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Interview Marco Belinelli : « J’ai apprécié chaque moment passé sur le terrain avec Tony Parker »

Euroleague – Champion NBA avec les Spurs en 2014, Marco Belinelli, qui évolue désormais à la Virtus Bologne, va défier l’Asvel du président Tony Parker sur ses terres à l’Astroballe ce soir.

Depuis trois ans maintenant, les duels d’Euroleague entre l’Asvel et la Virtus Bologne sont l’occasion de retrouvailles pour Marco Belinelli et Tony Parker, coéquipiers à San Antonio de 2013 à 2015.

Ce sera encore le cas ce soir à l’Astroballe lors de la cinquième journée, alors que les Villeurbannais courent toujours après leur premier succès et viennent de changer de coach avec l’arrivée de Gianmarco Pozzecco.

Il y a dix ans, les deux s’apprêtaient à aller chercher le dernier titre en date de la franchise texane en corrigeant Miami (4-1) en finale. Désormais, Tony Parker et Marco Belinelli sont redevenus des acteurs du basket européen, là où tout a commencé pour eux. L’un en tant que président, l’autre en tant que joueur, au sein de son tout premier club, la Virtus Bologne, où il évolue depuis 2020 après une dernière pige aux Spurs. À 37 ans, l’arrière italien va même faire durer encore un peu le plaisir puisqu’il a prolongé jusqu’en 2025.

À l’issue d’un entraînement intense, à la veille du match, Marco Belinelli a pris quelques instants pour BasketUSA afin d’évoquer ce retour aux sources, sa relation avec Tony Parker et la rencontre de ce soir, où il retrouvera d’autres visages familiers comme Gianmarco Pozzecco avec lequel il a joué au tout début de sa carrière, ou Timothé Luwawu-Cabarrot, son ancien coéquipier aux Sixers (2017/18), qu’il pourrait bien se coltiner en défense.

Marco Belinelli, vous avez choisi de rentrer en Italie il y a trois ans, à la Virtus Bologne. Quel bilan dressez-vous, trois ans plus tard ?

Je suis très heureux de mon choix. Après ma dernière année dans la ligue avec les Spurs, je suis devenu free agent. J’ai été super content de pouvoir revenir à la Virtus Bologne avec le président Massimo Zanetti, le GM Luca Baraldi, de grands joueurs et de grands entraîneurs. Je suis très heureux de faire partie de la Virtus Bologne. Ça m’a aussi permis de rentrer à la maison avec ma femme, retrouver ma famille, mes amis. Donc Tout s’est très bien passé.

Était-ce aussi une façon de rendre au basket européen où vous avez débuté, et au basket italien ?

Complètement. J’ai passé 13 ans en NBA au total, j’ai pu faire un peu le tour de la ligue. J’ai aussi connu 8 ou 9 équipes. J’ai senti que c’était le moment pour moi de revenir à Bologne. Bien sûr, ils m’ont aussi offert la possibilité, non seulement de rentrer à la maison, mais surtout d’être encore moi-même, et de jouer pour gagner. Et c’est ce qu’on a tout de suite fait puisque dès ma première année, on a gagné le championnat italien. C’était le premier titre de champion du club depuis vingt ans, ça a été comme un rêve devenu réalité pour nous, et tout particulièrement pour moi, entouré de ma femme, ma famille et amis.

« Quand j’ai eu la possibilité de signer pour San Antonio, et de jouer avec ce genre de joueurs, Tony Parker, Manu Ginobili et Tim Duncan, pour moi, j’étais comme dans un rêve »

Vous affrontez l’Asvel ce soir, l’équipe présidée par votre ancien coéquipier aux Spurs Tony Parker. Quel regard vous portez sur son parcours de dirigeant et sa façon de rendre aussi au basket européen ?

Je connais Tony depuis dix ans maintenant puisque j’ai joué avec lui à San Antonio à partir de 2013. J’ai eu l’honneur d’être son coéquipier et de remporter un titre de champion NBA à ses côtés. Je le respecte, c’est un super gars et on a vraiment passé du bon temps ensemble. Ça fait déjà un bout de temps qu’il a commencé ce processus pour devenir président d’une équipe. Je suis heureux de voir que ça fonctionne pour lui, je suis fier pour lui. C’est une bonne personne, et je suis toujours content de pouvoir le saluer ainsi que d’autres amis quand on vient jouer ici.

Que retenez-vous de ces deux années aux Spurs à ses côtés ?

Vous savez, TP, c’est l’un des meilleurs joueurs européens à avoir joué en NBA. Quand j’ai eu la possibilité de signer pour San Antonio, et de jouer avec ce genre de joueurs, Tony Parker, Manu Ginobili et Tim Duncan, pour moi, j’étais comme dans un rêve. Il m’a beaucoup accompagné dans ma transition pour comprendre ce que c’était d’être un joueur des Spurs. En tant que meneur de jeu aussi, il m’a beaucoup aidé. J’ai apprécié chaque moment passé avec lui sur le terrain.

Marco Belinelli et Tony Parker

Votre première année en 2013/14, avez-vous rapidement senti l’état d’esprit de cette équipe, en mission pour retourner en finales ?

Clairement, et ce dès le début du « training camp ». Je crois que j’étais le seul nouveau joueur de l’équipe. L’année d’avant, ils avaient perdu 4-3 contre Miami avec ce fameux tir de Ray Allen. Et donc c’était la mission depuis le tout début. Et effectivement, cette équipe, ça restera vraiment spécial pour moi. Tous mes coéquipiers cette année-là ont été incroyables. Il y avait bien sûr Tony Parker mais je pense aussi à Boris Diaw. C’était vraiment une saison parfaite.

« Il y a avait clairement quelque chose de spécial avec cette équipe des Spurs en 2014 »

Sur le terrain aussi, aviez-vous déjà vécu une telle sensation de perfection ?

On avait beaucoup travaillé cette année-là pour cet objectif, de remporter le titre. C’est clair que quand tu arrives dans une équipe comme San Antonio, avec Gregg Popovich, avec ce style d’organisation, c’est toujours l’objectif. Donc pour y parvenir, on s’est préparé dès le début, et on a fait progresser notre jeu pour devenir une meilleure équipe au fil du temps et aussi qu’on reste une grande famille. Je garde d’excellents souvenirs de cette saison. Je crois qu’entre le mois de février et le mois d’avril, on a gagné une vingtaine de matchs de suite (19). Il y a avait clairement quelque chose de spécial avec cette équipe.

Avec à l’arrivée des finales dominées comme rarement…

Les Finals, c’était incroyable. C’était du jeu simple, du basket simple, joué par des joueurs intelligents. Tout le monde était prêt à faire passer le ballon d’un côté à l’autre, à jouer vraiment ensemble. Gagner le titre en jouant de cette manière-là, ça reste un moment très fort.

Marco Belinelli, champion NBA en 2014

Cette histoire commune donne-t-elle une saveur particulière à ce match face à l’Asvel ?

Forcément un peu, c’est sûr, même si en Euroleague, chaque match est particulier. Chaque match est important, chaque point compte. C’est vraiment le cas pour une équipe comme la nôtre. Ce sera une opportunité pour nous de faire progresser notre jeu, jouer en équipe. C’est clair qu’on va jouer pour essayer de gagner. On sait qu’il y a une bonne équipe en face, avec de bons joueurs, et un nouveau coach, Gianmarco Pozzecco. Ce sera à nous d’aborder le match de la meilleure façon et donner le ton immédiatement.

Que pensez-vous de son choix de recruter Gianmarco Pozzecco au poste d’entraîneur ?

J’ai eu la chance de jouer avec Gianmarco Pozzecco (au Fortitudo Bologne entre 2003 et 2005). C’est un super gars et c’est un bon ami. Mais je n’ai jamais été sous ses ordres en tant que joueur. Donc je n’en sais pas plus que ça sur le style de coach qu’il est. Beaucoup de gens m’ont dit que c’était une bonne personne et un bon coach. Je lui souhaite bien sûr bonne chance pour cette nouvelle opportunité.

LDLC Asvel – Virtus Bologne 

Cinquième journée d’Euroleague, ce soir à l’Astroballe à partir de 20h (en direct sur Skweek TV)

https://www.youtube.com/watch?v=Kr68DhHapx4

Crédit photo : Virtus Bologne

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