois saisons NCAA entre 2008 et 2011, il a bien profité de l’expérience universitaire et tout ses divertissements.

Outre les feux d’artifice, Klay a eu sa période jeux vidéo. Call of Duty en l’occurrence. Mais aussi Mario Kart… « On jouait beaucoup à Mario Kart, il faut dire, donc on faisait comme si on y était dans sa voiture » ajoute Charlie Enquist. « Mais chaque partie de jeu vidéo impliquait de courir nu autour de la maison en guise de gage au perdant. Quand j’y repense, je crois que je suis le seul à l’avoir vraiment fait ! »

Un vrai tueur sur les planches

Aussi décontracté soit-il hors des terrains, Klay Thompson ne plaisante plus quand il y entre. Dès sa visite sur le campus de WSU, il avait impressionné par son tir de loin. Une fois dans l’équipe, il a marqué les esprits pour obtenir son n°1, désormais accroché au plafond du Beasley Coliseum.

« Comme on était des freshmen, on devait choisir notre numéro. Klay et moi, on voulait tous les deux le n°1. Ils nous ont dit de le jouer en un-contre-un », se souvient Marcus Capers. 

Un match en 11 points. Bien mal embarqué pour Klay Thompson. « J’étais devant à 10-4 et j’ai eu une crampe », reprend Marcus Capers. « Mais je me suis dit que ça allait bien se passer, je n’ai plus qu’un panier à marquer. Klay inscrit un layup et deux 3-points et on est à 10-9. Il perd le ballon et se retrouve dans le coin, sans dribble. Il se retourne et met le tir à 3-points en se retournant. Que de la ficelle. J’ai perdu le numéro. »

Dans son style épuré, Klay Thompson commente : « J’ai arraché cette victoire sur un retour vrombissant. »

Freshman à 12 points de moyenne, Klay Thompson est monté en température chaque saison, avec plus de 19 points et 5 rebonds pour sa deuxième année, et quasiment 22 points, 5 rebonds et 4 passes pour sa saison junior. Dans la quiétude de Pullman, le futur « Splash Brother » s’est pleinement épanoui.

« À Pullman, on avait un accès 24h sur 24 à la salle d’entraînement », rappelle Ben Loewen. « J’y étais pour faire du shoot un soir, et il arrive. Je le jure, il ne s’est même pas échauffé. Ou même étiré. On a fait 10 tirs à cinq différents spots à 3-points et lui s’est mis à distance NBA. Sur les 50 tirs, il en a mis 48. Sans échauffement. À distance NBA. Je prenais ses rebonds et je me disais : ce mec n’est pas comme les autres, il est spécial. »

Le shooteur fou avait déjà sa patte donc. Les anecdotes fourmillent de cette adresse infernale au-delà de l’arc. Mais tout compétiteur qu’il est, Klay Thompson est aussi un bon garçon. Un coéquipier qui sait reconnaître ses erreurs.

« On était à l’entraînement et c’était vers la fin de saison. À ce moment-là, ça devient plus difficile et les gars peuvent être plus nerveux. J’avais intégré l’équipe en tant que « walk on » (étudiant non boursier) et j’étais un de ces gars qui foutent un peu la merde. On était sur du 3-contre-3 et Klay et moi, on se rentre dedans. En se remettant dans la file, il me demande ce que j’ai fichu. J’étais sur les nerfs donc j’ai répliqué : ‘Va te faire voir Klay, ce n’était pas de ma faute’. Il a ajouté quelque chose dans le genre : ‘Ferme donc ta bouche, Loewen. Connais ta place’. Et il avait raison. Il était la star de l’équipe et j’étais un remplaçant. C’était notre troisième saison ensemble donc on était plutôt bons copains et à la fin de l’entraînement, il est venu me voir pour s’excuser : ‘Je suis vraiment désolé, je n’aurais jamais dû dire ça. Je ne voulais pas dire ce que j’ai dit, j’étais en rage. Tu sais que je ne te dirais jamais ça’. Et puis, il a continué son chemin. Il est venu me voir moi, le « walk on », pour me dire ça. C’était vraiment un moment très cool pour moi. »

Un régal pour ses coachs, Klay Thompson pouvait aussi poser des casse-tête assez amusants a posteriori.

De fait, quand il prenait feu – comme ce sera le cas en 2015 face aux Kings avec 37 points en un quart temps – Klay Thompson réduisait tous les systèmes défensifs en bouillie.

« Il y avait des moments où on faisait deux équipes pour travailler notre défense », se souvient Ken Bone, le « head coach » lors des deux dernières années de Klay Thompson. « Mais tout à coup, il commençait à enchaîner les tirs et on devait le sortir parce qu’il rentrait tellement de tirs que les autres gars de décourageaient des schémas qu’on travaillait. On lui disait, tu sais quoi, Klay, pourquoi tu ne viendrais pas te reposer un peu. »

Une phrase impossible à prononcer en match. Même blessé, le doigt qui fait l’angle droit, Klay Thompson retourne au charbon. « On jouait à Cal et on a fini par réussir à emporter ce match », rappelle Abe Lodwick. « C’était à la fin de la deuxième mi-temps, il s’est coincé le doigt dans le maillot d’un autre joueur et il était disloqué. Son doigt faisait un angle droit. Le préparateur l’a remis en place et il a réussi des gros tirs en fin de match. C’est un gros joueur, un tueur. Il fait toutes les choses qu’il doit faire pour aider son équipe à gagner. »

Un grand gamin

Adoré par les fans chinois où il fournit des contenus hilarants à chacune de ses apparitions avec son sponsor Anta, Klay Thompson reste un grand gamin. Tous ses amis de l’époque universitaire sont unanimes sur la question.

Marcus Capers se remémore une soirée en particulier. Une autre passion de Klay Thompson : Rock Band.

« Une fois, je m’apprêtais à partir et je propose à Klay de venir avec moi à cette fête. Et il me dit que non, il va rester tranquille. Mais quand je lui ai dit qu’ils avait un jeu qui s’appelait Rock Band… Quoi, ils ont Rock Band ? Il est venu avec moi, il a plus ou moins pris le contrôle de la console et il a brisé quasiment tous les records sur chaque chanson. La fille qui nous recevait m’a regardé du genre : il a une vie, ce gars-là, sinon ? »

Ce à quoi répondait Klay Thompson, toujours plus économe en verbes : « Excellent jeu. Tout le monde peut participer. De nombreux instruments. Une bonne manière d’apprendre et d’apprécier la musique. »

Encore aujourd’hui, il a gardé le goût des plaisirs simples de la vie. En l’occurrence, de son adolescence, avec le basket et les jeux vidéos.

« J’allais prendre un billet pour le Game 5 des Finales à Oakland [en 2018], et il me dit : nan, on va les balayer. Ça se voit, ils sont défaits, viens plutôt à Cleveland. Après leur victoire au Game 3, on est installé tranquillement à discuter et je lui demande ce qu’il veut qu’on fasse. Et là, il me sort une Nintendo 64. Il voyage toujours avec. On a joué à Super Smash Bros jusqu’à 3h du matin. »

Un couple d’amis répète quasiment la même rengaine. Klay Thompson n’est pas du genre à traîner les bars, il préfère se poser tranquillement à la maison.

Où il n’a toujours pas rangé son trophée de champion du 3-points remporté en 2016 !

« Après le match, on se retrouve. On se dit qu’avec un joueur NBA, il peut faire ce qu’il veut. La ville lui appartient. Mais lui, il préfère rentrer chez lui. On arrive dans sa maison et je regarde un peu autour. Je vois son trophée de champion du concours de tirs à 3-points du All Star qui traîne sur un coin de meuble. Je vérifie et c’est bien ça, avec son courrier. Je lui dis : ‘Mec, tu n’es pas sérieux ? Tu ne crois pas que ça devrait être sur ta cheminée ou au moins dans ton armoire’. Il répond : ‘Ouais, je suis rentré et je l’ai posé là, et je n’ai simplement pas pris le temps. Je ne sais pas. Viens jouer aux jeux vidéos’. On s’est regardé avec ma femme : il n’a pas changé d’un iota. »

Si sa grave blessure des dernières Finales a certainement été un gros coup dur dans sa carrière, Klay Thompson n’est pas du genre à paniquer. Insensible à la notoriété, il n’a pas été changé par son succès en NBA.

Au contraire, il a appris très jeune que l’humilité était une valeur clé. Comme ce soir de 5 mars 2011, quand il s’est excusé face à la salle toute entière après s’être fait arrêter en possession de marijuana. Suspendu pour le dernier match de la saison face à UCLA, ce qui aurait été le dernier de sa carrière à la fac, il a assumé.

Le gamin a bien grandi. « Il s’est excusé face à toute la salle avant le match », reprend Ben Loewen. « On avait annoncé le cinq majeur, la salle était pleine et il avait le micro pour s’excuser face au public tout entier. Imaginez être 21 ans et commettre une erreur et puis s’excuser devant tout le monde avec un micro ? »

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