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Coronavirus : le syndicat des joueurs s’attend à ce que beaucoup d’entre eux soient contaminés

Le syndicat joue un rôle essentiel d’information auprès des joueurs, tant sur l’épidémie que sur ses conséquences salariales.

Et dire que Michele Roberts se disait « mortifiée » à l’idée qu’un joueur NBA soit contaminé par le coronavirus… Ce sentiment a bien évolué depuis, chez la présidente du syndicat des joueurs, avec les annonces successives de joueurs touchés. Dont la dernière en date avec Kevin Durant, parmi quatre joueurs des Nets.

La dirigeante, qui a récemment annoncé son intention de quitter son poste, n’a pas trop de doute à l’idée que l’épidémie se poursuive dans la ligue : « Beaucoup d’entre nous vont être testés positifs. Entendre que les identités des joueurs contaminés étaient révélées m’a excessivement agacé. Mais plus j’en ai appris sur la probabilité de décès parmi nous tous, compte tenu de notre âge et de notre état de santé, plus j’ai appris à accepter la probabilité qu’un grand nombre de nos joueurs soient testés positifs. »

Elle a bien conscience que les joueurs NBA ne sont, a priori, pas une population à risque. Mais eux ont aussi des parents, des grands-parents et des enfants. « Est-ce qu’il y a de l’anxiété ? Oui. Ce que mes joueurs me demandent est la même chose que ce que je demande à mon gouvernement local ou fédéral. Ils veulent connaître la meilleure estimation de la gravité de la situation. Mais tout le monde est conscient des limites de ce que nous pouvons faire, à part obtenir des informations. Je pense que nous nous en sortons plutôt bien. »

« La même longueur d’onde : essayer de sauver notre saison »

En référence à son âge de 64 ans, le patronne de la NBPA ajoute : « J’ai plus de risques que les hommes pour qui je travaille. Donc je ne veux pas qu’ils cèdent à la panique. » Outre l’enjeu sanitaire pur, se trament en ligne de fond les conséquences salariales pour les joueurs. L’un des sujets d’inquiétude est cette fameuse clause de « force majeure » (catastrophe naturelle, guerre et épidémie) présente dans l’accord collectif, qui permettrait aux propriétaires de ne plus payer leurs joueurs.

« Je suis avocate de formation et ce concept de force majeure est commun à tout contrat, » note Michele Roberts en admettant qu’il peut être troublant pour un joueur NBA. « Quels que soient les différends que nous ayons pu avoir dans le passé ou que nous aurons à l’avenir, nous sommes activement sur la même longueur d’onde pour essayer de sauver notre saison et nos playoffs. »

Mais si cette clause était finalement activée ?

« Les conséquences sur les revenus sont importantes. Bien sûr que cette notion autorise la ligue à appliquer ce qu’elle perçoit comme un cas de force majeure, et cela aurait un impact sur l’indemnisation des joueurs à l’avenir. Mais si cela arrive, cela signifierait que la ligue reconnaît être prête à perdre des dizaines de millions de dollars. Si on ne peut pas jouer les matches ou avoir nos playoffs, on va connaître un coup économique. »

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