Jamais dans leur histoire, les Bulls n’avaient aussi peu marqué et aussi peu été adroits dans un match de playoffs. Complètement dominés (88-65), les partenaires de Joakim Noah n’ont pas fait le poids face à une équipe de Miami qui a définitivement pris la mesure de son adversaire.
Le Heat, à l’image de ses cadres, a été efficace et sérieux en défense, profitant des espaces en attaque pour dominer une équipe de Chicago sans solution.
Rip Hamilton entre dans la série
Les premiers instants de la rencontre ont été les douloureux prémices du scénario du match. Marco Belinelli rate ses 4 premiers shoots à 3-pts, Nate Robinson n’est pas plus heureux. Miami est sérieux, appliqué, et Chris Bosh joue déjà l’opportuniste, profitant des espaces laissés par la défense (15-21).
Complètement dominé dans le jeu, Thibodeau n’a pas le choix, et il décide de lancer Rip Hamilton et ses 10 minutes de temps de jeu depuis le début des playoffs. L’ancien Piston manque de rythme, et d’adresse, mais il est loin d’être inutile. Son passage coïncide avec de belles minutes pour les Bulls. Mais chaque fois que Chicago pense revenir, Miami marque ou provoque l’erreur qui repousse les espoirs (33-44). Miami impressionne avec une énorme maîtrise défensive.
0/12 pour Nate Robinson !
La seconde mi-temps sera du même acabit. Miami a toujours ce sérieux et cette envie de défendre comme jamais depuis le début de la série. Chicago est imprécis, surtout face aux bonnes rotations adverses. Joakim Noah et Carlos Boozer sont isolés à l’intérieur (4/20 à eux deux). La fin de quart temps est l’image du match : Chicago perd un ballon après une mauvaise passe, qui termine dans les tribunes. Il reste 2 secondes, et Norris Cole ne se fait pas prier avec un 3-pts au buzzer (42-61).
Humiliée à domicile, la formation de Tom Thibodeau est essoufflée par 4 matches intenses physiquement. Nate Robinson, monsieur énergie, a logiquement perdu de sa superbe en ne marquant aucun panier en 12 tentatives ; non loin du record historique des playoffs qui est de 0/14. Il est le symbole de cette soirée record pour Chicago avec 65 points à 25.7 %, les deux pires statistique de l’histoire du club en playoffs. La défaite est alors cruelle, mais logique tellement l’écart en les deux équipes a été flagrant.
Miami progresse quand Chicago se grippe
« On veut progresser tous les matches, et c’est ce que nous avons réussi dans cette série. Du premier match à ce soir. »
La déclaration de LeBron James, encore partout avec 27 pts, 7 rebonds et 8 passes, après le match résume parfaitement la situation : Chicago joue avec un effectif réduit contre une équipe de Miami qui a pris le contrôle du match rapidement pour ensuite dérouler son jeu. Après la surprise, et l’excellent premier match de Chicago, Miami est monté en puissance au fil de la série.
Le sorcier Thibodeau n’a plus de solutions dans son grimoire. Il faudrait un authentique exploit des Bulls pour que la série ne se termine pas lors du Game 5. Mais difficile de l’imaginer, et que les Bulls peuvent avoir des regrets de ne jamais avoir été au complet pour lutter à armes égales.
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Comment lire les stats ? Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; O = rebond offensif ; D= rebond défensif ; T = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; +/- = Différentiel de points quand le joueur est sur le terrain ; Pts = Points ; Eval : évaluation du joueur calculée à partir des actions positives – les actions négatives.