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Atlanta, Phoenix, Charlotte, San Antonio… Boris Diaw raconte ses 1000 matches en NBA

NBA: NOV 20 Jazz at NuggetsActuellement dans sa 14e saison NBA, Boris Diaw en a fait du chemin depuis sa draft en 2003, en 21e choix. De ses débuts à Atlanta à l’apogée du titre NBA chez les Spurs, en passant par les abysses chez les Bobcats, Diaw a quasiment tout connu dans la Grande Ligue américaine, et il vient d’atteindre le cap des 1 000 matches en carrière.

Pas tout à jeter à Atlanta

En bon vétéran, il a forcément des tonnes d’anecdotes à raconter, ayant notamment fait partie de l’équipe mythique des Suns aux côtés de Steve Nash et Mike D’Antoni. Mais commençons par le commencement, du côté de la Géorgie, sous la houlette de Terry Stotts

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« La première année était bien à Atlanta », souligne Boris dans le podcast de Zach Lowe. « Ce qui était dur, c’était l’alchimie dans l’équipe et tout ça. Mais j’avais une bonne relation avec le coach. Il avait joué en Europe, en France. Il me comprenait, il comprenait ma manière de jouer, ma philosophie. Après, c’est la deuxième année où ça ne s’était pas bien passé. »

De fait, après l’éviction de Stotts, c’est Mike Woodson qui a pris sa place aux commandes des Hawks. Et avec lui, c’est une toute autre philosophie de jeu qui va prédominer…

Tant et si bien que Boris, à la fin de sa deuxième année chez les Hawks, globalement ratée à 5 points et 3 rebonds en 18 minutes de jeu, préfère carrément déclarer à Woodson que leur collaboration est vouée à l’échec.

« Oui. Un truc comme ça. Pas directement non plus. Ce n’est pas ce que j’ai dit en premier pendant notre entretien. On a parlé de plein de choses avant. Il m’a dit ce que j’avais fait de bien, de moins bien, ce qui se passait pour l’équipe. Et à la fin de l’entretien, on était arrivé à un accord mutuel pour dire qu’il n’était pas le genre de coach qui me convenait, en termes de relationnel. Je reste professionnel. Si je devais rester et jouer pour lui, je l’aurais fait. En fait, il m’a dit ce que je devais faire pour jouer pour lui, et je lui ai répondu que ça ne marcherait pas pour moi. »

Arizona dream

Envoyé à Phoenix, Boris Diaw va enfin pouvoir s’exprimer pleinement dans le jeu ouvert prôné par Mike D’Antoni. Le français complètement méconnu crève l’écran avec 13 points, 7 rebonds et 6 passes de moyenne. Il devient « 3D » aux côtés de Steve Nash, Shawn Marion ou Raja Bell (Amare Stoudemire est alors blessé). Et il est élu meilleure progression de la saison, une première pour un Frenchy !

S’ensuivent trois belles saisons remplies, avec des playoffs à chaque fois… mais pas de titre malgré une finale de conférence en 2006 et des équipes ambitieuses chaque année. En 2007, le sort s’acharne avec cette sortie de route controversée face aux Spurs, quand Nash se fait envoyer balader sur une énorme faute de Robert Horry. Cela résultera sur une double suspension pour Diaw et Stoudemire. Et une élimination des Suns.

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« Je m’en souviens, bien sûr. Et pour info, je me suis levé du banc, mais je suis resté sur le côté. Je n’ai pas mis le pied sur le terrain. Je me suis levé pour voir ce qui se passait avec Steve. Parce que lui comme moi, on a des problèmes de dos. Quand je l’ai vu tomber comme ça, sur le dos, je voulais voir si ça allait. Je ne me suis pas levé pour aller me battre. Ce n’est pas le genre de trucs que je fais ! Mais apparemment, je suis allé trop loin sur le bord du terrain. J’aurais dépassé la chaise du coach… »

Plutôt pacifique comme mec, Diaw avoue ne pas trop ressasser les histoires passées. « Ce qui est fait est fait », balance-t-il laconique. Mike D’Antonio licencié après un nouvel échec en playoffs l’année suivante, Diaw connaîtra rapidement la main de fer de Terry Porter dans l’Arizona.

La collaboration entre les deux hommes ne se passe pas très bien. En l’occurrence, Boris Diaw n’aimait pas qu’on lui reproche de prendre un tir ouvert. Du coup, pendant tout un match, Boris s’est fait un malin plaisir à ne prendre aucun tir.

« Ce n’était pas spécialement pour rendre furieux Terry Porter mais plutôt pour sa critique de ma prise de décision. C’est vrai que le match suivant, je ne voulais pas prendre de tir. Je comprends quand on dit que ce n’est pas un bon tir et qu’il ne fallait pas le prendre parce que c’était un tir compliqué. Mais si je prends un tir ouvert et que je ne le mets pas. Je ne sais plus vraiment ce qu’est un bon tir ! Quand on est sur le terrain, on doit prendre des décisions. Mais si on me critique parce que j’ai pris la décision de prendre un tir ouvert, alors je ne prendrai plus du tout de tir… »

A Charlotte… et aux fraises !

Envoyé chez les Bobcats, Diaw connaît alors un tout autre rythme. Après le faste des Suns et les playoffs chaque saison avec un double MVP comme coéquipier, Diaw déchante en Caroline du Nord. Notamment pour son ultime saison, heureusement pas terminée avec les Bobcats, terminée à 7 victoires pour 59 défaites aux côtés de Kemba Walker, alors rookie.

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« C’était difficile. En termes de philosophie de jeu, ce n’était pas du tout ça. C’était la saison après le lockout, donc on n’avait pas non plus beaucoup de temps pour apprendre à se connaître et trouver du liant. On n’était pas prêt mais il fallait jouer et on perdait beaucoup de matchs. En jouant un style de jeu qui n’est pas vraiment celui que j’apprécie. Je passais beaucoup de temps avec Eduardo Najera à l’époque. Et puis DeSagana Diop. »

Pas forcément très trépidante au niveau basket, même s’il y aura bien une série de playoffs (un sweep du Magic au premier tour en 2010), Boris Diaw s’occupe hors-terrain. Il investit dans un premier business à Charlotte, un pub appelé le Mortimer.

« C’était vraiment cool parce que j’allais au match avec mon segway. Je m’arrêtais dans mon pub avant le match. J’allais au match. Et après, je repassais par le pub avant de retourner chez moi, à quelques blocks de là. Je vivais en segway. »

Une aventure réussie qui le convainc d’en remettre une couche. Dans un autre style.

« J’en ai ouvert un autre juste après mon départ. Ça s’appelle Leroy Fox et ce sont des burgers un peu gourmets, dont un avec du foie gras. »

Le Graal chez les Spurs

Sauvé du naufrage de Charlotte en 2012 par un transfert à San Antonio, Boris Diaw revit sous la tunique noire et grise des Spurs. Déjà, il peut à nouveau faire équipe avec Tony Parker, son pote depuis l’INSEP. Et puis, San Antonio, c’est la culture de la gagne !

« C’était vraiment super, c’est clair. Gagner le titre, aller en finale deux fois de suite. C’était forcément beaucoup de plaisir. Pop nous avait montré cette fameuse action contre OKC en nous disant que c’était ça, le basket des Spurs, celui qu’on voulait pratiquer. (…) Mais en termes de plaisir, d’attaque, de passes, on a eu aussi pas mal de matchs assez énormes avec Phoenix. »

NBA: NOV 21 Spurs at CelticsCertes, mais c’est bien avec les Spurs que Boris accède enfin au Graal. Après une finale perdue en 2013, San Antonio revient encore plus fort l’année suivante et remporte le titre… en démontant littéralement le Heat de LeBron James et compagnie. Les Spurs sont alors au sommet de leur art !

De San Antonio, Diaw rapporte cette fameuse ambiance collégiale qui existait dans les vestiaires, notamment avec son groupe de « gourmets » qui testaient un restaurant à chacun de leur déplacement : Manu Ginobili, Tiago Splitter et Patty Mills pour le noyau dur. Mais dans le groupe élargi des Spurs, ça rigolait bien aussi.

« Chip [Engelland, le « docteur du tir » à San Antonio] a mis cette photo [où Boris boit un verre de vin] derrière le panneau parce qu’il trouvait que c’était une photo amusante. Et c’était bien une photo amusante. Il a fait ça et puis après, il fallait qu’il trouve autre chose. Donc il a été piocher dans le livre que j’ai fait avec National Geographic. J’ai fait des safaris chaque été pendant huit ans et je prenais des photos pour ce bouquin : Hoops to Hippos. Il disait que ça avait fait sensation sur internet, et ce dont il parlait, c’était un hippopotame qui pète. Et donc, à chaque fois que je finissais ma séance de shoot, pour le dernier tir réussi, il prenait l’hippopotame et le faisait péter. Pour chaque fin de séance et au début aussi. »

Et après la NBA ?

Désormais dans l’Utah pour la cinquième étape (la dernière ?) de son périple américain, Boris Diaw poursuit son petit bonhomme de chemin en NBA. Avant un dernier tour de piste en France avec Tony ?

« Lui a dit ça… mais pas moi [rires] ! Je pense que ça sera difficile. Personnellement, si je prends la décision d’arrêter, j’arrête. J’ai toujours dit que je jouerai aussi longtemps que possible. Si j’arrête, c’est parce que je ne pourrai plus physiquement être en capacité de jouer. »

Actuellement en train de faire construire son propre catamaran (qu’il appellera tout simplement Babac), sur lequel il projette de passer huit mois de l’année à voyager au gré des flots, Boris Diaw n’est pas encore prêt pour lever les voiles. Il vient à peine de faire sa pendaison de crémaillère dans sa nouvelle demeure sur la colline à Salt Lake City…

Aux côtés de Rudy Gobert et une équipe talentueuse du Jazz, Boris Diaw n’a certainement pas fini de nous faire apprécier sa philosophie généreuse du basket et son flair génial pour le jeu.

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