Aaron Gordon fête aujourd’hui ses 31 ans. Désormais champion NBA avec les Nuggets, l’ancien joueur du Magic reste également associé à l’une des soirées les plus spectaculaires de l’histoire du All-Star Weekend.
Quel est le plus beau Slam Dunk Contest de l’histoire ? Certains citeront les affrontements entre Michael Jordan et Dominique Wilkins en 1985 et 1988, ou les arabesques de Vince Carter en 2000. Mais alors que le concours avait beaucoup perdu de sa superbe, le duel du 13 février 2016 entre Zach LaVine et Aaron Gordon reste, dix ans plus tard, une référence absolue.
Will Barton et Andre Drummond vite écartés, Zach LaVine et Aaron Gordon se retrouvent en finale, et c’est l’ailier du Magic qui commence. Avec l’aide de la mascotte d’Orlando, placée sur un hoverboard, il place un premier dunk incroyable, un 360° avec une main derrière la tête au démarrage. C’est forcément un 50 des juges. Zach LaVine répond par un dunk similaire, un peu moins surprenant mais également impressionnant, et c’est là aussi un 50.
Aaron Gordon prend d’abord l’avantage
C’est à ce moment-là qu’Aaron Gordon va sans doute réussir le plus beau dunk du concours. Toujours aidé par la mascotte du Magic, il récupère le ballon au-dessus de celle-ci, le passe sous ses jambes et dunke, assis dans les airs…
L’impression visuelle est incroyable et Zach LaVine doit répondre avec du lourd. L’arrière sort alors un « windmill » depuis la ligne des lancers. On tutoie les étoiles et, même si ça semble un peu moins dingue, les jurés ne peuvent qu’attribuer un 50. Les deux joueurs sont impossibles à départager et doivent continuer leur duel. Tant mieux !
Aaron Gordon demande alors l’aide d’Elfrid Payton, qui lui lance le ballon sur le côté de la planche, et place un « reverse windmill » à deux mains. C’est encore un 50, alors que Zach LaVine répond avec un nouveau dunk très technique, un « Rider » depuis l’arrière, conclu lui aussi à deux mains. C’est encore un 50 et il faut une deuxième prolongation pour faire la différence.
Zach LaVine en a davantage en stock
Cette fois, le joueur floridien semble un peu à court d’idées et rate deux tentatives en envoyant le ballon sur l’horloge des 24 secondes. Finalement, il place un dunk « à la Dominique Wilkins », un « double pump » arrière puissant.
Mais ses deux ratés et l’impression en baisse par rapport à ses réussites précédentes ne lui offrent qu’un sévère 47. C’est l’occasion pour Zach LaVine de faire la différence et il ne s’en prive pas. En faisant passer le ballon sous sa jambe avec une impulsion légèrement devant la ligne des lancers francs, il oblige les juges à lui offrir un nouveau 50.
« Je ne veux pas rentrer dans les comparaisons, parce que tout le monde va parler de Mike (Jordan), de Dr. J et des autres. Mais je pense qu’on a vraiment fait des choses que personne n’avait réalisées », explique le vainqueur, qui conserve son titre.
Sur les deux premiers dunks de la finale, c’est Aaron Gordon qui avait pourtant l’avantage, Kenny Smith expliquant que ses 50 étaient « meilleurs », mais Zach LaVine avait davantage de dunks dans son répertoire.
« J’étais préparé pour faire quatre dunks mais, pour dire la vérité, il a réalisé des trucs que personne d’autre n’a jamais faits », assure le vainqueur, qui voulait partager son trophée avec son adversaire. « Il a fait deux dunks complètement fous avec la mascotte. Jusqu’au dernier dunk, on s’est poussés mutuellement pour se dépasser. »
Deux défaites qui ont marqué l’histoire du concours
Aaron Gordon aura pourtant une nouvelle occasion de décrocher le trophée. Quatre ans plus tard, à Chicago, il livre un autre concours spectaculaire face à Derrick Jones Jr. Après avoir enchaîné les notes parfaites, il s’incline encore en prolongation, son dernier dunk au-dessus des 2m28 de Tacko Fall n’obtenant qu’un 47 très controversé.
« C’est fini, fini. Je devrais avoir deux trophées ! », lâchera-t-il après cette deuxième désillusion.
Il ne participera effectivement plus au Slam Dunk Contest. Et finalement, Aaron Gordon trouvera bien mieux qu’un trophée de dunkeur. Transféré à Denver en 2021, il transforme progressivement son jeu pour devenir l’un des hommes à tout faire des Nuggets, jusqu’à décrocher le titre NBA en 2023 aux côtés de Nikola Jokic.
Mais dix ans après Toronto, l’image reste intacte : Aaron Gordon assis dans les airs au-dessus de la mascotte du Magic, face à un Zach LaVine contraint de repousser encore et encore ses limites.
| Aaron Gordon | Pourcentage | Rebonds | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Saison | Equipe | MJ | Min | Tirs | 3pts | LF | Off | Def | Tot | Pd | Fte | Int | Bp | Ct | Pts |
| 2014-15 | ORL | 47 | 16:57 | 44.7 | 27.1 | 72.1 | 1.0 | 2.6 | 3.6 | 0.7 | 1.8 | 0.4 | 0.8 | 0.5 | 5.2 |
| 2015-16 | ORL | 78 | 23:53 | 47.3 | 29.6 | 66.8 | 2.0 | 4.5 | 6.5 | 1.6 | 2.0 | 0.8 | 0.8 | 0.7 | 9.2 |
| 2016-17 | ORL | 80 | 29:23 | 45.4 | 28.8 | 71.9 | 1.5 | 3.6 | 5.1 | 1.9 | 2.2 | 0.8 | 1.1 | 0.5 | 12.7 |
| 2017-18 | ORL | 58 | 32:55 | 43.4 | 33.6 | 69.8 | 1.5 | 6.4 | 7.9 | 2.3 | 1.9 | 1.0 | 1.8 | 0.8 | 17.6 |
| 2018-19 | ORL | 78 | 33:45 | 44.9 | 34.9 | 73.1 | 1.7 | 5.7 | 7.4 | 3.7 | 2.2 | 0.7 | 2.1 | 0.7 | 16.0 |
| 2019-20 | ORL | 62 | 32:32 | 43.7 | 30.8 | 67.4 | 1.7 | 5.9 | 7.7 | 3.7 | 2.0 | 0.8 | 1.6 | 0.6 | 14.4 |
| 2020-21 | DEN | 25 | 25:55 | 50.0 | 26.6 | 70.5 | 1.5 | 3.2 | 4.7 | 2.2 | 1.6 | 0.7 | 1.2 | 0.6 | 10.2 |
| 2020-21 | ORL | 25 | 29:26 | 43.7 | 37.5 | 62.9 | 1.6 | 5.1 | 6.6 | 4.2 | 2.0 | 0.6 | 2.7 | 0.8 | 14.6 |
| 2021-22 | DEN | 75 | 31:41 | 52.0 | 33.5 | 74.3 | 1.7 | 4.2 | 5.9 | 2.5 | 2.0 | 0.6 | 1.8 | 0.6 | 15.0 |
| 2022-23 | DEN | 68 | 30:13 | 56.4 | 34.7 | 60.8 | 2.4 | 4.1 | 6.6 | 3.0 | 1.9 | 0.8 | 1.4 | 0.8 | 16.3 |
| 2023-24 | DEN | 73 | 31:28 | 55.6 | 29.0 | 65.8 | 2.4 | 4.1 | 6.5 | 3.5 | 1.9 | 0.8 | 1.4 | 0.6 | 13.9 |
| 2024-25 | DEN | 51 | 28:22 | 53.1 | 43.6 | 81.0 | 1.6 | 3.3 | 4.8 | 3.2 | 1.6 | 0.5 | 1.4 | 0.3 | 14.7 |
| 2025-26 | DEN | 36 | 27:55 | 49.7 | 38.9 | 76.7 | 1.4 | 4.4 | 5.8 | 2.7 | 1.7 | 0.6 | 1.1 | 0.3 | 16.2 |
Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.
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