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Les devoirs de confinement des Hornets : regarder la série Lakers – Nuggets de 2012

James Borego veut mettre le temps libre de ses jeunes joueurs à profit, en espérant que ceux-ci disputeront un jour à leur tour des matchs de la même intensité.

Comment utiliser à bon escient le temps libre à disposition des joueurs en cette période de confinement ? Chaque franchise a improvisé sa méthode, avec pour la majorité des programmes pour maintenir la forme physique de chacun malgré la fermeture de toutes les structures d’entraînement.

Le coach des Hornets, James Borrego, a pour sa part eu une idée originale : choisir une série de playoffs et inviter ses protégés et en déchiffrer les enjeux.

« La culture du basket aujourd’hui, c’est tellement de regarder des actions spécifiques. Les gars regardent leurs highlights, les extraits de leurs propres minutes. Là, il s’agit d’étudier une série entière, match par match. Qu’est ce qu’on peut en retenir ? Quels ajustements peut on déceler ? », explique-t-il à ESPN.

Une série de playoffs à analyser comme un coach

Pour sa première expérience, le coach des Hornets ne voulait pas une série de playoffs trop récente et a donc opté pour le premier tour de 2012 entre les Nuggets et les Lakers soit la dernière série remportée par Kobe Bryant à l’issue du Game 7. L’idée n’est pas de se remémorer à quel point le « Black Mamba » pouvait être fort, mais plutôt d’observer une opposition de style, entre les fougueux Nuggets de Ty Lawson et Danilo Gallinari (sixièmes de la conférence Ouest à l’issue de la saison régulière) d’un côté et les Lakers emmenés par l’imposant tandem Pau Gasol – Andrew Bynum dans la peinture (troisièmes), de l’autre.

« L’idée est notamment de montrer à quoi ressemble un basket physique. C’est vers ça qu’on voudrait tendre un jour (l’intensité d’un match de playoffs), donc autant l’étudier », poursuit James Borrego.

Chaque jour, après avoir regardé un ou deux matchs de la série, les joueurs répartis en groupes doivent ainsi débriefer ce qu’ils ont retenu auprès de leur coach en conférence vidéo ou via des groupes de messagerie, en général en fonction de leurs postes.

L’occasion de se rappeler à quel point Andrew Bynum pouvait être impressionnant dans la peinture, lui qui avait attaqué le Game 1 par un triple-double incluant 10 contres et a tourné à 17 points et 12 rebonds en moyenne sur sept matchs. « Les gens oublient à quel point Bynum était bon, c’était un monstre », souligne Cody Zeller.

Ou de se rendre compte à quel point la NBA a évolué, que ce soit en terme de rythme de jeu ou de l’importance du tir à 3-points. Sur cette série, les deux équipes ont tenté en moyenne 19 tirs à 3-points par match alors qu’aucune équipe ne descend en dessous de 27.5 aujourd’hui. Cody Martin a ainsi été impressionné par le travail incessant d’un jeune Danilo Gallinari qui évoluait encore quasiment tout le temps au poste 3.

« On connaît ces gars, mais on ne prend jamais le temps de s’asseoir et de les regarder sur un match entier ».

Des similitudes entre le tandem Lawson-Miller et Graham-Rozier

James Borrego a également choisi cette série pour son backcourt composé de Devonte’ Graham et Terry Rozier, deux meneurs de jeu amenés à évoluer ensemble, comme l’ont été Ty Lawson et Andre Miller sur cette série côté Nuggets. Le coach des Hornets voulait que son backcourt puisse voir le tandem de Denver occuper l’espace en situation offensive.

« Devonte’ et Andre sont très différents, mais je veux qu’il voit le jeu de la façon dont Andre le voyait. Il était tellement bon et intelligent », ajoute James Borrego, qui a incité PJ Washington et Miles Bridges à étudier l’activité de Kenneth Faried ou les jumeaux Caleb et Cody Martin à prêter attention au jeu sans ballon d’un Corey Brewer.

Une série de playoffs est aussi faite de moment clés, de tournants qu’il faut savoir anticiper. Les Lakers ont ainsi dû composer sans Metta World Peace (Ron Artest) sur les six premiers matchs pour cause de suspension. Un coup dur que les Californiens ont su gérer jusqu’au Game 7. Mais sa réintégration devait aussi constituer un plus et ne pas bouleverser la dynamique des locaux, surtout pour un match « à la vie à la mort ».

Kobe Bryant, ou l’art d’être un leader

Sur ce point, Kobe Bryant a ainsi réussi un coup de maître en trouvant les bons mots pour donner la rage de vaincre au « revenant » d’abord, mais aussi en piquant au vif son premier lieutenant, Pau Gasol, qui était passé au travers dans le Game 6 (1/10 au tir, 3 points en 29 minutes).

« C’est le seul gars sur qui je peux compter chaque soir pour se battre, jouer dur, avec un sentiment d’urgence et qui joue sans avoir peur, donc j’ai hâte de l’avoir à nouveau à mes côtés », avait-il lancé au sujet du retour de Metta World Peace avant le fameux Game 7 remporté 96-87.

L’ailier avait ainsi apporté sa rage de vaincre en réalisant notamment 4 interceptions pour aller avec ses 15 points et 5 rebonds. Quant à Pau Gasol, motivé après cette déclaration à peine voilée à son encontre, il avait fini meilleur marqueur de son équipe au terme d’une grosse performance : 23 points, 17 rebonds, 6 passes décisives et 4 contres !

Une série de playoffs, c’est aussi des coups de bluff, comme lors de ce Game 4 remporté à Denver par les Lakers sur deux paniers à 3-points de Ramon Sessions et Steve Blake sur un service de Kobe Bryant pour un succès 88-92. Alors que tout le monde s’attendait à ce que Kobe Bryant prenne les derniers shoots, le « Black Mamba » a ainsi expliqué son modus operandi à l’issue du match.

« Si tu regardes le match, dans le troisième quart-temps, je donne la balle à Sessions, Blake et Barnes pour des tirs ouverts et ils ont manqué les trois, » avait-il glissé. « George Karl (le coach de Denver) étant un fin observateur, et il a remarqué que j’étais énervé. Je l’étais et je ne pensais pas que je pourrais à nouveau avoir confiance en eux à la fin du match pour mettre les tirs importants. Mais ils ont élevé leur niveau et ont réussi à le faire ».

La roublardise des playoffs s’apprend aussi avec l’expérience. Et ça, les Hornets ne pourront l’acquérir qu’en jouant.

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