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Tariq Abdul-Wahad, à jamais premier : les débuts à Sacramento

Pour le n°200 de « Mondial Basket », nous voulions interviewer Tariq Abdul-Wahad qui s’était déjà exprimé dans le n°100. Tariq n’a pas souhaité nous répondre.

Cela fait longtemps que le n°11 de la draft 1997 n’a pas causé basket. L’écriture de son autobiographie, programmée il y a plusieurs années, a été annulée. « Trop de truth dedans… », nous a expliqué Tariq qui a vécu une histoire tumultueuse avec l’équipe de France. Et qui a, semble-t-il, tourné la page de la balle orange.

Personne n’oubliera que celui que l’on connut d’abord sous le nom d’Olivier Saint-Jean devint, en 1997, le premier Français à jouer en NBA. A travers lui, ce sont des milliers d’ados qui réalisèrent un rêve impossible.

Aujourd’hui, troisième partie de ses confessions avec ses premiers pas chez les Kings.

Le premier match est historique pour moi. C’est contre Miami. A la limite, je n’en avais rien à faire de la rencontre. J’étais tellement content d’être en NBA ! On se fait tellement mal pour y arriver qu’une fois dans la place, c’est jouissif. Là, tu assistes à des trucs incroyables… Individuellement, les joueurs NBA évoluaient dans une autre dimension. Tu fais attention à tout, rien ne peut t’échapper. Ça changeait des vidéos que je regardais à longueur de journées. J’étais vraiment dedans. De l’autre côté de la caméra.

Pendant le premier quart de la saison régulière 1997-98, je n’ai pas beaucoup joué. Ensuite, le coach, Garry St. Jean, a commencé à me donner ma chance. Ayant débuté l’année blessé, je n’avais pas pu effectuer l’ensemble de la préparation avec les autres joueurs.

Je pensais vraiment faire quelque chose de spécial dès la première année. A l’arrivée, je considère ma saison rookie comme un échec. Il m’aurait fallu 20 à 25 minutes par match, j’ai eu dix minutes de moins (ndlr : 16.3 pour 6.4 pts et 2 rbds, 59 matches dont 16 comme starter). Puis un nouveau coach est arrivé : Rick Adelman. De nouvelles têtes aussi : Chris Webber, Vlade Divac, Jason Williams, Vernon Maxwell, Peja Stojakovic, Scot Pollard, Jon Barry… Il y avait un coup à jouer. Chose assez ironique, Steve Fisher, mon ancien coach à Michigan, est arrivé chez les Kings comme assistant. Quand j’ai appris ça à la radio, je me suis dit : « Rien ne se fait par hasard… » Ça ne me perturbait pas. Il s’était trompé sur moi mais c’était le passé.

Je me suis converti à l’islam le 10 novembre 1997 (ndlr : Tariq signifie « étoile du matin » et Abdul-Wahad « serviteur d’un seul Dieu »). Avant le camp de Chicago, je n’avais rien. Ma femme et moi, on a prié. On a demandé à Allah de me donner une situation dans ce sport. A l’époque de notre mariage, nous étions étudiants. Me marier était une énorme responsabilité. Je devais prendre soin de ma famille. Après ce stage à Chicago, je suis devenu l’oiseau qui se réveille le matin et qui n’a rien à manger. Quand il rentre le soir, il est malgré tout rassasié… Je me suis converti après avoir rencontré ma femme, Khadija. C’est moi qui me suis converti et je l’ai convaincue. C’est une Française d’origine marocaine. Elle et moi, ce fut le coup de foudre.

Dès le début, je savais que j’allais changer de nom. Mais ce n’était pas le plus important. Mon nom n’a plus d’importance. Je ne me sens pas personnellement dans l’obligation de représenter quelque chose pour quiconque, sauf pour ma religion. J’ai tellement galéré et souffert dans ma quête que je peux l’affirmer : ma foi m’a permis de tenir le coup. Maintenant, j’y étais et je n’allais pas renoncer pour faire plaisir à qui que ce soit.

Il ne faut pas se voiler la face sur la vision des gens. Je n’ai jamais été confronté à des problèmes de racisme. Peut-être parce que mes presque 2 m sont dissuasifs… Evidemment, je sais qu’il n’est pas facile d’être noir et musulman en plus… Mais je suis resté le même. Je suis ce garçon qui a abandonné sa voiture devant une gare pour se trouver une école et réussir. Est-ce qu’on peut comprendre ça ? Je ne peux pas empêcher les gens de penser ce qu’ils veulent de moi. Qu’on me respecte, ça me suffira.

A suivre…

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