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Profession : préparateur physique de joueur NBA

Arnaud FerecIl se définit lui-même comme un consultant sportif. Dans la langue de Shakespeare, sa carte de visite stipule « Fitness Performance Coach ». Débarqué chez l’Oncle Sam en 2005, Arnaud Ferec n’a pas mis longtemps pour se construire un CV outre-Atlantique, « terre de basket où l’on reconnaît un vrai statut aux entraîneurs et aux coaches », contrairement à la trop grande précarité de la profession en France.

Sollicité pendant plusieurs étés par le BCM Gravelines, ce Breton de 36 ans est surtout le préparateur personnel d’Emeka Okafor. C’est d’ailleurs pour être au quotidien avec l’intérieur des Wizards qu’il a quitté Los Angeles l’an dernier, pour s’installer à Washington.  C’est dans la Cité des anges  – sur le campus de UCLA- que Ferec installe en 2008 son premier camp estival, basé sur la méthodologie Pro-FTS, dont il est le fondateur.

 

En six ans, Antoine Diot, Abdoulaye M’Baye, Ousmane Camara, Rudy Jomby et Fréjus Zerbo se frottent à la méthode Ferec. Avec la Pro A, la NBA est également le principal pourvoyeur de joueurs : Didier Mbenga, Corey Maggette, Mickael Gelabale, Ronny Turiaf et même Kobe Bryant ont aussi travaillé avec le Français, qui s’est diversifié dans l’évaluation du risque de blessure avec la société AQ-Sports.

Depuis l’été dernier, c’est à Clairefontaine en région parisienne que Ferec a exporté son camp d’été et 2013 sera l’année de deux nouvelles implantations : New York (17-29 juin) et Miami (1-13 juillet) complètent Paris (15-27 juillet) et L.A (24 juin-6 juillet). Quatre camps, deux continents, une seule méthode ! Cette première mondiale méritait bien une interview.

 

Arnaud, pourquoi avoir décidé de monter deux autres camps, un an après l’ouverture de celui de Paris ?
emeka okaforParce que je vis désormais à Washington pour être aux côtés d’Emeka et que depuis trois ans, c’est lui qui venait sur Los Angeles, où je résidais avant de déménager en début de saison. On avait donc décidé que cette année, il ne se déplacerait pas et qu’on ferait un autre camp à New York. Après ça, j’ai rencontré Grégory De Roeck, un préparateur physique belge installé depuis peu à Miami, et son travail m’a convaincu d’en ouvrir aussi un autre dans cette ville que j’aime beaucoup. Dans le même temps je continue de garder Paris, où Grégory et moi seront présents, et bien entendu Los Angeles, où je laisse la gestion du camp à celui qui depuis plusieurs années s’en occupe à mes côtés. Je voulais aussi en lancer un à Vérone mais j’ai renoncé, ça sera pour l’année prochaine. J’espère aussi en avoir rapidement un en Chine.

 

Quels joueurs seront présents?

Je ne peux pas encore me prononcer mais je peux déjà dire qu’il y aura surtout des joueurs de NBA et des championnats européens ; en sachant que le gros joueur NBA ne paye pas le même prix et s’entraîne avec des horaires à part, pendant les pauses des autres joueurs. Il n’y aura pas de joueur drafté ça c’est certain, pour des raisons évidentes de calendrier. Je vise plutôt les joueurs de deuxième ou troisième année NBA, comme Bradley Beal. Après au niveau des Français, Romain Duport, Ludo Vaty et Pacelis Morlende sont déjà venus dans le passé.

 « Du sur-mesure en accord avec le club ou l’agent »

Quelle est la méthode Ferec ? Si je suis basketteur professionnel, qu’est-ce qui m’attend ?

Déjà aucun camp ne comptera plus de douze joueurs. C’est la limite que j’ai fixée pour pouvoir garder des situations pédagogiques confortables. Mon paradigme c’est que la technique n’est rien sans le physique et que les progrès physiques doivent être ensuite réinvestis dans la technique. Après c’est bien simple : on fait du sur-mesure. Le joueur peut parfaitement arriver avec des objectifs précis déjà fixés par son agent, son club ou lui-même. Il peut s’agir de récupérer d’une blessure, d’un problème de sur poids ou juste améliorer sa finition basket.

Concrètement, à quoi ressemble le premier jour ?

 

Pour tous les joueurs, dès le premier jour nous réalisons des tests posturaux pour évaluer l’état de déséquilibre musculaire de chacun. C’est crucial car s’il y a des tensions, l’équilibre est moins bon et le joueur sera moins rapide et ira moins au contact. Sur la base de cet audit initial on établit les besoins sur deux critères : la prévention des blessures via des exercices et du renforcement spécifique, et la préparation de la saison. Nous n’arrivons pas avec un programme tout fait et la même chose pour tout le monde, d’où la nécessité de limiter à 12 joueurs.

http://www.youtube.com/watch?v=7TeSaIcUZfU

 

Concrètement, comment s’organisent les charges de travail au quotidien ?

Il y a 5 heures d’entraînement le matin et 2 heures en fin de soirée. Au total ça donne 36 heures par camp, dont six de situation basket, avec le ballon. Le mercredi après-midi est « off » et réservé aux soins tandis que le samedi après-midi et le dimanche, nous proposons des excursions de groupe, évidemment facultatives.

 

Après le camp, vous continuez en aval de suivre les joueurs ou pas ?

En partant, chaque joueur recevra un dossier de sortie, basé sur les résultats des tests effectués le premier et le dernier jour. Le dossier est un bilan de 8 à 10 pages et contient des exercices à faire pour prolonger le travail effectué pendant le camp. Puis pendant deux, trois mois nous faisons un suivi par email, avant que les  joueurs ne reprennent la saison avec leur club.

Propos recueillis à Los Angeles

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