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Preview Playoffs : Houston (1) – Golden State (2)

Nous y voilà ! Après sept mois d’attente, nous avons enfin droit au duel que tout le monde attend, entre les Warriors et les Rockets. Les champions en titre contre l’équipe construite pour les battre avec les arrivées de Chris Paul, P.J. Tucker et Luc Mbah a Moute pour venir épauler James Harden, Clint Capela et compagnie. Alors que les hommes de Steve Kerr se sont contentés d’attendre les playoffs, la troupe de Mike D’Antoni s’est elle servie de la saison régulière comme d’une répétition générale à ce face-à-face inévitable, décrochant au passage l’avantage du terrain.

Après la dernière confrontation entre les deux équipes, remportée par Houston, Clint Capela n’hésitait d’ailleurs pas à proclamer que les Texans étaient meilleurs que leurs rivaux. Les Rockets sont en pleine confiance. Ils ont dominé la saison, ils présentent un bilan de 50 victoires pour seulement 5 défaites quand James Harden, Chris Paul et Clint Capela sont présents sur le terrain, et la polyvalence de leur effectif en fait l’adversaire le plus dangereux que les Warriors ont eu à rencontrer depuis le Thunder et les Cavs en 2016.

Malgré tout, c’est Golden State qui entame cette finale de conférence avec le statut de favori. Depuis leur retour en playoffs en 2013, ils restent sur 17 séries de playoffs consécutives où ils ont remporté au moins un match à l’extérieur. Depuis l’arrivée de Kevin Durant, ils n’ont perdu que trois matchs de playoffs (un à Cleveland, un à San Antonio, un à La Nouvelle-Orléans), et restent sur 15 victoires de suite en playoffs à l’Oracle Arena, un record NBA.

Si les Rockets sont affamés par la quête de leur premier titre depuis 1995, les Warriors sont eux motivés par la possibilité de réaliser le doublé et de remettre à leur place une équipe trop sûre d’elle à leur goût.

MENEURS

Au fil des années, la dynamique entre Chris Paul et Stephen Curry a pris un virage à 180°. Tous deux originaires de Caroline du Nord, Chris Paul était le mentor de Stephen Curry lors de son arrivée dans la ligue. L’explosion du double MVP et de ses Warriors au détriment des Clippers de CP3 a vu l’élève dépassé le maître. C’est sûrement l’une des raisons qui a décidé Chris Paul à rejoindre James Harden et les Rockets, eux aussi dominés par les Dubs. L’union fait la force.

Dans le Texas, Chris Paul a rapidement trouvé sa place aux côtés de James Harden. Son influence est indéniable. Les Rockets jouent plus lentement que les années précédentes et perdent moins de ballons, deux constantes dans la carrière de CP3. Son arrivée permet également à Mike D’Antoni d’avoir un meneur All-Star sur le terrain pendant 48 minutes et d’alléger la charge de travail et les responsabilités incombant à son coéquipier barbu. C’est lui, avec un Game 5 historique contre le Jazz au tour précédent (41 points, 10 passes, 0 balle perdue), qui a envoyé les Rockets en finale de conférence. C’est la première fois de sa carrière qu’il atteint ce stade des playoffs et il sera évidemment déterminant dans la performance de Houston.

Face à lui, Stephen Curry arrive dans ce duel avec moins de certitudes. Revenu de six semaines d’absence, pour cause de blessure au genou, pour jouer les quatre derniers matchs de la demi-finale de conférence face aux Pelicans, il monte doucement mais sûrement en régime. S’il n’est pas encore à 100% de ses moyens, il en semble proche. Il lui faudra en tout cas toutes ses jambes pour encaisser les assauts offensifs que Houston dirigera à son encontre. Si les deux joueurs seront amenés à défendre l’un sur l’autre, les philosophies défensives des deux équipes les verront également switcher sur d’autres joueurs pour le meilleur et pour le pire.

Égalité

EXTERIEURS

Compte tenu de la physionomie de la série, de la composition du banc de Golden State, et de la personnalité de Steve Kerr, il ne serait pas étonnant de le voir débuter le Game 1 avec Kevon Looney dans le cinq de départ à la place d’Andre Iguodala. C’est pourtant le « Death Lineup » des Warriors qui sera sur le terrain lors de la majorité de cette série et il est grandement possible de le voir débuter lors des matchs suivants. C’est donc ce cinq majeur là que nous préférons prendre en compte.

Après une saison régulière tonitruante qui devrait lui permettre de récolter le trophée de MVP, James Harden a légèrement baissé de pied en playoffs. Ses pourcentages de réussite aux tirs ont chuté de 45% à 40% et de 37% à 34% à 3-points. Face aux Warriors et leur armée de long défenseurs, la marge de manoeuvre de « The Beard » sera plus mince et il faudra garder un œil sur sa sélection de tirs. Il doit rester agressif et provoquer des fautes plutôt que d’enchainer les step-backs de loin avec quelqu’un à ses basques.

Face à lui, Klay Thompson et Andre Iguodala passeront la plupart de leur temps sur le futur MVP. Si Iguodala sera lui laissé ouvert en attaque, Thompson devrait recevoir un traitement de faveur. Plusieurs Rockets, dont Trevor Ariza, devront lui courir après quand ils ne seront pas occupés par Kevin Durant. Klay Thompson a toujours été performant en playoffs face à Houston (2015, 2016) et les Warriors auront besoin de son adresse pour punir la défense texane.

Égalité

INTERIEURS

Contrairement à la série précédente où il a bénéficié d’un avantage de taille certain sur tous ses adversaires directs, Kevin Durant devra cette fois batailler face au trio Trevor Ariza – P.J. Tucker – Luc Mbah a Moute. Et pourtant, malgré les qualités défensives distinctes de ces trois joueurs, l’arsenal offensif de l’ancien d’OKC devrait lui permettre de marquer ses 25/30 points par match. Depuis son arrivée, il est devenu l’assurance tous risques des Warriors et ça devrait de nouveau se vérifier.

À ses côtés, kevin Durant pourra compter sur l’infatigable Draymond Green. Alors qu’il a terminé la série contre les Pelicans avec un triple double de moyenne, il sera amené ici à défendre sur Clint Capela, James Harden ou Chris Paul, tout en protégeant le cercle et attrapant des rebonds pour lancer les transitions dévastatrices des champions en titre.

Côté Rockets, tous les yeux seront braqués sur Clint Capela et P.J. Tucker. Impressionnant lors des deux premiers tours, le Suisse devra continuer au même niveau pour tirer profit de son avantage de taille en attaque et de sa mobilité en défense. P.J. Tucker, au même titre que Green pour Golden State, est l’âme de son équipe. Sa hargne et sa défense seront capitales, tout comme sa capacité à marquer ses tirs ouverts et à créer si les Warriors trappent James Harden et Chris Paul sur pick & rolls.

Avantage : Golden State

LES BANCS

D’un côté comme de l’autre, les rotations devraient être raccourcies tant la marge de manœuvre des deux équipes dans ce duel est mince. Pour Houston, seuls Eric Gordon et Luc Mbah a Moute sont assurés d’avoir un temps de jeu conséquent alors que Nene, Gerald Green et Ryan Anderson pourraient vite s’avérer injouables défensivement. Gordon connait pour l’instant des playoffs en dents de scie et reste sur un piètre 11/54 à 3-points lors de ses sept derniers matchs face à Golden State. Son apport offensif est primordial pour seconder James Harden et Chris Paul. Luc Mbah a Moute sera lui une pièce maitresse de la défense texane et devrait passer son temps sur Durant, Thompson, Iguodala, et Curry.

Pour Golden State, c’est le même constat. Shaun Livingston, Kevon Looney, David West et Jordan Bell seront dans la rotation alors que JaVale McGee, Nick Young, et Quinn Cook auront un temps de jeu limité, et Zaza Pachulia devrait quand à lui rester assis sur le banc. De tous les remplaçants des Dubs, c’est Kevon Looney qui aura le rôle le plus important.

Steve Kerr et son staff sont persuadés qu’il peut en effet être efficace pour changer sur les pick & rolls impliquant James Harden et Chris Paul. C’est une théorie qui demande à être validé…

Égalité

LES COACHES

Comme face aux Spurs et aux Pelicans, Steve Kerr retrouve une vieille connaissance face à lui en la personne de Mike D’Antoni. Collègues à Phoenix, quand Steve Kerr était General Manager et Mike D’Antoni entraineur, ils seront donc rivaux pendant deux semaines avec deux équipes qui jouent un basket diamétralement opposé.

Avec un jeu basé sur des analyses statistiques, Houston est devenu la première équipe de la ligue à prendre en moyenne sur la saison plus de tirs à 3-points qu’à deux points. En ayant des shooteurs qui étirent la défense, ils peuvent ainsi laisser James Harden et Chris Paul jouer en isolation ou sur pick & roll et rechercher les trois types de tirs les plus efficaces, à savoir un lay-up, un 3-points, ou un lancer franc. À l’inverse, Golden State propose un jeu qui repose sur le mouvement du ballon et des joueurs. Si les Warriors étaient l’équipe la plus adroite de loin cette saison, ils ne prennent qu’un tiers de leur tir derrière les 7m25 et n’hésitent pas à tirer à mi-distance.

Si le pragmatisme de Mike D’Antoni peut être un avantage, Steve Kerr a lui plus d’un tour dans son sac et n’hésite pas à innover, comme à Memphis et Cleveland en 2015, s’il en ressent le besoin. Sa capacité d’adaptation, son expérience des grands rendez-vous et la malléabilité de son effectif pourraient faire la différence dans ce duel.

Avantage : Golden State

LES CLÉS DE LA SERIE

Quelle est la défense qui dictera sa loi ? Selon ESPN, cette série est historique car jamais deux attaques aussi efficaces ne s’étaient rencontrées en playoffs. Entre les All-Stars, les tireurs d’élites, les créateurs, et deux des meilleurs tacticiens de la ligue, ce choc a tous les éléments d’un feu d’artifice offensif. Et pourtant, comme le veut l’adage, c’est la défense qui fait gagner les titres. Ça tombe bien, d’après NBA Stats, les deux équipes possèdent les deux meilleures évaluations défensive de ces playoffs (99.3 pour Golden State et 102.1 pour Houston) et c’est de ce côté du terrain que va se jouer la conférence Ouest.

La question des switchs. Il est difficile de pointer du doigt un duel en particulier tant les deux défenses sont adeptes du switch sur les écrans sur et loin du ballon. Il sera d’ailleurs passionnant de suivre ce qu’il se passe loin du ballon pour voir comment chaque équipe se passe les joueurs pour éviter les mismatchs. À plusieurs reprises, néanmoins, Stephen Curry et Clint Capela seront amenés à défendre en isolation sur James Harden et Chris Paul pour le premier, et sur Stephen Curry et Kevin Durant pour le second. Ces duels seront déterminants.

Sur ce point, le genou de Stephen Curry est la grande inconnue. S’il arrive à rester devant ses adversaires ou au moins à leur rendre la vie dure, alors les Warriors s’enlèveront une grosse épine du pied. Si ses mouvements sont par contre moins fluides, alors Houston attaquera le double MVP sans relâche.

La même question se pose pour Clint Capela. Le Suisse a énormément progressé sur ce genre d’action mais il y a une différence entre changer sur un pick & roll « statique » et changer après avoir navigué sur d’autres actions. L’attaque de Golden State représente le test ultime pour lui mais l’intérieur se pose comme l’un des facteurs X incontournables de cette série.

Le « Death Lineup » face à la taille de Clint Capela. Ici encore, la gestion du cas Clint Capela sera déterminante pour Golden State. Que ce soit sur pick & roll ou en aidant sur les un-contre-un de James Harden et Chris Paul, les Warriors subiront l’avantage de taille du Suisse. Il ne serait pas surprenant de voir Steve Kerr jongler avec plusieurs couvertures comme c’était le cas en saison régulière. On verra des trappes, des switchs, des stratégies plus conventionnelles et même Durant sur Capela pour permettre à Draymond Green de venir aider. Pour contrer le peu de balles perdues des Rockets, les Warriors n’auront qu’une idée en tête, forcer des tirs difficiles, prendre le rebond et pousser la balle pour attaquer le talon d’Achille de leur adversaire, leur défense en transition.

Forcer Golden State à sortir de son style. La raison pour laquelle Houston a une réelle chance d’éliminer Golden State vient avant tout de ses progrès défensifs. Ils ont peaufiné leurs automatismes et leur communication toute la saison pour être prêt à relever le défi présenté par l’attaque des Warriors. Le premier match devrait nous donner une bonne indication tant le style de Golden State est unique dans la NBA d’aujourd’hui.

Si les Rockets gardent leur concentration, évitent les erreurs sur les nombreuses coupes et écrans adverses, et jouent physique, à l’image du Thunder en 2016, alors ils pousseront Golden State à passer davantage par Kevin Durant, à privilégier les isolations, et à jouer plus doucement. Cette option limiterait notamment l’impact de Klay Thompson, qui a besoin du mouvement de son attaque pour trouver du rythme.

Cette stratégie requiert toutefois que tous les défenseurs soient sur la même d’onde. James Harden se devra donc d’être irréprochable de ce côté du terrain… À noter que Houston peut également opter pour un cinq de petite taille en décalant Tucker au poste de pivot et en remplaçant Clint Capela par Luc Mbah a Moute si jamais le Suisse est à la peine.

EN SAISON REGULIERE

Houston 2-1

17 octobre : Golden State – Houston (121-122)
4 janvier : Houston – Golden State (114-124)
20 janvier : Houston – Golden State (116-108)

VERDICT

Houston a joué la saison régulière avec un objectif en tête, avoir l’avantage du terrain face aux Warriors. C’est chose faite mais cet avantage arrive avec la pression de devoir gagner les deux premiers matchs. Une chose est sûre, si les Warriors n’ont jamais démarré une série à l’extérieur depuis l’arrivée de Steve Kerr, ils ont hâte de venir à Houston pour envoyer un message aux Rockets et au Toyota Center.

Dos au mur à l’extérieur, ils ont toujours su répondre présent. À Memphis en 2015 en étant menés 2-1, à Cleveland en 2015 lors des Game 4 et 6, à Portland en 2016 pour le retour de Stephen Curry, et à OKC également en 2016 en étant menés 3-2. Dans ces circonstances, les Warriors trouvent le moyen d’élever leur niveau de jeu, de perdre moins de ballons, et de défendre comme des morts de faims. Il serait surprenant de les voir rentrer du Texas sans victoire.

Cette série s’annonce passionnante, à rebondissements mais les Warriors semblent être légèrement au-dessus. Ils ont un vécu collectif inestimable et c’est peut être l’équipe la mieux armée pour défendre James Harden et Chris Paul. Les Rockets arriveront peut-être à ralentir les « Splash Brothers » mais quid de Kevin Durant ? C’est la question pour Houston.

CALENDRIER

Game 1 : à Houston, lundi 14 mai (à 3h00)
Game 2 : à Houston, mercredi 16 mai (à 3h00)
Game 3 : à Golden State, dimanche 20 mai (à 2h30)
Game 4 : à Golden State, mardi 22 mai (à 3h00)
Game 5 : à Houston, jeudi 24 mai (à 3h00)**
Game 6 : à Golden State, samedi 26 mai (à 3h00)**
Game 7 : à Houston, lundi 28 mai (à 3h00)**

**si nécessaire


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