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[Portraits croisés] Dwyane Wade, Tony Parker et Dirk Nowitzki | Episode 5, les palmarès

Qui a le plus beau tableau de chasse parmi ces trois joueurs de légende ? Difficile de trancher…

Trois légendes de la NBA qui ont marqué ces deux dernières décennies ont tiré leur révérence à l’issue de la saison : Dwyane Wade, Tony Parker et Dirk Nowitzki. Dwyane Wade s’est offert une dernière danse aux airs de jubilé tout de long de l’exercice, tandis que TP et Dirk Nowitzki, parmi les meilleurs joueurs de l’histoire du basket européen, ont été plus sobres. L’ailier fort de Dallas a tout de même eu droit à un bel hommage le soir de sa dernière et se prépare à voir sortir de terre une statue à son effigie aux abords de l’American Airlines Center. TP a quant à lui pris sa décision en juin après avoir mûrement réfléchi face à la tentation de pousser une année supplémentaire.

Ces trois champions à la carrière immense ont été liés toutes ces années durant leurs parcours respectifs. Par leur arrivée « discrète » en NBA, leurs affrontements (en saison régulière, en playoffs mais aussi plusieurs fois en finale NBA), leurs titres, leur fidélité (quasi) infaillible, leurs relations uniques avec leurs coachs…

Autant de belles histoires dans lesquelles Basket USA a pris le temps de se replonger pour vous proposer une mini-série en cinq épisodes qui met en lumière ces trois destins extraordinaires.

Pour ce dernier épisode, après les débuts, les coachs, les coups de sang et les confrontations, l’heure est venu de se prêter au jeu hasardeux de la comparaison des palmarès.

Bien malin celui qui peut dire qui de Dwyane Wade, Tony Parker ou Dirk Nowitzki a le plus beau. Tous les trois ont accompli de grandes choses dans leurs franchises respectives et verront leur maillots être retirés à Miami, San Antonio et Dallas. Aujourd’hui, au-delà des souvenirs inoubliables qu’ils ont procurés à des millions de gens, il reste les titres, marqués à jamais dans l’histoire de ce jeu, les trophées, les accomplissements individuels et collectifs.

Finales : Tony Parker au coeur de la dynastie des Spurs

Dwyane Wade et Tony Parker devancent Dirk Nowitzki au nombre de participations aux finales NBA. En cinq finales NBA, le meneur des Spurs est le seul à avoir ramené quatre titres (2003, 2005, 2007, 2014) ainsi qu’un trophée de MVP des finales en 2007, le premier de l’histoire décroché par un Européen. Dwyane Wade suit avec trois bagues (2006, 2012, 2013) tandis que Dirk Nowitzki complète le podium avec un titre de champion, un titre de MVP des finales en deux participations.

« Tout ce que j’ai accompli dans ma carrière a dépassé tous les rêves que je pouvais avoir quand j’étais gamin », résume Tony Parker au moment de raccrocher en juin dernier. « Je rêvais d’être en NBA, d’y jouer, mais ma carrière a été bien meilleure. Je me sens béni. Vous savez, la plupart des joueurs qui évoluent en NBA n’auront jamais l’opportunité de gagner un titre. Je l’ai été suffisamment pour le vivre à quatre reprises, être MVP… Je ne peux rien faire de plus ».

En étant le premier joueur européen à remporter le titre de MVP des finales au cours d’une opposition à sens unique face aux Cavs (4-0), Tony Parker (24.5 points, 5 rebonds, 3.3 passes décisives sur la série) a ouvert la voie. Il s’en est d’ailleurs fallu de peu pour qu’il n’en rafle un second en 2013.

Comme pour Dwyane Wade qui parle d’un « moment fou » lorsqu’il a réalisé qu’il était à cet instant « le meilleur joueur du monde », Tony Parker garde un souvenir particulier de son titre de MVP des finales.

« C’était juste surréel, parce que c’était toujours l’équipe de Timmy (Duncan), sa franchise. Ça a été très important pour moi d »avoir son soutien, lorsqu’on m’a mis en avant en raison des différents matchups qui étaient en ma faveur. Je crois que ça résume bien notre façon de penser aux Spurs. Prendre moins d’argent, rester ensemble, peu importe qui arrive, jouer pour lui, personne ne laissait son ego prendre le dessus sur l’équipe. Quand je revois mon trophée de MVP des finales, je me rappelle toujours de Timmy qui me pousse pour aller chercher le trophée ».

En 2006, c’est des mains du Shaq que D-Wade a reçu son trophée au terme d’une prestation époustouflante sur l’ensemble des six rencontres (34.7 points, 7.8 rebonds, 3.8 passes décisives). « Je me suis demandé comment j’en étais arrivé là. Ça m’a bouleversé », confessera-t-il par la suite. « Le premier titre, c’est un moment incroyable. Je crois qu’à cet instant j’ai réalisé que ce n’était pas le genre de choses qui arrivait chaque année ».

Dirk Nowitzki a quant à lui été distingué en 2011 avec 26 points, 9.7 rebonds et 2 passes décisives par match. L’avènement de sa carrière pour sa seule victoire en finale NBA, la légende des Mavs recevant le trophée des mains d’une autre légende, Bill Russell.

Trophées individuels : Dirk Nowitzki haut la main ?

Jugez plutôt : champion NBA, MVP de la saison régulière, MVP des Finals, 14 fois All-Star, 4 fois All-NBA First Team, MVP et meilleur scoreur des championnats du monde en 2002, MVP de l’EuroBasket en 2005 et trois fois meilleur scoreur d’un Euro. De ce point de vue, Dirk Nowitzki a vraiment marqué le basket de son empreinte. Interrogé au matin de son dernier match sur les souvenirs qui l’auront le plus marqué au cours de sa carrière, l’Allemand a cité son premier All-Star Game, en février 2002. Un choix qui peut paraître étrange mais qui marque son entrée dans le gratin du basket mondial.

« Tu n’oublies pas ton premier All-Star Game, ce moment où tu entres dans le vestiaire et que d’un coup, tu es accepté par eux, d’un coup tu te retrouves avec Kobe, KG, Tim Duncan, Shaq… C’était une expérience incroyable quand on y repense ».

Avec ses quatre bagues de champion NBA et un titre de MVP des Finals, Tony Parker cumule pour sa part six participations au All-Star Game, trois sélections All-NBA Second Team, une sélection All-NBA Third Team ainsi qu’un titre de champion et MVP de l’EuroBasket 2013 avec les Bleus. Un destin incroyable qui n’aurait pu se réaliser sans d’indéfectibles appuis.

« Quand je m’assois et que je regarde mon CV, je me sens reconnaissant. D’avoir eu de supers équipes, de supers coéquipiers, un super coach… Ce qu’on avait, c’était vraiment particulier. Je le réalise encore plus maintenant, à quel point on était proches avec Timmy et Manu pendant ces 17 années, avec toutes ces années pour au final devenir le meilleur trio de l’histoire de la NBA en playoffs en terme de victoires ».

Dwyane Wade a également une belle armoire à trophées avec trois bagues, un trophée de MVP des Finals (2006) mais aussi 13 sélections au All-Star Game, un titre de MVP du All-Star Game (2010), deux apparitions en All-NBA First Team et une médaille d’or aux Jeux Olympiques de 2008 à Pékin.

C’est peut-être ce dernier titre que le distingue de ses camarades, même si Dirk Nowitzki et Tony Parker, dans une moindre mesure, n’avaient pas à leurs côtés une équipe du niveau de Team USA. Toujours est-il que sur cette campagne conclue sur une victoire finale face à l’Espagne (118-107) et 27 points du natif de Chicago, les Américains ont décroché l’or. Et avec 16 points, 4 rebonds et 2 passes décisives en moyenne par match sur le tournoi, c’est Dwyane Wade, le n°9 sur le dos, qui a mené sa sélection au scoring devant LeBron James, Kobe Bryant ou encore Carmelo Anthony.

« Je sais que j’ai été un bon joueur, un grand joueur de cette ligue », déclare « Flash ». « Je sais que j’ai un bon CV, j’ai guidé ma carrière de la façon que j’ai voulu. Peu importe où j’atterrirais dans les classements issues des conversations des gens, honnêtement, ça ne me fait ni chaud ni froid. J’ai donné tout ce que j’ai pu à ce jeu et je suis en paix avec ça (…). Je veux être respecté pour ce que j’ai apporté à ce jeu et ce que j’en ai tiré ».

Les records (de franchise) : une statue pour D-Wade et Dirk Nowitzki

Tous les trois ont indéniablement marqué l’histoire de leurs franchises. Dirk Nowitzki et Dwyane Wade se distinguent forcément, la carrière de Tony Parker sur ce point ayant été davantage marquée par le « Big Three » composé avec Manu Ginobili et Tim Duncan pendant 14 ans (2002-2016).

Le trio s’est notamment adjugé un record qui semble désormais intouchable avec le plus grand nombre de victoires en saison régulière (575) mais surtout en playoffs (126 !). Sur le plan personnel, la plupart des records de franchise sont détenus par Tim Duncan. TP détient tout de même celui des passes décisives (6 829) en plus d’être le 5e meilleur passeur de l’histoire des playoffs (1 143) et 9e meilleur scoreur (4 045).

Le Français devance aussi « Dream Tim » au nombre de points marqués sur un match (55 contre 53), le plaçant à la 4e place derrière LaMarcus Aldridge (56), George Gervin (63) et David Robinson (71) dans l’histoire des Spurs.

Rien que pour avoir joué l’intégralité de sa carrière sous le même maillot, soit 21 saisons, Dirk Nowitzki pourrait se démarquer. L’Allemand détient notamment 90% des records historiques de la franchise (matchs, minutes jouées, points et 3-points marqués, rebonds….). Son fait d’arme le plus glorieux est peut-être sa sixième place au classement des meilleurs scoreurs de tous les temps avec 31 560 points, plus que Wilt Chamberlain ou Shaquille O’Neal ou encore Tim Duncan (14e avec 26 496 unités).

« C’était un moment particulier pour moi. J’ai vu toute l’équipe se lever et tout le monde est venu m’embrasser », confiait-il le soir où il a franchi cette marche symbolique. « J’ai eu beaucoup de chance avec cette franchise depuis un long, long moment. Beaucoup de grands joueurs n’ont pas scoré autant de points à cause de blessures. J’ai eu de la chance ».

L’Allemand va même voir sortir de terre une statue à son effigie pour célébrer à sa juste valeur l’impact qu’il a laissé non seulement chez les fans des Mavs mais aussi toute la ville de Dallas, majoritairement passionnée par le football américain, qu’il a incarnée pendant plus de 20 ans. Il restera pour toujours la star qui a apporté son premier titre aux Mavs. Exactement comme Dwyane Wade l’a fait pour Miami cinq ans plus tôt, dès sa troisième saison en NBA.

En terme de marque laissée au sein de sa franchise, Dwyane Wade tient la dragée haute à l’international allemand. Même si le Heat avait seulement 15 ans d’existence lorsqu’il a été drafté en 2003, l’arrière a mis la barre très haut au vu des chiffres qu’il laisse au terme de sa 14e saison et demie sous le maillot rouge et blanc : le plus de matchs joués (948), de minutes disputées (32 912), de points inscrits (21 556), de paniers marqués (7 842), de lancer-francs inscrits (5 391), de passes décisives (5 310), d’interceptions (1 492) avec une saison record au scoring de 30.2 points par match en 2008-2009.

Personne d’autre que Pat Riley ne peut mieux exprimer ce que signifie Dwyane Wade pour Miami. Et le tableau qu’il dresse du numéro 3 du Heat est à la hauteur de sa légende.

« Il est spécial, vraiment unique et spécial. Qu’est-ce que je ressens pour lui ? J’adore ce gars. Je l’ai côtoyé pendant 16 ans et il n’y a personne qui ait jamais joué à Miami qui aura un plus grand héritage que Dwyane. Personne. Je pense que tout le monde a vu quelque chose d’absolument unique sur le plan sportif. Il a été le meilleur au monde en 2006, au-dessus de tout le monde. Ce sera un triste jour quand il prendra sa retraite. Ça le sera vraiment. Mais ce sera un grand jour pour lui car il sait qu’il aura tout appris du jeu. Un joueur de sa génération pas comme les autres ».

Au soir de sa dernière représentation à l’American Airlines Arena, Dwyane Wade a réalisé l’ampleur du chemin parcouru et cette trace qu’il laisse à jamais dans l’histoire du Heat et le cœur de ses fans.

« Ça a été incroyable. Beaucoup de gens dans cette salle m’ont vu grandir, ne pas être toujours parfait, faire des erreurs dans ma vie. Ils m’ont vu m’épanouir et réaliser des trucs fous, des supers trucs. Donc je suis reconnaissant pour ça, pour cette aventure ». Il ne manque désormais plus que la statue.

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