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Nicolas Batum désormais apaisé par le souvenir de son père

L’ailier des Hornets a perdu son père très jeune, sur un terrain de basket. Un traumatisme qui a profondément touché le fils qu’il était et le père de famille qu’il est devenu.

Alors qu’il n’a que 30 ans et se trouve sur la ligne des lancers pendant un match, Richard Batum s’écroule, terrassé par une rupture d’anévrisme. Devant sa femme et ses deux enfants, dont Nicolas, deux ans et demi à l’époque.

La mort d’un père, qui plus est sur un terrain de basket, en pleine force de l’âge reste un traumatisme profond, indélébile pour l’ailier des Hornets. « Je me souviens de tout », raconte-t-il au Charlotte Observer. « Voir son père mourir devant ses yeux, ça n’aide pas pour grandir. »

Surtout quand il a décidé de se lancer dans le même sport et a connu un épisode malheureux, heureusement sans gravité, en amont de la Draft 2008 avec les Raptors, avec des soupçons de pathologie cardiaque. Comme Nicolas Batum ne connaissait pas les raisons du décès de son père, et qu’aucune autopsie n’avait été réalisée à l’époque, le lien avec le cœur semblait le plus évident et des problèmes héréditaires pouvaient couver.

« Des gens ont eu peur dans ma famille », poursuit-il. « On se demandait si cela allait m’arriver également. Pour la Draft, j’ai dû prouver que j’étais en bonne santé. On m’accusait de mentir sur la mort de mon père pour de l’argent ! J’avais 19 ans, j’étais dans un nouveau pays, je parlais à ma mère tous les jours. »

« J’ai 31 ans, je suis plus vieux que lui »

Finalement, des tests complémentaires, à Cleveland puis au Texas, écarteront les prétendus problèmes cardiaques tandis que Nicolas Batum et son agent essaieront de contacter le médecin qui avait prononcé la mort de Richard Batum, alors retraité en Afrique.

Mais si cet incident est resté sans conséquence pour la carrière de Nicolas Batum, le souvenir de son père n’a lui jamais disparu. Il a notamment resurgi récemment, à deux reprises. D’abord en 2016, lors des Jeux olympiques de Rio. Sa femme et son très jeune fils étaient venus le voir jouer. « Je me suis mis à repenser à tout ça, que mon père était mort à 30 ans sans aucun souci de santé. Il était parti comme ça… Ma famille m’a alors répondu que cela n’allait pas m’arriver, mais ça m’a dérangé parfois sur le parquet. Je me suis demandé : pourquoi ? »

Puis dernièrement, le 14 décembre 2019, quand l’ailier des Bleus a fêté ses 31 ans, dépassant ainsi l’âge de son défunt père. La boucle est bouclée. « J’ai 31 ans, je suis plus vieux que lui. Maintenant je peux dire que j’ai réussi, que je suis libre. C’est terminé. »

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