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Équipe de France : Amath M’Baye se montre à son tour

Absent contre le Monténégro, l’ailier fort (11 points à 3/5 de loin, 4 rebonds) a brillé contre le Brésil. De quoi compliquer encore davantage les choix de Vincent Collet.

Pour le premier match du tournoi de Lyon, Amath M’Baye n’était pas en tenue. Malade, le joueur du Virtus Bologne a regardé la rencontre de son équipe à l’hôtel. C’est donc avec beaucoup d’envie et de rage qu’il a enfilé le maillot bleu ce vendredi soir face au Brésil. Pour montrer qu’il a le niveau pour être dans la liste finale.

Vincent Collet a d’ailleurs confiance en lui. Et c’est pour cette raison qu’en l’absence de Adrien Moerman, le coach des Bleus décide de mettre Amath M’Baye dans le cinq majeur. Malheureusement, à l’image de toute l’équipe, son début de match est compliqué. Pourtant, il est disponible en attaque, mais ses deux tirs ouverts dans le corner ne trouvent pas la cible et c’est tête basse qu’il rejoint le banc.

« Le stress, c’est plutôt le sélectionneur qui l’a car il doit faire des choix »

Ce n’est pas pour autant qu’il se laisse aller. Sur le côté, il est débout à encourager les siens. Il donne de la voix quand Louis Labeyrie et Vincent Poirier, aidés par Axel Toupane, tentent de recoller au score. Il motive sans cesse ses coéquipiers dépassés par le rythme offensif de leurs adversaires. Cette équipe de France ne dégage pas pour l’instant une force collective sur 40 minutes, mais l’esprit de groupe est irréprochable.

Et si la France veut aller loin en Chine, elle aura besoin de gagner en régularité, mais surtout elle sera dans l’obligation de compter dans ses rangs des joueurs capables de faire la différence en sortie de banc. Vendredi, c’est Axel Toupane qui a montré la voie, hier c’est Amath M’Baye qui a sonné la révolte et marqué des points au niveau du tableau d’affichage mais aussi aux yeux de Vincent Collet.

Car l’ailier fort est en balance sur son poste avec Louis Labeyrie et Mathias Lessort. Personne ne sait qui seront les intérieurs à partir en Chine aux côtés de Rudy Gobert et Vincent Poirier. Chaque instant est donc important, mais le Bordelais refuse catégoriquement de se mettre la pression.

« En tant qu’équipe, on a un problème. Nous avons beaucoup de talents et de grands joueurs. Je pense que le stress, c’est plutôt le sélectionneur qui l’a car il doit faire des choix » analysait-il calmement lors du point presse.

Et c’est certain que la deuxième période de l’ancien joueur de Milan a donné encore plus de réflexion à Vincent Collet. Remis dans le cinq majeur, il a en effet enflammé l’Astroballe. Trouvé deux fois dans le corner à la suite d’une belle circulation du ballon, Amath M’Baye score par deux fois et permet à la France de faire un 13-0.

Plus rien ne l’arrête, pas même l’agressivité des Brésiliens. D’une passe dans le dos, Nando De Colo sert Vincent Poirier qui, intelligemment, ressort la balle pour son poste 4 prêt à armer son bras magique. Résultat : un panier à 3-points avec la faute et le banc français peut exploser.

« J’ai un parcours particulier aux yeux de pleins de gens mais à mes yeux, il est normal, car je l’ai vécu »

Une rage que l’intéressé peut lui aussi extérioriser. Lui qui a une relation si particulière avec le maillot bleu. Dès sa première sélection, il avait été très précieux en République Tchèque en scorant 18 points et en permettant à son équipe de composter son billet pour la Chine. Le maillot bleu, il l’a déjà porté il y a longtemps. C’était en 2009 avec l’équipe de France U20, au côté de Thomas Heurtel notamment. Ce passionné de surf a ensuite rejoint les États-Unis pour y faire un cursus universitaire avant de s’installer pendant trois ans au Japon !

Pendant que ses copains de promo (U20) sillonnaient les parquets de ProA, Euroleague ou NBA, lui décide d’aller jouer au pays du Soleil Levant. Le championnat japonais est méconnu mais Amath M’Baye s’est construit en tant que joueur mais surtout en tant qu’homme là-bas.

« J’ai un parcours particulier aux yeux de pleins de gens mais à mes yeux, il est normal, car je l’ai vécu. J’avais envie d’aller au Japon, j’ai adoré. Je pense qu’un jour j’y retournerai. Les gens, la sécurité. J’ai jamais eu à me préoccuper de quoi que ce soit. Je suis tombé dans une superbe équipe, une superbe organisation. Pour la langue ? Honnêtement, c’est compliqué. C’est très dur à apprendre et vu que chaque fin de saison, je pensais que j’allais partir je n’ai jamais pris de cours ».

Même s’il ne se voyait pas porter le maillot bleu à l’époque où il jouait au Japon, Amath M’Baye n’a jamais cessé de se battre. Et c’est donc logiquement qu’il est devenu un joueur référencé en Europe. Il a découvert l’Euroleague avec Milan et même si l’expérience a été mitigée, il en garde un bon souvenir. Il a remporté cette saison la BCL avec Bologne, où il aura montré toute sa faculté à évoluer loin du cercle mais aussi d’excellentes qualités athlétiques.

Mais avant de rejoindre la Turquie et Pinar pour un nouveau challenge, il rêve comme toute la France du basket de revenir de Chine avec une médaille autour du cou.

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