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Un documentaire consacré à Schea Cotton, le Zion Williamson de son époque

« Manchild : The Schea Cotton Story » est désormais disponible pour en savoir plus sur ce phénomène des lycées dans les années 1990. Le LeBron James ou Zion Williamson de son temps.

Chaque génération de sportifs a son mythe de jeunesse. Celui d’un joueur qui dominait les débats dans les catégories jeunes, mais n’a pas réussi, pour une foule de raisons, à percer au plus haut niveau.

Schea Cotton fait partie de ces phénomènes disparus. Qui était-il ? C’était un fameux « Manchild », comme disent les Américains, c’est-à-dire un jeune en avance sur son temps, comme un adulte parmi les enfants.

« J’ai connu mon pic de croissance du collège à l’arrivée au lycée : je suis passé de 1m75 à 1m93 en deux ans », raconte-t-il à HoopsHype. « Mon corps se développait et, dans le même temps, je m’entraînais à un rythme élevé. »

Quatre pages dans Sports Illustrated à 15 ans

Plus puissant et grand que ses adversaires, il devient un monstre en Californie. Spectaculaire, il attire les regards et remplit les salles. Un été, à UCLA, il a participé à des matches d’entraînements où on pouvait croiser Magic Johnson, Penny Hardaway ou encore Hakeem Olajuwon. Le bruit court qu’il aurait été brillant face à ces All-Stars.

Il aurait également dominé deux jeunes talents des années 1990 : Kobe Bryant et Kevin Garnett.

« Je suis devenu un phénomène national à l’âge de 12 ou 13 ans. J’étais sur ESPN. Les gens doivent comprendre qu’on est avant les réseaux sociaux, donc il n’y a pas YouTube ou Instagram pour illustrer mes belles années. Si j’avais eu accès aux réseaux sociaux, j’aurais cassé internet ! Dans ces temps-là, le sommet, c’était Sports Illustrated. Avant les mixtapes et autres, c’était ça la référence. J’étais dans l’édition qui parlait de la victoire du Brésil à la Coupe du monde, avec le titre ‘Viva! Brazil’. J’avais 15 ans ! » 

Comme LeBron James, Andrew Wiggins ou encore Zion Williamson après lui, Schea Cotton a joui d’une popularité énorme pour un lycéen. Il se compare d’ailleurs à l’intérieur des Pelicans, qu’il estime être « le joueur le plus proche » de ce qu’il était, en terme d’explosivité.

Des doutes sur son réel niveau

La question qui se pose naturellement, au vu des noms évoqués plus haut, c’est pourquoi Schea Cotton n’a-t-il pas rejoint la NBA et explosé au très haut niveau ?

Pour des raisons diverses. La première est technique. Annoncé à 1m98 et 100 kilos, il est trop lourd pour affronter des ailiers, mais trop petit pour se frotter aux grands. La NBA n’a pas opéré sa mue avec le « small ball ». Les petits intérieurs, capables de s’écarter du cercle, ne font pas fortune à la fin des années 1990 où Karl Malone, Tim Duncan ou Charles Barkley font la loi au poste d’ailier-fort.

Voilà pourquoi certaines voix émettent des doutes sur son réel niveau. Certes, il est monstrueux au lycée, grâce à son physique et contre des adversaires de faible niveau, mais face à des intérieurs de 2m10 avec une musculature d’adulte, pourra-t-il exister ? Sa marge de progression est également mise en cause.

La seconde raison est administrative. Après une dernière saison au lycée manquée, à cause d’une blessure à l’épaule, la NCAA annule son SAT (l’examen qui permet d’être admis à l’université) alors qu’il devrait rejoindre UCLA. Il perd donc une année, puis une seconde puisqu’il ne peut rejoindre N.C. State en 1998-1999.

« Il y a des choses que je ne peux pas dire, mais la NCAA a invalidé mes tests et m’a privé de deux années de ma carrière », regrette-t-il en 2010 pour ESPN. « Je n’ai jamais pu les récupérer. »

Privé de NCAA pendant deux ans, il est proche du suicide

Promis à un avenir de star, le phénomène passe à côté d’une étape essentielle pour aller en NBA. Il est alors frappé par une dépression, qui le pousse à envisager le pire un soir dans sa voiture, une arme dans une main, un téléphone avec sa compagne au bout du fil dans l’autre. Il n’a que 20 ans…

« J’étais prêt à appuyer sur la détente », se souvient-il pour USA Today. « Ce n’était pas un acte de peur, car mourir, c’est facile. C’est vivre qui est compliqué. J’ai repris mes esprits et je me suis rendu compte que j’allais blesser beaucoup de monde autour de moi. Je valais mieux que ça, j’étais plus fort que ça. »

Après une saison à Alabama (15.5 points de moyenne), il décide de s’inscrire à la Draft en 2000. Bien que cette cuvée soit une des plus faibles des dernières décennies, il n’est pas appelé. De nouveau, il est touché en plein cœur.

« Le soir de la Draft, j’étais démoralisé. J’ai pleuré comme un gamin. J’y croyais, j’avais mes chances. Le Jazz, les Wolves et les Clippers étaient intéressés. Ils m’avaient dit que je serais en milieu ou fin de premier tour. » 

Une carrière internationale et un message à délivrer

La NBA lui a fermé ses portes, il part donc faire sa carrière professionnelle à l’étranger et voyage énormément.

Il évolue en Chine, en Serbie, au Venezuela, en République dominicaine, au Mexique et même en France, avec des passages à Brest et Evreux. Après toutes ces années et ces aventures, Schea Cotton (42 ans) veut partager son histoire pour aider les jeunes talents. Un documentaire lui est consacré, « Manchild : The Schea Cotton Story » (visible depuis le 23 juin dernier), avec le témoignage de joueurs NBA confirmés, qui ont croisé sa route, comme Baron Davis, Elton Brand, Paul Pierce ou encore Stephen Jackson.

« Ce documentaire est né car je voulais faire quelque chose de plus grand que ce que j’avais fait en jouant. J’ai la sensation que mettre ma vie sur écran, dire mon histoire, peut aider les gens à éviter les pièges que j’ai connus. »

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