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Il y a 20 ans, les Lakers renversaient les Blazers pour retrouver les Finals

Le 4 juin 2000, les Lakers réussissaient l’un des plus gros comebacks de leur histoire pour se qualifier en Finals, malgré un déficit de 15 points au début du quatrième quart-temps du Game 7…

Un miracle. Dans l’histoire, et à l’issue d’une rencontre dantesque, cette date restera gravée comme celle ayant permis aux Lakers de retrouver les Finals, neuf ans après leur dernière participation. Une performance à souligner car, à cette époque, la franchise aux 16 bannières de champion n’avait jamais mis « autant » de temps avant d’accéder une nouvelle fois à ce stade de la compétition. Mais que ce fut dur face à ces talentueux Blazers.

Ils étaient pourtant nombreux à ne pas donner cher de la peau de Portland, mené 3-1 au terme du Game 4. Tout comme ils étaient nombreux à ne pas donner cher de la peau de Los Angeles, mené 75-60 à 10 minutes et 28 secondes de la fin du Game 7. Au final, dans un sens comme dans l’autre, un comeback mémorable allait être accompli ce soir-là, au Staples Center. Et ce sont les locaux, revenus de l’enfer, qui auront eu le dernier mot.

Domination outrageuse puis effondrement en règle

Dans un match où les défenses ont globalement pris le pas sur les attaques, les joueurs de « Rip City » ont maîtrisé les débats durant trois quarts-temps complets, avant de s’effondrer face à leurs homologues californiens, certainement transcendés par le fait de se retrouver à dix petites minutes de l’élimination, devant leur public.

Une chose est sûre, Scottie Pippen, Rasheed Wallace, Steve Smith et leurs coéquipiers peuvent (et doivent encore) regretter leurs 13 tirs ratés consécutivement en l’espace de huit minutes (de 10 minutes 58 à 2 minutes 58). Ils auront d’ailleurs bouclé cet ultime quart-temps avec une très vilaine adresse de 5/23. Une vraie implosion qui a permis aux Angelenos de grignoter leur retard sous l’impulsion de Kobe Bryant, Shaquille O’Neal ou encore Brian Shaw (24 points à eux trois sur la période).

Et quoi de mieux pour illustrer cette domination que cet alley-oop mythique entre le « Black Mamba » et le MVP fraîchement élu, à 41 secondes du buzzer final… « Je pensais que j’avais lancé la balle trop haut. Mais Shaq s’est élevé et l’a attrapée, je me suis dit : ‘Bordel !’ », déclara même l’arrière après la rencontre.

Kobe Bryant, justement, est assurément celui qui a fait basculer la partie en faveur des « Purple and Gold » de par sa défense asphyxiante et ses coups d’éclat offensifs, agrémentés d’actions plus décisives les unes que les autres dans les moments chauds. Meilleur marqueur de sa formation avec 25 points (sans oublier 11 rebonds, 7 passes et 4 contres), il a su combler la timide performance du Shaq, constamment pris par deux défenseurs et auteur de 18 points, 9 rebonds et 5 passes.

Ce fameux quatrième quart-temps du Game 7, finalement remporté 31-13 par les Lakers, a bien évidemment eu droit à son lot de polémiques. Plusieurs joueurs des Blazers de cette époque diront d’ailleurs que les arbitres ont eu leur part de responsabilité dans cette défaite, avec leurs coups de sifflet litigieux et en accordant pléthore de lancers francs aux hommes de Phil Jackson (37, contre 16 pour leurs adversaires).

Un match lourd de conséquences

Des années plus tard, c’est peu dire que la pilule a encore du mal à être avalée du côté de l’Oregon, et plus particulièrement pour les acteurs de l’époque. En 2016, Damon Stoudamire déclarait par exemple que cet épisode était encore douloureux pour lui. « On était vraiment si proche d’atteindre les Finals. Mais des choses sont arrivées. On n’arrivait plus à rentrer le moindre tir. En même temps, on n’arrivait plus à faire le moindre stop en défense. Et au basket, c’est la pire combinaison possible. »

Quant à son coéquipier Steve Smith, il ne décolérait toujours pas des décisions arbitrales en 2018. « Je veux voir toutes les fautes qui n’ont pas été sifflées. Sous. Tous. Ces. Putain. D’angles. […] Rasheed [Wallace] avait été expulsé pour un regard dans cette série. J’en suis encore amer. Et comme je le dis à Shaq, il a fait faute sur moi (à 30 secondes de la fin). Mais ils n’ont rien sifflé ! Écris ça : je veux revoir l’action où Shaq fait faute sur moi en réalité virtuelle. C’était un Game 7 ! »

Pire encore, ce revers du 4 juin 2000 a en quelque sorte sonné le glas des « Jail Blazers », qui n’ont jamais réussi à retrouver un tel niveau de jeu par la suite et à aller aussi loin en playoffs. Surnommé ironiquement par Phil Jackson « the best team money can buy » (« la meilleure équipe que l’argent puisse acheter », les salaires du groupe crevant le plafond], ce groupe a tout simplement perdu le match de sa vie. Et une période de poisse et de disette a commencé à s’installer dans l’Oregon puisqu’il faudra attendre 2014 pour revoir Portland passer un tour de playoffs et même 2019 pour revoir la franchise disputer une finale de conférence.

À l’inverse, c’est typiquement le genre d’événements qui permettent à une équipe de bâtir son succès futur. Car, dans la foulée de cette finale de conférence remportée, les Lakers s’en iront effectivement glaner face aux Pacers le premier de leurs trois titres décrochés consécutivement. Le déclic s’est produit, les échecs des playoffs 1997, 1998 et 1999 ont pu être effacés et c’est une véritable dynastie qui a vu le jour à partir de ce 4 juin 2000. « C’est le moment déterminant de notre domination », comme aime justement l’appeler Shaquille O’Neal.

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