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Portrait | Merci, merci, Jerome Kersey

NBA – Décédé il y a six ans à seulement 52 ans, Jerome Kersey était un élément majeur des Blazers de la grande époque, deux fois finalistes NBA face aux Pistons et aux Bulls. Il remportera finalement un titre avec les Spurs.

kersey

Quand il déboulait à toute vitesse en contre-attaque pour aller placer une attaque vicieuse sur le cercle, Jerome Kersey faisait s’exclamer le commentateur radio des Blazers, Bill Schonely: « Mercy, Mercy, Jerome Kersey« . Implorant l’indulgence aussi bien pour ses adversaires que pour le matériel, Schonely avait inventé là un des slogans qui allaient résonner pour longtemps dans la ville de Portland.

Mort à 52 ans en février 2015, quelques jours avant Anthony Mason, un autre ailier tout en muscles, Jerome Kersey était l’ambassadeur des Blazers. Passant 11 de ses 17 saisons en NBA à Rip City, Kersey faisait bel et bien partie des meubles en Oregon. Intronisé au Hall of Fame de l’Etat en 2008, l’ailier issu de Virginie partait pourtant de très loin. En 1984, lors de la Draft la plus chargée de l’histoire, Kersey est un illustre inconnu qui sort d’une « université pour femmes ».

Il donne tort au grand Jack Ramsay

« Je l’avais appelé ‘cette université pour femmes’. » explique Schonely dans l’Oregonian. « Mais je savais qu’il allait être unique. Les fans l’ont aimé dès le début. Dès qu’il est sorti de cette université pour femmes, il a été apprécié. Les fans des Blazers ont eu beaucoup de chouchous à travers les années mais lui, il est le le chouchou aux yeux des fans. Jerome Kersey était le numéro 1. »

kersey dunk

Le garçon est tanké mais le joueur semble encore à polir. En tout cas, c’est ce que le grand Jack Ramsay pense de lui pour son tout premier entraînement, juste après la draft. « Il est venu vers moi et m’a dit: ‘je ne pense pas que tu sois prêt pour jouer dans mon équipe encore. On va t’envoyer à l’étranger. » raconte Kersey dans l’Oregonian.

Mais le joueur de Division II en NCAA, né le 26 juin 1962 à Clarksville en Virginie, va vite donner tort au légendaire coach de Portland. Travaillant d’arrache-pied pendant l’été, Kersey arrive en pleine forme au camp d’entraînement des Blazers. Et le pestiféré sort les coudes. « Je ne pensais pas qu’il allait intégrer l’équipe. » se remémore Clyde Drexler. « Mais il est arrivé très fort et a bougé chaque joueur dans l’équipe. Et il était comme une éponge. Il a tout assimilé en un clin d’oeil. »

Le cauchemar des stars des années 1990

Véritable boule d’énergie, Jerome Kersey a construit sa réputation dans la ligue grâce à sa férocité en défense comme en attaque. N’hésitant pas à bouler, pousser ou agripper, Kersey était un véritable poison pour son adversaire direct, comme sur ce contre énorme sur Larry Bird qu’il ratatine au passage. Mais Larry Legend n’est pas le seul à avoir goûté aux foudres de l’ami Jerome.

« Dominique Wilkins est venu me voir un soir et m’a demandé: ‘Il a mangé quoi celui-là ? Il est obligé de jouer aussi dur ? » poursuit The Glide. « Et j’ai répondu: ‘Nique, il fait ça à tout le monde.’ Il y avait une énorme dose de respect à travers la ligue pour Jerome. Croyez-moi, les gars qui devaient se le coltiner savaient bien qu’il leur fallait bien dormir avant de l’affronter. »

A plus de 10 points de moyenne au scoring entre 1986 et 1993, Kersey était surtout le joueur d’équipe par excellence. Avec Clyde Drexler, Terry Porter, Buck Williams et le regretté Kevin Duckworth, il formait la féroce équipe des Blazers qui a dominé le passage entre la fin des années 80 et le début des années 90. Celle qui s’est cassée les dents en finale NBA à deux reprises en 1990 et 1992. Evidemment un des plus grands regrets de Jerome.

« Pour la saison 1990-91, on avait une équipe à 63 victoires pour 19 défaites et on a perdu en finale de conférence contre les Lakers. Je parle souvent à BJ Armstrong qui était dans l’équipe des Bulls [qui a remporté le titre en 1991, ndlr], et il me l’a dit: ‘On était bien content que les Lakers vous aient battus cette année-là. » On allait les battre, on avait une superbe équipe cette saison. On avait déjà trouvé notre unité pour notre première année en 1990 mais on était encore plus fort l’année suivante. »

En duel avec Michael Jordan au Slam Dunk Contest

Toujours placés mais jamais sacrés, les Blazers de l’ère Drexler avaient pourtant tout en magasin, armés sur toutes les lignes et à tous les postes. Kersey était le défenseur d’élite et le facteur X en attaque. Il ne lésinait pas sur les tâches défensives mais son écot offensif était surtout le fruit de son énergie communicative. Formidable athlète, Kersey a également obtenu ses lettres de noblesse en NBA avec plusieurs participations remarquées au Slam Dunk Contest. A la Grande Epoque.

kersey spurs

Déjà présent en 1986 (avec un dunk en très haute altitude, avec passe contre la planche), Kersey sera présent trois années d’affilée jusqu’en 1988. Finaliste en 1987, il estime même avoir été victime d’un crime de lèse-majesté. Eh oui, et face à sa Majesté en sus !

« En 1987, je pense que oui. Le truc, c’est qu’ils nous ont dit qu’on ne pouvait pas faire deux fois le même dunk. Et c’est ce que Jordan a fait [avec deux dunks de la ligne des lancers, ndlr]. C’était un bon duel mais en fait, moi je pense que c’est Terence Stansbury qui aurait dû être en finale contre moi. »

Comme son coéquipier, Clyde Drexler, Kersey n’aura pas la chance de soulever le trophée du concours de dunks. Mais comme Drexler, il aura le privilège d’enfiler une bague de champion en fin de carrière dans le Texas, l’un à Houston, l’autre à San Antonio.

Pas forcément élégant, ou même habile à son arrivée dans la ligue, Kersey a appris à affiner son jeu au fur et à mesure des années. Et avec un tir en suspension amélioré, l’ailier des Blazers a tourné à 19 points en 1987-88. En fait, cette campagne là est tout simplement magnifique avec 19 points, 8 rebonds, 3 passes, 2 interceptions et 1 contre de moyenne.

« Mon rôle, c’était de faire le sale boulot. Partir en contre-attaque, plonger sur les ballons, aller chercher les rebonds. » expliquait sobrement Jerome après sa carrière terminée.

L’ambassadeur des Blazers… parti trop tôt !

jerome-kersey

Enfant chéri de Rip City, Kersey a cependant fini sa carrière à Milwaukee, après une petite tournée des Etats-Unis et 5 clubs en 6 ans. Passé par les Spurs, Kersey sera du tout premier sacre des texans, aux côtés de tours jumelles de l’Alamo : David Robinson et Tim Duncan.

Revenu à Portland pour sa retraite sportive, Jerome Kersey s’est d’abord frotté au coaching, en tant qu’assistant, sous la houlette de son ami, Terry Porter, alors que ce dernier était à la tête des Bucks. Mais rapidement, Kersey a souhaité revenir là où il se sentait le mieux. Dans la vallée de la rivière Columbia.

Le vibrant hommage des Blazers en son honneur en est la preuve ultime: Jerome Kersey était adoré en Oregon. Eh oui, Rip City s’écrie : « Merci, merci Jerome Kersey ! »

Son parcours retracé à l’occasion de son entrée au HOF de l’Etat d’Oregon

 

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