Pariez en ligne avec Unibet
  • DEN1.94HOU1.87Pariez
  • SAN2.23TOR1.66Pariez
  • 100€ offertsLa suite →

Kwame Brown, l’espoir brisé

kwame-brownAvant de devenir numéro un de la draft en 2001, puis un des busts les plus retentissants de l’histoire, Kwame Brown a longtemps flirté avec l’idée d’aller jouer pour Billy Donovan à l’université de Florida. Le gentil géant avait effectivement apposé sa signature sur une lettre d’intention qui venait confirmer la relation informelle de maître à disciple qu’entretenaient les deux hommes depuis à peu près deux années.

Kwame Brown voulait jouer à la fac de Florida

Mais au fur et à mesure des workouts d’avant-draft, la cote de Kwame Brown a continué de monter en flèche, grillant la politesse à deux autres intérieurs tout juste sortis du lycée, Tyson Chandler et Eddy Curry, qui étaient projetés comme les candidats indétrônables au premier choix de la draft NBA.

Restait un problème : convaincre Kwame Brown lui-même que son propre choix de faire le grand saut était le bon.

« Au fond de son coeur, il voulait vraiment aller à l’université, » avance Billy Donovan sur ESPN, qui rapporte les propos de Jonathan Abrams dans son nouvel ouvrage intitulé, Boys Among Men. « Je pense qu’il savait qu’il n’était pas prêt. Il devait y aller [en NBA]. Il le faisait vraiment pour sa famille. Mais les petites choses l’inquiétaient surtout [comme où habiter, comment laver son linge]. Il passait d’un extrême à l’autre. »

À 18 ans tout juste, sans repère aucun, Kwame Brown a fini par céder aux sirènes de la NBA, contrat juteux à la clé. Mais d’une certaine manière, le jeune prodige savait qu’il signait là son arrêt de mort professionnel…

« Coach, je ne veux pas [aller en NBA], » confiait-il à Billy Donovan avant le tourbillon de la draft. « Si je suis le numéro un de la draft, je sais qu’il y aura d’immenses attentes. Je suis si loin d’être le premier choix de la draft. Je ne suis pas prêt pour ça. »

Pour sortir sa famille de la misère

Septième marmot d’une fratrie de huit, Kwame Brown n’avait pas beaucoup de modèles positifs dans sa famille. Deux de ses grands frères ont ainsi écopé de lourdes peines de prisons, ayant suivi en cela les traces néfastes de leur paternel, condamné lui pour homicide volontaire sur sa petite amie, après des années d’addiction à des drogues dures.

Alors que sa maman, Joyce, voulait que son fiston aille d’abord, et avant tout, sur les bancs de la fac, elle aussi a fini par se laisser convaincre. Les contrats mirobolants de la NBA allaient donner à l’ensemble de la famille une porte de sortie à la misère et la pauvreté. D’où l’incomparable sensation de bonheur ressenti alors par le jeune Kwame, enseveli sous un concert de louanges tous azimuts.

« Si tu me draftes, je te promets que tu ne le regretteras pas, » avait-il alors déclaré, sémillant et optimiste, à Michael Jordan.

Gamin agréable, curieux et optimiste, Kwame Brown a été confronté, trop jeune, à la réalité du business de la NBA. Radieux avant le processus de draft, il a radicalement changé d’attitude après. Après avoir été choisi par les Wizards en premier choix. Et surtout, après avoir été mis à l’épreuve par Michael Jordan durant le camp d’entraînement.

Littéralement brisé par Sa Majesté au quotidien (un constat confirmé par Kobe Bryant plus tard), rabaissé plus bas que terre, il devait en plus assumer la pression médiatique qu’il craignait explicitement avant même de se lancer dans le processus de draft.

De gamin brisé à adulte blasé

Livré à lui-même, à 18 ans et passablement abîmé par la rudesse de Michael Jordan, Kwame Brown a finalement servi de contre-exemple. Celui du joueur arrivé trop tôt en NBA. Celui du phénomène physique qui n’a jamais développé l’arsenal technique. Celui du gamin enjoué qui, brisé par la machine, est devenu un adulte blasé, moqué par tous, et en toutes circonstances.

« Maintenant que trois personnes ont réussi à le faire, tout le monde pense en être capable, » déclarait un jeune Jermaine O’Neal (prescient) en 1997, repris par le Daily Beast. « Il va falloir que quelqu’un se rate pour que tout le monde se rende compte que tout le monde n’est pas prêt à aller jouer en NBA [à la sortie du lycée]. »

Au final, la carrière de Kwame Brown a été celle d’une éternelle déception. Le pivot que l’on espérait voir devenir un nouveau Kevin Garnett n’a jamais pu développer son jeu extérieur, ou en tout cas poser de solides bases à son jeu au poste bas, du fait d’une confiance en lui briséen et par une hygiène de vie jamais bien stabilisée. Des problèmes qui remontent tous à sa fameuse décision de l’été 2001…

En douze saisons NBA, il présente 7 points, 5 rebonds en 22 minutes de moyenne. Les chiffres d’un pivot moyen. Un grand écart vertigineux par rapport aux attentes projetées pour ce lycéen de Géorgie qui faisait baver tous les recruteurs.

A lire aussi
Commentaires
Forum (et HS)  |   +  |   Règles et contenus illicites  |   0 commentaire Afficher les commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Washington Wizards en 1 clic

Toute l’info en continu

Afficher les actus suivantes

Les + partagés

Afficher la suite des + partagés