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Norman Powell a fini par accepter d’être un simple soldat

NBA – Le champion 2019 avec Toronto est un précieux sixième homme aux Clippers alors qu’il espère mieux et plus. Auparavant frustré, il pense désormais au collectif avant tout.

Norman PowellComme dans l’armée, le monde de la NBA possède sa hiérarchie. Chez les premiers, on retrouve des maréchaux, généraux, colonels et capitaines, puis des officiers et simples soldats. Chez les seconds, il y a les superstars, les All-Stars, les joueurs de complément et les oubliés sur le banc. Norman Powell, lui, se voit comme un général, mais il est surtout un soldat.

L’arrière des Clippers n’a pas à rougir de sa carrière jusque-là. Il a remporté le titre en 2019 avec les Raptors et tourne à 12.1 points de moyenne après plus de 500 matches disputés. Sans oublier un contrat de 90 millions de dollars signé en 2021.

Il se voit comme une star en puissance

Malgré tout, il vise plus haut, après avoir flirté avec les 20 points de moyenne quand il a été titulaire, à Toronto ou brièvement à Portland.

« J’ai toujours eu l’impression d’avoir terminé chaque saison sur une bonne note. J’ai toujours pensé avoir plus d’opportunités dans mon rôle, dans l’orientation que je veux donner à ma carrière et dans la façon dont je me vois en tant que joueur », explique-t-il pour le Los Angeles Times. « Mais ça ne correspond pas toujours avec l’orientation ou la construction de l’équipe. Donc je me suis retrouvé à regarder en arrière, à me taper la tête contre un mur, à être frustré de ne pas être là où je pense que je devrais être et à me battre contre la situation pour essayer de la changer. » 

Si cette saison il ne tourne qu’à 13.3 points de moyenne, sa pire depuis la saison 2018/19, il affiche d’excellents pourcentages : 50% au shoot dont 45% à 3-pts. Surtout, il joue beaucoup dans le « money time », avec Kawhi Leonard et Paul George, preuve qu’il est important malgré son statut moins brillant que ceux de ses coéquipiers All-Stars.

« Je veux les mêmes honneurs que George, Leonard, Russell Westbrook, James Harden ont accumulés dans leur carrière. Je me vois comme un de ces joueurs », assure-t-il. « Je travaille comme eux et je pense avoir montré sur certaines séquences dans ma carrière que je pouvais être le joueur qui assume tous les soirs, prend les décisions et est la première option de l’équipe. Mais cette saison, vu comment l’équipe est construite, j’ai pris du recul et j’accepte d’avoir ce rôle, qui n’est pas celui que je voudrais. »

Une transition qu’il a opérée durant l’intersaison. Il peut ainsi se retirer une grosse pression des épaules.

« Je me disais que j’étais meilleur que ça », se souvient-il lors de ses soirées de maladresse. « Cette saison, je me suis dit que je pouvais analyser la situation, en parler, puis passer à autre chose. Je laisse filer mes erreurs et je prends de la distance pour apprendre. Je pense que ça m’a vraiment aidé à rester équilibré et dans le moment présent. »

Remplaçant pour la bonne cause

Difficile néanmoins de chasser le naturel pour Norman Powell. Début décembre, après deux matches ratés (4 points de moyenne à 2/8 au shoot), le joueur est contrarié. Tyronn Lue décide alors de lui remettre les idées en place.

« Tu ne peux pas être frustré parce qu’un joueur manque une passe ou parce que tu n’as pas assez de tirs. Toi aussi tu manques des passes pour tes coéquipiers », lui a expliqué le coach des Clippers. « Personne ne fait exprès, donc il ne faut pas que ça le sorte du match. Après notre conversation, il est venu me voir pour me dire merci, qu’il avait besoin de ça. »

Il faut dire que l’entraîneur est bien placé pour savoir ce que vit son joueur puisque l’ancien champion NBA avec les Lakers a passé l’essentiel de sa carrière sur le banc. Désormais coach, il doit faire des choix.

« On veut toujours être meilleur, on se fixe des objectifs et quand on évolue dans une équipe qui vise le titre, alors les choses ne fonctionnent pas comme elles le devraient », remarque celui qui a joué avec Shaquille O’Neal, Kobe Bryant et Michael Jordan. « Est-il un meilleur joueur offensivement que Terance Mann ? Oui. Mais est-ce la meilleure option ? C’est ça le plus important. On sait qu’il est capable de marquer 42 points dans un match de playoffs, comme l’an dernier. On sait qu’il peut prendre feu et marquer, donc il ne peut pas se frustrer pour ça, surtout quand on veut gagner le titre. »

Norman Powell Pourcentage Rebonds
Saison Equipe MJ Min Tirs 3pts LF Off Def Tot Pd Fte Int Bp Ct Pts
2015-16 TOR 49 15 42.4 40.4 81.1 0.3 1.9 2.3 1.0 1.2 0.6 0.7 0.2 5.6
2016-17 TOR 76 18 44.9 32.4 79.2 0.3 1.9 2.2 1.1 1.7 0.7 0.9 0.2 8.4
2017-18 TOR 70 15 40.1 28.5 82.1 0.2 1.5 1.7 1.3 1.6 0.5 0.9 0.2 5.5
2018-19 TOR 60 19 48.3 40.0 82.7 0.3 2.1 2.3 1.5 1.6 0.7 1.1 0.2 8.6
2019-20 TOR 52 28 49.5 39.9 84.3 0.5 3.2 3.7 1.8 2.1 1.2 1.5 0.4 16.0
2020-21 * All Teams 69 32 47.7 41.1 87.1 0.6 2.5 3.1 1.9 2.3 1.2 1.7 0.3 18.6
2020-21 * TOR 42 30 49.8 43.9 86.5 0.5 2.6 3.0 1.8 2.3 1.1 1.8 0.2 19.6
2020-21 * POR 27 34 44.3 36.1 88.0 0.9 2.4 3.3 1.9 2.3 1.3 1.6 0.4 17.0
2021-22 * All Teams 45 32 46.1 41.9 81.1 0.4 2.8 3.2 2.1 2.4 0.9 1.5 0.5 19.0
2021-22 * POR 40 33 45.6 40.6 80.3 0.4 2.9 3.3 2.1 2.3 1.0 1.6 0.4 18.7
2021-22 * LAC 5 25 50.8 54.2 85.7 0.6 2.2 2.8 2.8 2.8 0.4 1.4 0.8 21.4
2022-23 LAC 60 26 47.9 39.7 81.2 0.4 2.5 2.9 1.8 2.1 0.8 1.7 0.3 17.0
2023-24 LAC 76 26 48.6 43.5 83.1 0.2 2.4 2.6 1.1 1.8 0.6 0.9 0.3 13.9
Total   557 23 46.8 39.4 82.8 0.4 2.3 2.6 1.5 1.9 0.8 1.2 0.3 12.3

Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.

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