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Rétro NBA : 96′ The UnstoppaBulls

96
A l’occasion de la semaine spéciale « Michael Jordan » sur BasketUSA, retour aujourd’hui sur la saison 1995-1996 où les Bulls établirent un bilan en saison régulière de 72 victoires pour 10 défaites, le meilleur de l’histoire de la Ligue. Comment est née l’équipe que beaucoup considèrent comme la plus forte de l’histoire de la NBA ?
Gros plan d’abord sur sa naissance après la défaite en demi-finale de Conférence 1995 face à Orlando. On tourne ensuite la page pour s’intéresser à la saison régulière constellée de défis, moyens pour Jordan et les siens de garder leur motivation. On termine ensuite par les playoffs et la consécration avec le titre face aux Sonics. Bonne lecture.

Partie 1 : la vengeance est un plat…

Partie 2 : une saison régulière pleine de défis

Partie 3 : les playoffs, là où les meilleurs font la différence

La vengeance est un plat…

18 Mai 1995. Dans la nuit de Chicago, Michael Jordan rentre au vestiaire tête basse. La jeune garde du Magic vient d’éliminer les Bulls dans une série où Jordan a montré des limites physiques inquiétantes, ratant des paniers faciles et perdant des ballons aux moments importants.
Deux ans plus tôt, le meurtre de son père lui avait ôté tout amour pour le jeu. Alors, après avoir été en quête de titres pendant des années, il s’exila sur les terrains de baseball, en quête de lui-même. Le basketball commençait patiemment à faire le deuil de son héros quand, le 18 Mars 1995, trois mots enflammèrent Chicago : « I’m Back ! ». Les Bulls, jusqu’alors moribonds, retrouvaient de l’allant avant de s’effondrer en demi-finale de conférence. Deux mois jour pour jour après l’annonce de son retour, la nuit recouvrait à nouveau Chicago.
Pourtant, cette soirée du 18 ne marquait pas seulement la mort des espoirs de titre que Jordan avait réveillés. C’était surtout la naissance d’une équipe qui resterait comme l’une des plus belles de l’histoire. Déçu et frustré, Jordan allait s’entrainer comme un forcené pour retrouver son meilleur niveau. Et les Bulls tentaient un pari risqué en faisant venir le lunatique Dennis Rodman pour combler leur faiblesse au rebond. Malgré la perte de BJ Armstrong lors de l’expansion draft, Chicago retrouvait son statut de favori.
Alors, lorsque Charlotte se présente à l’United Center en ouverture de la saison, tout le monde retient son souffle en attendant de voir ce que l’équipe va donner. Pippen ne joue que 10 minutes mais « His Airness » prend les choses en main, cumulant 42 points, 6 rebonds et 7 passes pour envoyer un message à tous ses adversaires : le maitre est de retour.

Le lendemain, c’est Boston qui frappe à la porte. Scottie Pippen est revenu et Jordan laisse son fidèle lieutenant s’occuper de tout. Avec 21 points, 4 rebonds, 5 passes, 5 interceptions et 4 contres, Pippen prouve qu’il est l’un des joueurs les plus complets de NBA. Et les deux compères sont au sommet de leur art. Leur maitrise technique associée à un physique toujours performant les rendent quasiment innarêtables.

Ainsi portés par Superman (Michael Jordan), Batman (Scottie Pippen) et Rodman, les Bulls sont préparés pour dominer la saison. En 1986, Bird avait dit que Dieu s’était déguisé en Jordan. Dix ans plus tard, la NBA a cette fois affaire à un Dieu en colère. Jadis, il aurait déchainé les éléments pour noyer toute trace de vie sur terre. Cette année-là, il s’apprêtait simplement à écraser tout ce qui allait se dresser sur son chemin. 72 fois.

5 victoires pour débuter avant de tomber pour la première fois à Orlando sous les coups d’un Penny Hardaway ahurissant. Les Bulls reviennent gagner deux matchs à la maison avant de s’envoler pour un long road-trip à l’Ouest, sans Rodman.
Jordan et les siens sont vaincus à Seattle, alors en pleine ascension, et affrontent les Grizzlies 4 jours plus tard.
Toute nouvelle franchise, elle n’a pas vraiment les armes pour lutter face aux surpuissants Bulls. Pourtant, l’équipe résiste et ne tombe que dans les dernières secondes, assommée par les 19 points que Jordan marque dans les 6 dernières minutes.
Une victoire semble-t-il anodine qui met pourtant en avant le troisième pilier de la fabuleuse saison qui s’annonce. Car si l’équipe possède énormément de talent, tous fournissent également une dose majeure de travail et, associés à une détermination et une haine de la défaite comme celles qui habitaient MJ, on comprend alors mieux l’exceptionnel parcours de cette équipe.
Sur une contre-attaque, MJ fait d’ailleurs 3 pas avant de rejoindre le cercle, chose que les arbitres ne relèvent pas, et que les commentaires expriment à voix basse.

Jordan était-il protégé ? Clairement, oui. Comme toutes les superstars, mais sans doute un peu plus. Car Jordan est une mine d’or pour la NBA, un joueur dominateur et charismatique qui a relancé les audiences et les bénéfices de la Ligue depuis son retour.
C’est aussi un spécimen, un de ces rares athlètes qui, à la manière de Johan Cryuff, Roger Federer ou Carl Lewis, possèdent cette fluidité qui les rends beaux à regarder, même pour ceux qui ne connaissent ou ne s’intéressent pas au sport qu’ils pratiquent.

Capital – Michael Jordan : Partie 1

Capital – Michael Jordan : Partie 2

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