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Portrait | Ralph Sampson, le géant oublié

Considéré comme l’un des meilleurs joueurs universitaires de l’histoire, l’ancien intérieur des Rockets fête ses 60 ans. Un OVNI de 2m24 dont la carrière a rapidement été gâchée par les blessures.

Véritable phénomène en NCAA sous les couleurs de Virginia (élu meilleur joueur trois années de suite), Ralph Sampson (né le 7 juillet 1960)  est logiquement drafté en numéro 1 par Houston en 1983.

Dès la première saison, cet immense gaillard de 2m24 affole les compteurs : 21 pts et 11 rbds de moyenne, et déjà on parle de lui comme le nouveau Kareem Abdul-Jabbar. L’année d’après, Houston choisit à nouveau en premier (la fameuse Draft 1984…), et sélectionne un certain Akeem Olajuwon.

Un pivot alors que Sampson est déjà là, mais pourquoi ?

Parce que Sampson était un ailier. Shoots lointains, coast-to-coast et dribbles dans le dos ne l’effrayaient pas. C’est l’ancêtre de Kristaps Porzingis avec la dextérité en plus, et le shoot en moins. Incroyable à une époque où les postes sont bien ancrés, et où les intérieurs fuyants sont rares, voire inexistants.

Toute aussi incroyable, sa participation au Slam Dunk Contest. Là encore, imaginez Porzingis participer à un concours de dunks…

Les Lakers de Magic Johnson dominés

Mais ne vous y méprenez pas, Sampson n’était pas un phénomène de foire, mais un tout bon. Quatre sélections au All-Star game, une sélection dans le meilleur deuxième cinq de la ligue, Rookie Of The Year… Sur le plan individuel, il collectionne les honneurs, et c’est vraiment un joueur très doué, comme il le prouve au All-Star Game 1985 en raflant le trophée de MVP. A ses côtés, Magic, Jabbar, Olajuwon, Gervin…

Sur le plan collectif, il fait trembler la NBA en 1986. Associé à Olajuwon pour former les « Twin Towers », il élimine les Lakers de la grande époque sur un shoot au buzzer ! En finale, les Celtics de Larry Bird mettent fin à leurs espoirs de titre (défaite 4-2), mais tout le monde voit en Houston un futur champion.

Sauf que Sampson ne sait pas encore que cette finale sera le sommet de sa carrière. La suite sera moins glorieuse. Les genoux grincent (trois fois opérés !), et sa grande carcasse a de plus en plus de mal à suivre le rythme.

« Ce fut une expérience incroyable de jouer ensemble » expliquera-t-il quelques années plus tard à propos de son duo avec Olajuwon. « J’aurais vraiment aimé jouer plus longtemps avec lui. Je crois que personne n’avait imaginé l’ampleur de notre duo, car personne ne l’avait jamais vraiment essayé. Il y a des gars qu’on a appelé aussi des « Twin Towers», mais pas au niveau de nous. Nous étions les « Twin Towers » d’origine. Avec ses qualités et les miennes, c’était vraiment unique« .

Has been à 29 ans…

En 1988, Houston n’en peut plus de le voir à l’infirmerie, et l’envoie à Golden State. Ce sera le début de la fin de Sampson. Trois ans après avoir été finale NBA, il ne tourne plus qu’à 6 pts et 5 rbds de moyenne. A 29 ans, il est déjà un has been, dans une carrière qui rappelle quelque peu celles de Brandon Roy, Gilbert Arenas ou Penny Hardaway. Une étoile filante.

Sans gloire, et après un passage à Sacramento puis Washington, il prend sa retraite NBA à 31 ans. Il tentera l’aventure européenne mais le passage en Espagne ne changera rien. Il n’est plus qu’un fantôme sur les parquets. Une grande carcasse qui ne parvient plus à faire des allers-retours sur le terrain

En 1992, il tire un trait sur sa carrière de joueur, et décide de devenir entraîneur. On le retrouve comme assistant en NCAA, ou dans des ligues mineures. Tandis que la justice l’a rattrapé pour le non versement de pensions alimentaires et diverses escroqueries, l’un de ses fils, Ralph Sampson III a fait une carrière correcte du côté de l’université de Minnesota.

Quant à Ralph Sr, il est entré au Hall Of Fame de 2012, honoré pour sa carrière universitaire exceptionnelle, plus que pour son passage éclair en NBA où il aura laissé un surnom à la postérité avec Hakeem Olajuwon, les « Twin Towers ». Deux intérieurs avant-gardistes selon lui. « Je pouvais remonter le terrain et lui aussi, et vous aviez donc deux joueurs capables de soutenir un rythme élevé sans voir besoin d’aller se poster en bas de la raquette. Nous pouvions dribbler, nous pouvions tirer, et comme les gens me le disent, nous étions probablement un peu en avance sur notre temps. »

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