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Basket USA fête les 30 ans de LeBron James en 30 dates

NBA: New York Knicks at Cleveland CavaliersCe 30 décembre, LeBron James fête ses 30 ans, après une année 2014 qui l’aura vu perdre ses titres de MVP et de champion NBA, mais aussi revenir à Cleveland.

En quittant le Heat, James a mis fin à une période dorée de sa carrière. Quatre saisons pendant lesquelles il a dominé la ligue comme peu de joueurs l’ont fait dans l’histoire. Désormais parti écrire la fin de son chapitre, déchiré en 2010, avec les Cavaliers, l’ailier est toujours au sommet de la NBA, 11 ans après avoir posé ses premières sneakers sur les parquets.

Mais bien avant la NBA, il y a eu l’exposition médiatique, le lycée, les contrats publicitaires. James a eu des hauts et des bas avec parfois une image contrastée et une attitude décriée. Avant d’être désormais considéré comme l’un des plus grands joueurs de tous les temps, il a été le plus détesté, l’un des plus critiqués aussi. Un parcours unique, comme le joueur et l’homme.

Retour donc en 30 dates sur le parcours de LeBron James.

18 février 2002

LeBron James rentre dans la cour des grands ce 18 février 2002, en faisant la couverture du magazine sportif le plus prestigieux du monde : Sports Illustrated. Un basketteur lycéen de 17 ans en une de l’hebdomadaire, c’est inédit. Le titre est aussi puissant que le contexte : « l’Elu ». James est alors propulsé dans la presse US comme le lycéen le plus médiatique de l’histoire. Les espoirs placés en lui sont énormes, il sera le futur numéro 1 de la draft et amené à remplacer Michael Jordan dans le cœur des fans.

Mai 2003

La seconde étape, après la couverture de Sports Illustrated, avant la NBA. Parmi les meilleurs lycéens de l’histoire, James va découvrir la NBA dans quelques mois. Nike ne manque pas l’occasion de rapprocher le phénomène à Jordan en lui proposant un contrat. Mais les temps ont changé depuis Jordan et son contrat en 1984, l’année de naissance de James. L’ex joueur de St Vincent St Mary High School signe pour un contrat de 90 millions de dollars sur 7 ans ! James pensait d’abord signé avec Reebok mais c’est Nike qui réussit un coup historique : mettre près de 100 millions de dollars sur joueur qui n’a pas encore joué le moindre match professionnel.

26 juin 2003

Le mois suivant, c’est le grand jour. James est à New York, au Madison Square Garden, pour la draft. Les Cavaliers de Cleveland ont le premier choix et le doute ne dure que quelques secondes : ils vont choisir James, d’abord pour ses performances sportives, mais aussi parce que c’est un enfant de l’Ohio. James vient, en effet, d’Akron à quelques kilomètres de Cleveland. Premier appelé par David Stern, il enfile sa casquette estampillée Cavs sur sa tête, sert la main à Stern, affublé d’un costume blanc. L’aventure NBA peut commencer.

29 octobre 2003

James est enfin sur le terrain pour son premier match. Entouré de cameramans pendant son échauffement, son premier match est l’un des plus attendus de l’histoire : que vaut vraiment le phénomène, qui doit sauver Cleveland ? À Sacramento, il passe 42 minutes sur le parquet, marque 25 pts, donne 9 passes, prend 6 rebonds et vole 4 ballons. Les Cavaliers s’inclinent, mais l’essentiel est ailleurs : James est très fort.

https://www.youtube.com/watch?v=oq8b19sktHQ

20 avril 2004

Avec 508 pts de la part des votants, il remporte le titre de rookie de l’année devant Carmelo Anthony. Les Cavaliers ne font pas les playoffs, mais James a survolé son sujet et marqué l’histoire. Il est, à l’époque, le troisième joueur de l’histoire à tourner à plus de 20 pts, 5 rebonds et 5 passes par match pour sa première année. Les deux autres joueurs sont Oscar Roberston et Michael Jordan (ndlr : le 4e sera Tyreke Evans). Il est aussi devenu le plus jeune joueur de l’histoire à marquer plus de 40 pts (41 contre New Jersey) et surtout Cleveland a gagné deux fois plus de matches qu’en 2002-2003 (35 victoires contre 17).

19 janvier 2005

Contre Portland, il réalise le premier triple double de sa carrière. Avec 27 pts, 11 rebonds et 10 passes, il devient, là encore, le plus jeune joueur de l’histoire à réussir cela. Il va y prendre goût et trois jours plus tard seulement, il réitère son exploit contre Golden State. Depuis cette date, James a réalisé 33 triple double en saison régulière, soit le 7e meilleur total de l’histoire de la NBA.

20 février 2005

Il avait marqué les esprits lors du rookie game à Los Angeles, et son nom avait circulé pour jouer le All Star Game. Mais cette fois-ci, pas de doute, James est All Star pour l’édition de Denver. Mieux, il est plébiscité par les fans, il est donc titulaire. Aux côtés de Shaquille O’Neal et Allen Iverson et face à Kobe Bryant et Tim Duncan, il côtoie les meilleurs joueurs de l’après-Jordan. Timide, mais pas impressionné pour autant, il joue juste et pour les autres : 13 pts, 8 rebonds et 6 passes.

20 mars 2005

Après l’un des pires matches de sa jeune carrière contre Philadelphie (3/20 au shoot), James arrive à Toronto avec l’envie de se racheter. Il marque 16 pts en premier quart temps, et en est à 29 à la mi-temps. 9 de plus après la pause et 18 en dernier quart temps, le calcul est fait : 56 pts ! À 20 ans et 80 jours, aucun joueur n’avait autant marqué de points, avec en plus 10 rebonds et 5 passes. La victoire n’est pas au bout de l’exploit, mais près de 8 ans après, cela reste sa marque référence en terme de scoring.

https://www.youtube.com/watch?v=zAf3wJduer8

22 avril 2006

James n’a jamais, pour l’instant, manqué ses débuts, que ce soit son premier match ou son premier All Star. Après deux ans de disette, le voici enfin en playoffs. La première rencontre est à domicile contre Washington, et l’ailier des Cavs sort le grand jeu : un triple double. 32 pts, 11 rebonds et 11 passes, une performance quasi unique, puisque seuls Magic Johnson, en 1980, et Johnny McCarthy, 20 ans avant, avaient réalisé une telle prouesse pour leurs débuts en playoffs.

31 mai 2007

Cleveland, en finale de conférence contre Detroit, lutte mais s’offre un 5e match pivot. Menés 2-0, les Cavs sont revenus dans la série, le match 5 au Palace d’Auburn Hills est donc décisif. C’est alors le match le plus important de sa carrière. Il ne manque pas le rendez vous avec 48 pts, dont 29 des 30 derniers points des Cavs et même les 25 derniers ! Un véritable show, comme peu de joueurs en ont proposé dans l’histoire. Le panier de la gagne à la fin de la seconde prolongation et voici James entré dans la légende des playoffs. Avant son chef d’œuvre de 2012 à Boston, c’était probablement son meilleur match en carrière.

14 juin 2007

Mais deux semaines après cet exploit historique, James est ramené sur terre par des Spurs terrifiants de réalisme. En Finale pour la première fois de sa carrière, James est fatigué, pas encore à la hauteur et une finale transformée en guerre de tranchées ne l’aide pas beaucoup. Les Spurs et leur défense sont trop forts pour lui. Avec 22 pts par match, James ne décolle jamais en finale, même si les Cavs ne sont pas loin de prendre leurs deux matches à domicile. Un sweep en forme de constat : James est fort, unique même, mais il lui manque un petit quelque chose dans son jeu pour devenir le meilleur.

Mars 2008

James prend de plus en plus de place dans la culture américaine. Il devient le troisième homme, et le premier noir, à faire la couverture de Vogue avec la mannequin Gisele Bündchen. Il prend place dans l’histoire du magazine aux côtes de Richard Gere et George Clooney. Même si le fait que James porte Bündchen comme le monstre King Kong crée la polémique, le symbole est fort.

23 août 2008

Au terme du plus grand match de l’histoire du basket, Team USA bat l’Espagne et remonte sur le toit de l’Olympe. Si James n’a pas été exceptionnel pendant la finale, laissant Dwyane Wade et Kobe Bryant assurer le scoring et les actions clutchs, il a cependant été impeccable dans son attitude. Une première pour lui avec l’équipe nationale. Déjà des campagnes d’Athènes 2004 et du Japon en 2006 pour les championnats du monde, James était sur la sellette avant les Jeux à Pékin. Son attitude et ses habitudes ne plaisent pas. Sous la pression, il cède et se plie aux règles pour gagner sa première médaille d’or.

4 mai 2009

Auteur d’une saison exceptionnelle : 28.4 pts, 7.6 rbds, 7.2 pds, 1.7 interception et 1.1 contre, il devient l’un des rares joueurs avec Dave Cowens, Scottie Pippen et Kevin Garnett, à être le leader dans toutes les catégories statistiques de son équipe. Les Cavaliers réalisent la meilleure saison de leur histoire avec 66 victoires – 16 défaites, et un énorme 39-2 à domicile. Logiquement il est élu MVP à 24 ans. Les votants lui donnent 109 premières places sur 121 et il devance Kobe Bryant.

2 mai 2010

Quasiment un an jour pour jour, James réalise le doublé avec un second titre de MVP à 25 ans. Cette fois-ci, les votes sont encore plus favorables avec 116 premières places sur 122 votes. Il devient le 10e joueur de l’histoire à réussir le doublé. Il devient le meilleur ailier passeur de l’histoire sur une saison avec 8.6 passes par match et les Cavaliers sont encore une fois au sommet de la NBA. Il avait aussi obtenu plus de 2.5 millions de votes pour le All Star Game, une première dans l’histoire.

11 mai 2010

Face aux Celtics, James et Cleveland disputent un match 5 décisif à la Q Arena. Mais James passe complètement à côté de son match. Il ne marque que 15 pts à 3/14 au shoot et semble absent. Aucun sentiment de révolte, aucune envie d’éviter l’humiliation, James n’est pas James et Cleveland subit la pire défaite à domicile de son histoire en playoffs : 88-120 ! On ne le sait pas encore, mais c’est son dernier match à Cleveland en tant que Cavalier. A l’époque…

13 mai 2010

Deux jours plus tard, James joue le match le plus important de sa carrière. Une défaite ferait tomber la meilleure équipe de la ligue, et son MVP, depuis deux ans en demi-finale de conférence alors que les Cavs étaient programmés pour jouer les Lakers en Finales. James réalise un triple double (27 pts, 19 rebonds et 10 passes) mais perd 9 ballons. Boston s’impose, et James malgré son gros match statistique n’a pas été à la hauteur. Il quitte le terrain et enlève son maillot dans les couloirs du TD Garden. Une page se tourne.

8 juillet 2010

Il a fait attendre la planète basket pendant plusieurs jours et, enfin, il va annoncer le nom de sa nouvelle équipe. En direct sur ESPN, il explique qu’il rejoint Miami, Dwyane Wade et Chris Bosh. Miami exulte, Cleveland pleure et tombe dans une colère viscérale envers son ancienne idole. Des maillots du King sont brûlés, des publicités de James sont détournées, James est devenu un paria. Son image publique est abîmée et son image sportive aussi : il a choisi la facilité en rejoignant Wade et Bosh pour gagner un titre alors qu’il en avait promis un à Cleveland.

20 février 2011

Pour son premier All Star game avec Miami, James entre dans l’histoire en devenant le second joueur à réaliser un triple double : 29 pts, 12 rbds et 10 pds en 32 minutes. Une première depuis 14 ans et celui de Michael Jordan à Cleveland : 14 pts, 11 rbds et 11 pds. Après avoir été le plus jeune à gagner un titre de MVP en 2006, il continue de marquer l’histoire des All Star game.

12 juin 2011

Première saison avec Miami, première finale. James est en passe de réussir son pari. Mais il échoue de la pire des manières : il disparaît dans les derniers quart temps des matches 4, 5 et 6 de la Finale contre Dallas. Malgré un triple double lors du match 5, son match est sans saveur, sans génie. Il rate sa finale, comme jamais pour un tel joueur (-8.9 pts par match entre la saison et la Finale). Avec une finale manquée, une communication ratée depuis deux ans, James est au fond du trou.

Été 2011

James décide de repartir sur de nouvelles bases. Première étape : travailler son jeu et surtout ses mouvements poste-bas, sa grand faiblesse. Il fait donc appel au pivot le technique de l’histoire de la NBA, Hakeem Olajuwon. Il passe 3 jours avec The Dream, motivé comme jamais, il bosse son jeu sans relâche et à la fin, sa maîtrise des mouvements de l’ancien pivot des Rockets est parfaite, selon ce dernier. Cette rencontre et ses séances d’entraînements seront le fil rouge de sa saison. Il va désormais jouer plus proche du panier et profiter de son physique démentiel.

12 mai 2012

Au terme d’une saison historique, et sans doute la plus constante et efficace de sa carrière, James décroche un troisième titre de MVP en quatre ans. Il devient le 8e joueur avec trois trophées MVP et rejoint notamment Moses Malone, Magic Johnson et Larry Bird. Sa saison est sublime : 27.1 pts à 53 %, 7.9 rebonds, 6 passes en moyenne et 1.9 ballon volé par match. Il est après Jordan en 1989, le second joueur à poster de telles statistiques.

7 juin 2012

Il avait échoué contre Boston en 2010 et contre Dallas en 2011, en 2012 c’est encore Boston qui vient se mettre en travers de sa route. Lors du match 6 au Garden, James n’a plus le choix, il doit réussir un grand match, sinon c’est l’élimination et les critiques qui iront avec. Mais James réussit son meilleur match en carrière : 45 pts, 15 rebonds, 5 passes. Une performance de légende, unique en 48 ans, et qu’il partage avec Wilt Chamberlain. Lors de la première mi-temps, il joue ses meilleurs minutes et termine le premier acte avec 30 pts à 12/14 au shoot. Sa concentration est maximale et son jeu proche de la perfection : James est au sommet de son Art.

21 juin 2012

James a vaincu les crampes durant le match 4 pour s’offrir un match 5 qui pourrait donner le titre à Miami. Jamais, James n’a été aussi proche du Graal. Comme d’habitude ou presque, il réalise un triple double (26 pts, 13 passes et 11 rebonds) mais pour une fois, la victoire est au bout. Le titre aussi. Il est élu MVP des Finals et touche enfin au trophée Larry O’Brien. Un dernier match qui vient conclure une saison, des playoffs et une finale de très haut niveau. James a enfin son titre, 9 ans après son arrivée en NBA.

8 août 2012

Avant de devenir pour la seconde fois champion olympique et meilleur marqueur de l’histoire de Team USA, James est devenu le premier joueur de Team USA à réussir un triple double. Contre l’Australie en quart de finale, James survole la rencontre et compile 11 points, 14 rebonds et 12 passes. C’est seulement la seconde fois qu’un triple double est réalisé pendant les Jeux olympiques après celui d’Aleksandr Belov en 1976.

3 décembre 2012

Dix ans après avoir fait pour la première fois la couverture de Sports Illustrated, James fait sa 18e couverture, mais celle-ci est la plus importante : il est élu sportif de l’année. Chose rare pour un basketteur. Il est récompensé pour une année 2012 historique : MVP, champion NBA, MVP des Finales, champion olympique. Seul Jordan en 1992 a fait aussi bien.

3 mars 2014

Il lui manquait cette performance. Ce match à 60 points, que Kobe Bryant ou Michael Jordan ont tellement réussi. James est un joueur trop collectif pour penser à scorer 30, 40 ou 50 points chaque soir. Puis, un soir de mars, contre les Bobcats de Michael Jordan (futur Hornets), l’ailier va décider de dominer, de marquer pour tuer l’adversaire. Il inscrit 61 points à 22/33 au shoot et 8/10 à 3-pts. Le temps d’un soir, James s’est mis en mode scoreur. C’était un fantasme, c’est devenu une réalité et ce fut effrayant.

https://www.youtube.com/watch?v=HAj4LTBVTI4

6 mai 2013

Symbole de sa domination, il remporte un quatrième titre de MVP après une saison une nouvelle fois énorme (les adjectifs manquent) : 26.8 points à 56 % et 40 % à 3-pts, 8 rebonds et 7.3 passes. Rarement un joueur extérieur avait semblé si monstrueux, si juste dans sa capacité à choisir ses shoots. Il a gommé les erreurs de son jeu et avec le Heat, ils semblent impossible à battre (66 victoires, dont 27 de suite). Ce 4e titre de MVP à même pas 29 ans le rapproche de Michael Jordan (5) et Kareem Abdul-Jabbar (6) au sommet des joueurs les plus titrés individuellement.

20 juin 2013

Après une finale magnifique et un Game 6 de légende face aux Spurs, James remporte son deuxième titre d’affilée. Son Game 7 fut immense : 37 points et 12 rebonds. Ses premiers matches fut hésitants puis il s’est libéré pour terminer avec 25.3 points, 10.9 rebonds, 7 passes et 2.3 interceptions. En deux saisons, il vient de remplir son armoire à trophée avec deux titres de MVP et deux bagues de suite. Du jamais vu depuis Jordan en 1991 et 1992. La saison suivante, il tentera le triplé individuel et collectif, mais Kevin Durant et les Spurs seront plus forts qu’une certaine lassitude physique et mentale.

11 juillet 2014

Quatre finales de suite ont eu raison des motivations de James. Il voulait revenir chez lui, à Cleveland. Il réussit un plan de communication parfait de sobriété, aux antipodes de « The Decision ». L’information est donnée en exclusivité à Sport Illustrated, sous forme de lettre, et James annonce qu’il revient avec les Cavaliers. Il souhaite porter un groupe jeune vers les sommets. Kevin Love le rejoint et à 30 ans, James est lancé dans un défi immense, peut-être le plus grand de sa carrière : gagner le titre avec une franchise maudite. Mais c’est sa franchise, son amour d’enfance. Ça mérite bien de prendre des risques.

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