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La réussite à la Draft devient-elle de plus en plus imprévisible ?

Comment Kawhi Leonard, Giannis Antetokounmpo, Nikola Jokic, Draymond Green et d’autres ont-ils pu être draftés si tard, alors que les franchises amassent toujours plus d’informations sur les prospects ? Sans doute parce qu’il faut drafter de plus en plus jeune…

Alors que les Raptors ont été champions NBA sans joueur du Top 10 de la Draft (et même sans « lottery pick » puisque leur joueur choisi le plus haut était Kawhi Leonard, drafté en 15e position en 2011), on note aussi que le favori pour le trophée de MVP de la saison, Giannis Antetokounmpo, n’était que le 15e choix de la Draft 2013 alors que Nikola Jokic a carrément dû attendre le deuxième tour (41e position) de la Draft 2014 pour être sélectionné.

Cette année, ces trois joueurs (Kawhi Leonard, Giannis Antetokounmpo et Nikola Jokic) ont pourtant été les éléments majeurs de trois des quatre meilleures équipes en saison régulière.

Des joueurs de plus en plus jeunes à la Draft

Pour NBC Sports, Tom Haberstroh se demande donc si les franchises NBA « régressent » dans leurs décisions ? Il note ainsi que la corrélation entre la valeur du choix de Draft et sa production a eu tendance à baisser ces dernières saisons, même si on retrouve les cinq premiers choix de la Draft 2018 dans la All-Rookie First Team, cette année.

En fait, c’est surtout l’âge des joueurs draftés qui a beaucoup baissé, passant de plus de 22 ans au début des années 1990, à juste 20 ans à l’heure actuelle. « La moyenne d’âge des joueurs draftés est la plus faible de l’histoire », note ainsi un assistant GM. « Ça augmente probablement la variance ».

La NBA a bien interdit aux basketteurs de se présenter avant d’avoir 19 ans (dans l’année de la Draft), mais ils vont pourtant de plus en plus vite vers la grande ligue.

Beaucoup moins de « seniors », beaucoup plus de « freshmen »

Ainsi, si on représente les joueurs draftés en fonction de l’année et du lieu où il jouait l’année précédente, on voit très bien l’explosion des « freshmen » (en rouge), ces joueurs qui ne jouent qu’un an à l’université, et la chute des « seniors » (en bleu), qui de leur côté ont fini leur cursus universitaire en y jouant pendant quatre saisons.

Au début des années 1990, plus de 80% des joueurs draftés étaient ainsi « seniors », alors qu’ils représentent désormais moins de 20% des joueurs qui sont appelés lors de la Draft.

Evidemment, il est beaucoup plus facile de juger le talent d’un joueur qu’on a vu évoluer durant quatre saisons à la fac, dans un environnement compétitif qui permet plutôt bien de visualiser ses qualités, à la fois techniques, physiques et mentales, que lorsqu’il n’y est passé que quelques mois.

Enormément d’informations mais moins de certitudes qu’avant

Les franchises doivent donc collecter des informations sur des joueurs très jeunes, qui disputent des tournois AAU, entre lycées ou lors des camps organisés par des joueurs professionnels. Sauf que le contexte de ces rencontres n’a rien à voir avec celui de la NBA, et que la marge d’erreur est bien plus grande pour les scouts. D’autant que le nombre de compétitions est beaucoup plus important… et que les franchises se reposent donc sur d’autres experts.

« Beaucoup de gars sont draftés parce qu’ils ont été annoncées sur une Mock Draft depuis un certain temps », explique un scout de l’Ouest. « C’est une sorte de biais de confirmation. Créé par les sites Web et les agents. »

Les franchises NBA n’ont pourtant sans doute jamais collecté autant d’informations sur les prospects qui se présentent à la Draft. Sauf que ces informations sont beaucoup moins sûres qu’auparavant.

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