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Dans ses mémoires, Jerry Krause pointe le facteur santé pour expliquer la fin des Bulls

De nouveaux passages des mémoires, non publiées ni terminées, de l’ancien dirigeant ont été dévoilés, faisant état d’une équipe des Bulls usée après le titre de 1998.

« L’homme qui a brisé la dynastie des Bulls. » Cette étiquette, Jerry Krause, décédé en 2017, l’a refusé jusqu’au bout. Y compris dans ses mémoires dont NBC Sports vient de publier de nouveaux extraits. Le passage en question revient sur la fin de la dynastie des Bulls, après leur sixième titre en 1998.

Jerry Krause y réfutait d’emblée l’argument selon lequel les départs conjoints de Michael Jordan et de Phil Jackson étaient enfin l’occasion de montrer que ce sont les organisations qui gagnent les titres.

« Avons-nous brisé cette équipe victorieuse pour satisfaire notre propre ego et gagner sans ces joueurs et ces entraîneurs ? Pensez-vous vraiment que des gens qui ont travaillé pendant tant d’années pour gagner encore et encore seraient assez stupides pour laisser leur ego les empêcher de gagner à nouveau ? », s’interrogeait l’ancien dirigeant, dont le manque de reconnaissance a régulièrement été mis en avant.

Le déclin attendu de Dennis Rodman et Luc Longley

Plutôt qu’une histoire d’ego, Jerry Krause préférait pointer du doigt l’apparition de « fissures dans les fondations » de l’équipe : l’âge de Dennis Rodman (36 ans à l’époque), le manque de mobilité de Luc Longley, les deux opérations subies par Scottie Pippen, le manque de temps de récupération durant l’été…

Des « fissures » d’ordre physique donc évoquées par le dirigeant, qui précisait que les joueurs avaient été « testés » tout au long de cette saison 1997-1998 par l’équipe médicale. « La première question que j’ai posée était de savoir ce que les gens pensaient que nous pouvions tirer de Luc Longley, futur free agent, qui avait dû se reposer régulièrement ces dernières années en raison de chevilles instables. Al (Vermeil, le préparateur physique) et les médecins pensaient qu’il s’effondrerait rapidement. »

Question suivante ? Dennis Rodman. Jerry Krause racontait que dirigeants et médecins étaient là encore pessimistes par rapport à l’autre intérieur de Bulls en raison, cette fois, de son train de vie en dehors des parquets. « Ok donc pas de pivot, ni d’ailier fort et une toute petite marge financière pour signer des joueurs de valeur pour les remplacer. Qui va défendre dessous si Jordan et Pippen reviennent ? Qui va prendre les rebonds ? »

Comment entourer Michael Jordan ?

Comme le rappelait Jerry Krause, Luc Longley allait s’offrir un beau contrat avec les Suns avant de quitter la ligue trois saisons plus tard tandis que Dennis Rodman ne jouera que 35 matches supplémentaires, avec Lakers puis les Mavs, après le dernier sacre des Bulls. Pour le coup, leur déclin avait été plutôt bien anticipé par les Bulls.

Scottie Pippen ? Le lieutenant, si longtemps sous-payé, voulait enfin s’offrir un contrat digne de son statut. Miser gros sur lui sans pouvoir se renforcer à l’intérieur ? Jerry Krause n’y croyait pas. « Michael peut-il poursuivre son règne sans pivot, sans ailier fort et possiblement sans Pippen ? Bill Russell, le plus grand joueur d’équipe de tous les temps, aurait-il pu gagner sans de grands joueurs autour de lui ? Non. Michael a déclaré publiquement qu’il ne jouerait pas pour un autre entraîneur que Phil. Phil nous a dit qu’il était parti. »

Ou plutôt qu’il était poussé vers la sortie, après une mise au point sans équivoque dès l’entame de cette dernière saison. Concernant Michael Jordan, Jerry Krause n’oubliait pas de mentionner que l’intéressé, à la même époque, s’était tranché un doigt avec un coupe-cigare. Une blessure susceptible de lui faire rater une saison complète.

Le cadeau de sortie fait à Scottie Pippen

« Il aurait pu, et c’est tout à son honneur, nous escroquer et signer un énorme contrat, » notait l’ancien GM. « Mais il a été honnête et nous étions bien informés de l’état de la main. Il ne voulait pas jouer dans une équipe en reconstruction, et il a tenu parole. »

« En janvier (1999), quand la ligue s’apprêtait à reprendre et que les free agents pouvaient être signés, les agents de Pippen nous ont demandé de faire une faveur à Scottie, » poursuivait Jerry Krause. « En faisant un « sign-and-trade » avec Houston, Scottie pouvait obtenir 20 millions de dollars de plus qu’en signant un simple contrat. Jerry (Reinsdorf, le propriétaire) et moi lui avons offert ce cadeau de départ. J’ai appelé Steve (Kerr) et Jud (Buechler) en leur expliquant la situation et leur disant de prendre le premier bon contrat possible parce que nous n’allions rien leur proposer. Ils le méritaient. »

Et c’en était terminé de cette dynastie des Bulls, selon cette « vérité » livrée par leur ancien dirigeant.

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