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Interview Sekou Doumbouya : « Ce qui est vraiment différent en NBA, c’est la vitesse de jeu »

Son double-double face aux Clippers de Kawhi Leonard pour sa première titularisation avait mis les projecteurs sur lui. Samedi soir, Sekou Doumbouya a récidivé face aux Warriors, et Basket USA était présent au Chase Center pour recueillir ses premières réactions.

16 points, dont 4 sur 7 à 3-points, et 10 rebonds en 38 minutes de jeu. Voilà la ligne de stats de Sekou Doumbouya, le plus jeune joueur NBA en activité cette saison, dans la victoire des Pistons à San Francisco. Le rookie français, qui a jusqu’ici joué plus de matchs en G-League qu’en NBA, profite de l’hécatombe dans l’effectif de Detroit pour montrer à Dwane Casey, son entraineur, et au reste de la ligue de quoi il est capable.

Avant et après la rencontre, nous avons pu échanger avec lui sur ses deux dernières performances mais également sur le niveau de la G-League, sur l’adaptation au jeu NBA, et sur les conseils que lui procurent Derrick Rose, Blake Griffin, et Andre Drummond. Morceaux choisis.

Sekou, félicitations pour votre performance et pour la victoire. Comment vous sentez-vous après avoir joué 38 minutes ?

Il est coupé par Bruce Brown qui lance « Putain, 38 minutes ! » de l’autre côté du vestiaire.

(Il rigole) Merci. Je me sens fatigué !

Avant le match, vous nous disiez que vous essayiez juste de jouer simple, de saisir vos opportunités, de prendre les tirs ouverts, et de défendre dur. Est-ce la clé du succès pour vous hier, ce soir, et pour le reste de la saison ?

Je pense que pour tous les rookies qui ne sont pas… « hypés » on va dire, c’est la clé. Tu arrives, t’es pas la star de l’équipe donc en tant que rookie tu dois montrer ce que tu sais faire. Ça passe avant tout par la défense parce que c’est là que tu gagnes la confiance du coach. Là, ça fait deux matchs qu’il me met dans le cinq… faut que je continue comme ça.

« C’est surtout une question d’opportunité »

Vous étiez à 0/7 à 3-points avant ce soir, et là vous faites 4 sur 7. Est-ce que c’est simplement une histoire de confiance et de prendre les tirs en rythme au lieu peut-être d’hésiter ?

Oui, je pense que c’est une histoire de confiance parce que par exemple quand je suis en G-League, je suis relâché, tu vois. Je prends les tirs, je mets dedans à 3-points. J’ai un bon pourcentage à 3-points en G-League. Je crois que je suis à 38%. Ici, c’est différent. J’ai pas encore la même confiance et puis c’est pas forcément mon rôle de prendre des tirs mais ça fait du bien de les voir rentrer.

On vous compare souvent à Pascal Siakam, de part votre gabarit, mais Dwane Casey, qui l’a coaché à Toronto, répète souvent que cette comparaison n’a pas lieu d’être parce que Siakam joue avec beaucoup plus d’énergie et d’intensité que vous. Est-ce que vous comprenez pourquoi il dit ça ou est-ce que vous trouvez que sur les deux derniers matchs vous êtes en train de le faire mentir ?

Comme je dis souvent, c’est surtout une question d’opportunité. Tu ne peux pas vraiment savoir ce qu’un joueur vaut ou ce qu’il peut donner sur le terrain si tu l’as pas vraiment vu jouer. Après le contexte de la G-League c’est quelque chose mais la NBA c’est autre chose. Tu n’as pas la même…

Il rigole alors que Thon Maker sort des « Wesh Wesh, vas-y, vas-y » en sortant du vestiaire.

Tu n’as pas la même approche quand tu es en G-League et quand tu es en NBA. Maintenant, on verra comment ça va se passer.

« Depuis le début de la saison, le staff me dit de toujours rester prêt parce que ton nom peut être appelé à n’importe quel moment et j’étais prêt »

En parlant de G-League, vous y avez joué 15 matchs avec les Grand Rapids Drive. C’est une ligue qui reste assez méconnue en France, quel est votre avis sur le niveau de la G-League ? Comment le jugez-vous par rapport au niveau de la Jeep Elite ou de l’EuroCup ?

C’est un bon niveau… mais pour moi, personnellement, je pense pas que ce soit meilleur que la Jeep Elite. C’est juste plus… (il réfléchit) physique on va dire. Le niveau de jeu et tout ça… je dirais que c’est plus accessible. Tu as plus de facilités à t’exprimer en G-League qu’en pro A ou Jeep Elite. Le style de jeu est vraiment complètement différent et je pense que c’est vraiment beaucoup plus facile de s’exprimer ici qu’en Europe.

Il y a deux ans, on vous avait croisé dans les allées du Staples Center alors que vous participiez au camp Basketball Without Borders en marge du All-Star Game à Los Angeles. Il y a deux jours, vous faisiez votre retour dans cette salle pour votre première titularisation en NBA pour faire face de surcroit à Kawhi Leonard. Est-ce que vous avez réalisé ou est-ce que c’est un moment qui reste un peu irréel pour vous ?

Si si je réalise parce que je savais bien qu’au vu de la situation dans laquelle nous sommes actuellement (cinq blessures, dont trois à son poste), je savais que mon opportunité allait venir. Et je l’ai juste saisie. Depuis le début de la saison, le staff me dit de toujours rester prêt parce que ton nom peut être appelé à n’importe quel moment et j’étais prêt.

Vous défendiez sur Kawhi Leonard, quelle a été votre impression du MVP des dernières Finals ?

Bonne impression. Faut juste avoir de l’envie, faire ce qui est demandé par le coach et tout suit en fait. Au final, il faut garder à l’esprit que c’est juste un joueur comme un autre.

« Ce qui est vraiment différent je trouve… c’est que tu dois toujours être à l’affût parce que ça va vite. La vitesse de jeu est différente »

Vous avez trois anciens All-Stars et un MVP comme coéquipiers, en les personnes de Derrick Rose, Blake Griffin et Andre Drummond. Quelle est votre relation avec ces trois joueurs ? Et sont-ils approchables pour un jeune joueur comme vous ?

Oui ils sont très approchables, tu peux leur poser des questions. Ils me donnent beaucoup de conseils, notamment avant le match dernier, du style « reste tranquille, joue ton jeu, prend tes tirs ouverts, joue dur » et voilà. Mais ils me donnent toujours des conseils et ils sont vraiment très très approchables.

On entend souvent les coaches NBA dire que les jeunes joueurs ont besoin de temps pour s’adapter au jeu NBA. Selon vous, qu’est-ce qui est différent quand vous arrivez en NBA, que ce soit en attaque ou en défense ?

Ce qui est vraiment différent je trouve… c’est que tu dois toujours être à l’affût parce que ça va vite. La vitesse de jeu est différente. Ça va vraiment vite. Mais franchement, c’est la seule chose. Après offensivement, c’est à peu près pareil. Ça bouge beaucoup. En Europe, ça tire beaucoup, c’est pareil ici. Donc oui, c’est juste la rapidité du jeu qui change beaucoup.

Et en défense, est-ce que c’est compliqué de saisir les règles de rotations ou les jargon défensif de l’équipe…

Au début… ouais c’est compliqué au début parce que c’est vrai que c’est pas vraiment la même chose donc faut s’y adapter. Donc ouais, au début c’était compliqué.

Dernière question, quels sont vos objectifs pour cette saison ?

Mes objectifs ? Avoir encore plus de temps de jeu et continuer comme ça (dit-il avec un grand sourire).

Propos recueillis à San Francisco.

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