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D’Angelo Russell revient sur son attitude de gamin aux Lakers

Le meneur des Warriors est revenu sur ses débuts contrastés en Californie, qui lui ont tout de même servi de leçon pour la suite.

Il y aurait de quoi faire un livre sur le passage de D’Angelo Russell aux Lakers. En balance avec Emmanuel Mudiay lors de la Draft 2015, le meneur est arrivé dans un contexte pour le moins particulier, celui des adieux de Kobe Bryant qui ont fait passer le collectif angeleno au second plan. Il y a eu cette saison gâchée à gérer, le poids des défaites à répétition sans que rien ne soit remis en cause, et surtout pas la responsabilité du « Black Mamba » ou le poids de la réussite de Kristaps Porzingis aux Knicks (drafté deux choix plus bas). Mais ce n’est pas tout.

Il ne faut pas oublier l’épisode de la « balance », au sujet des aventures amoureuses de Nick Young, mais aussi la frustration de ne pas donner le meilleur de lui-même, le tout conjugué à une vraie immaturité alors qu’il est arrivé dans la ligue à 19 ans, comme en témoigne cette anecdote sur la relation qu’il pouvait entretenir avec Byron Scott.

Lorsque ce dernier le renvoyait sur le banc, D’Angelo Russell faisait ainsi en sorte de ne pas avoir à « checker » son coach. « Je faisais ce genre de conneries ». Il lui arrivait ensuite de râler et d’en vouloir un peu à tout le monde, et notamment son entraîneur. « Ce que l’on ne sait pas, c’est qu’il y a un type juste là derrière (les assistants derrière le banc) qui retranscrit tout ce que tu dis. Et ça, tu ne le captes pas ».

« Quand on était au shootaround. J’étais le jeune tête en l’air. Je déconnais, je rigolais avec tout le monde, je défaisais les lacets des joueurs… Des conneries de ce genre, que tout le monde voit », ajoute-t-il pour The Athletic.

Des responsabilités partagées

Tout le monde y compris Byron Scott. Ce dernier était le coach que Kobe Bryant voulait pour sa dernière année. Les deux ont joué ensemble lors de la première saison du « Black Mamba » aux Lakers, et ils avaient noué une forte amitié. Kobe Bryant a ainsi pu faire ce qu’il a voulu pour sa tournée d’adieu, quitte à prendre 50 tirs pour son dernier match (et comment lui en vouloir ?). « C’était le mauvais coach pour un rookie », glisse un ancien Laker, soucieux de préserver son anonymat.

« D’Angelo est arrivé dans un environnement NBA complètement anormal, » rappelle Gary Vitti, l’emblématique ex-préparateur des Lakers. « Vous savez ce que c’est, Kobe met tout le monde dans l’ombre. Il faut bien comprendre ça : en 2016, on était la franchise la plus rentable. Les gens venaient voir Kobe. D’Angelo était un bon gamin, mais c’était encore un gamin ».

Le fossé s’est alors rapidement creusé, Byron Scott préférant louer la dernière année de l’un des meilleurs joueurs de l’histoire de ce jeu plutôt que de se soucier de l’intégration d’un rookie, aussi prometteur soit-il d’un point de vue sportif. « D’Angelo a été vilipendé et n’aurait probablement pas dû l’être, » ajoute Gary Vitti. « Nous aurions dû le protéger davantage, je pense. Je ne pense pas que les Lakers en tant qu’équipe aient fait assez pour le protéger quand les choses ont commencé à mal tourner. »

Il ne voit pas les conseils de Kobe

En décembre 2015 donc, Byron Scott a sorti D’Angelo Russell du cinq majeur. Une situation que le joueur a très mal vécu, lui qui s’est alors servi de toutes les occasions possibles pour mettre le bordel. « Je me suis vraiment comporté comme un gamin. J’ai fait toutes les bêtises possibles ».

Sa relation avec Kobe Bryant est restée assez distante. D’une part à cause du comportement immature du meneur, mais aussi à cause de la différence d’âge et du fait que D’Angelo Russell pouvait être impressionné par l’arrière des Lakers. Kobe Bryant a pourtant tenté de conseiller le rookie, notamment sur sa façon d’aborder les « road trip ».

« Quand j’y repense, je vois qu’il m’a donné tellement de conseils que je n’ai pas su écouter, parce que mentalement, je n’étais pas là, » regrette-t-il. « Je me souviens d’une fois où nous étions à Houston et j’étais dans sa chambre avec son garde du corps (avec qui il était proche). Kobe entre et dit : « Tu sais, quand tu pars en déplacement, tu veux t’amuser, te balader en ville, faire tout ça. Moi ce que je fais, c’est organiser des réunions d’affaires pendant ces voyages. Que puis-je faire pour établir ma marque, améliorer ma vie après le basket ? ». En y repensant, je me dis qu’il m’enseignait vraiment ce qui est vraiment pertinent et que beaucoup de jeunes ne comprennent pas avant d’avoir passé 8-10 ans dans la ligue ».

Malheureusement, le seul enseignement que « D-Lo » a retenu ce jour là était : « Wow, c’était cool, je viens de parler à Kobe ».

Son trade à Brooklyn, un mal pour un bien

Après la retraite de Kobe Bryant, Luke Walton a remplacé Byron Scott et les Lakers ont à nouveau pu changer de philosophie en basant leur projet sur la jeunesse en attendant de recruter une puis deux superstars. La saison 2016-2017 a été encourageante mais le répit a été de courte durée pour D’Angelo Russell avec l’arrivée imminente de Lonzo Ball à son poste. L’aventure s’est ainsi terminée avec cette phrase de Magic Johnson qui l’a envoyé aux Nets, prétextant qu’il avait besoin « d’un leader » et que le fils de LaVar Ball incarnait sans doute mieux ce rôle.

Un mal pour un bien puisque ce trade a permis à D’Angelo Russell de prendre conscience de sa responsabilité dans cet échec. Certes, les Lakers ne l’ont pas protégé et ne l’ont pas mis dans les meilleures conditions pour l’aider à s’épanouir. Mais « D-Lo » aussi aurait dû faire sa part du chemin. Son arrivée à Brooklyn lui a servi de déclic, et avant de laisser exploser son talent mais aussi son leadership avec le maillot des Nets, le meneur a d’abord radicalement changé d’état d’esprit.

« J’ai juste commencé à poser des questions » souligne-t-il. « Lorsqu’on était en road-trip, j’ai commencé à me rendre compte que des gars mettaient des bas de contention sur leurs jambes. Pourquoi fais-tu cela ? Pourquoi tu prends trois bouteilles d’eau avec toi ? Pourquoi tu prends ce jus detox vert ? Si quelqu’un fait quelque chose que je n’ai jamais vu, je vais m’en imprégner ».

Stephen Curry, un modèle de plus

D’Angelo Russell a trouvé sa place, même si Kenny Atkinson a dû le bousculer au début pour le faire prendre conscience de ses capacités, le poussant à répondre sur les parquets, son meilleur terrain d’expression et la meilleure thérapie pour oublier l’épisode californien. « Je trouve que D’Angelo l’a parfaitement géré, » poursuit Gary Vitti. « De ce que j’ai lu sur ce qu’il a dit de sa situation aux Lakers, il n’a rien dit de mal à leur sujet. Il a dit, c’est le passé, j’ai appris de tout ça et maintenant j’avance. Ça, croyez le ou non, c’est une exceptionnelle preuve de maturité (…). Il aurait pu parler, mais il ne l’a pas fait ».

À force de travail et de remise en question, D’Angelo Russell s’est alors remis dans le droit chemin, parvenant jusqu’à décrocher sa première sélection au All-Star Game. Cet été, le meneur s’est à nouveau retrouvé dans la tourmente : la volonté de Kevin Durant et Kyrie Irving de rejoindre les Nets l’a poussé vers la sortie. Avec Golden State, D’Angelo Russell va ainsi appliquer la même méthode que lors de son arrivée à Brooklyn et tirer tout le positif de cette situation, bien qu’un poil inconfortable pour lui.

À la différence près que cette fois-ci, il va côtoyer l’un des meilleurs meneurs de l’histoire : « On a signé pour quatre ans, donc avec un peu de chance, pendant quatre ans. Je dois prendre ces quatre ans et juste apprendre. Je vais jouer au basket, c’est ce que j’aime faire. Mais apprendre en dehors du terrain. M’imprégner de Steph (Curry) sur tous les points. C’est un luxe ».

À lui de tout faire pour que les Warriors résistent à la tentation de s’en séparer l’été 2020, ou même avant, dans le but de rééquilibrer leur effectif pour la saison prochaine.

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