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JT Thor, la dernière trouvaille des Hornets ?

NBA – Sélectionné en 37e choix de la dernière Draft, JT Thor n’a pas encore 19 ans mais il va bientôt entamer sa carrière professionnelle du côté de Charlotte après une petite saison à Auburn.

Outre le scoreur James Bouknight, les Hornets ont récupéré un autre athlète à très gros potentiel à la dernière Draft : JT Thor. D’origine soudanaise, natif du Nebraska qui a grandi en Alaska, il a connu une progression express.

Ayant commencé le basket à 11-12 ans avec son grand frère comme modèle, JT Thor s’est rapidement rendu compte que son avenir ne pouvait se dessiner en Alaska où sa mère avait décidé de déménager sa famille après trois ou quatre ans à Omaha, dans le Nebraska. Du coup, à 14 ans, il quittait déjà sa famille pour s’envoler vers la Virginie Occidentale et la fameuse école d’Huntington Prep. Cinq ans plus tard, il est en NBA !

Le tourbillon des workouts

Depuis, il a livré une saison NCAA à 9 points, 5 rebonds et 1 contre de moyenne avec Auburn, de quoi le décider à tenter sa chance à la grand-messe NBA dès cet été.

Une décision qui avait pu paraître un peu hasardeuse, mais qui s’est avéré payante puisque les Pistons (au nom des Hornets) ont décidé d’utiliser leur 37e choix sur cet ailier gaucher de 2m08.

« À la fin de la saison, j’ai vu qui étaient les joueurs qui se présentaient et j’ai vu quelle serait ma position à la Draft, je me suis dit que j’avais mes chances et j’ai parié sur moi », nous a confié JT Thor par visioconférence le jour de la Draft. « J’étais prêt à lancer les dés. Tout ce qu’il me fallait, c’est une équipe intéressée par moi. »

Avant ça, il est revenu pour nous sur le marathon des workouts qu’il a vécu avant la Draft. Pour lui, le plus important était encore d’hériter de bonnes places dans l’avion, pour reposer ses jambes à rallonge : « C’est vraiment fatigant, surtout pour moi avec mes grandes jambes. Si tu n’as pas de bons sièges dans l’avion, le trajet peut être long mais je n’ai pas à me plaindre, j’ai plutôt eu de bons sièges jusqu’à présent. »

« J’ai fait mon dernier workout le 26 [juillet], c’était à Denver, j’étais avec les deux équipes de New York avant ça, les Nets et les Knicks. J’étais à Atlanta auparavant. Et j’ai aussi fait des workouts pour les Hornets, les Pacers, les Hawks. Boston, Memphis, Houston aussi… J’ai fait douze workouts au total. »

Dans ce tourbillon de voyages, de nuits d’hôtels, d’entraînements et d’interviews en tout genre, JT Thor n’a pas forcément pu soigner l’aspect diététique. On fait comme on peut dans ces cas-là : « En ce moment, avec tout ce qui s’est passé, je mangeais pas mal de burgers, de pâtes mais j’essaye aussi de manger plus sainement quand je peux, avec du poisson et des légumes. Je mange beaucoup en ce moment, mais je brûle aussi beaucoup de calories. »

Un vrai beau « projet » pour les Hornets

Avec ses qualités athlétiques et son envergure de 2m21, JT Thor est clairement un prospect à ce stade de sa carrière et c’est avec ce statut qu’il a réussi à monter aussi haut dans la dernière Draft, par rapport à des Joël Ayayi ou Yves Pons qui ont déjà montré quel type de joueur ils étaient au niveau universitaire.

À 18 ans, JT Thor est prêt à faire ses preuves pour son nouveau club des Hornets, ce qu’il devra faire durant la ligue d’été. Quand on lui demande d’identifier ses principales qualités, il est sans équivoque :

« Ma polyvalence défensive et mon gros moteur. Mon jeu évolue beaucoup en ce moment. Je progresse rapidement, tous les jours, depuis la fin de la saison universitaire », explique-t-il avant de préciser un autre point d’importance. « Depuis qu’on s’est lancé dans ce processus, mon agent m’a dit, et lui n’aime pas y aller par quatre chemins, il ne voulait pas me donner de faux espoirs, que le plus haut que je pouvais aller était le milieu du premier tour et au pire ce serait aux alentours du 45e choix. Il m’a demandé ce que j’en pensais et je lui ai répondu que j’étais prêt à bosser. C’est tout ce qui compte au final. Je suis prêt à travailler. »

En l’occurrence, avec ses mensurations et la tendance actuelle du jeu NBA vers l’extérieur, JT Thor pourrait se faire sa place dans la Grande Ligue sur le poste 4 au large, dans le moule d’un Kevin Durant, si le jeune Hornet parvient à continuer à progresser sur son tir extérieur et son dribble. Deux chantiers auxquels il nous assure s’être déjà attelé sérieusement depuis sa fin de saison universitaire.

« Je regarde jouer Kevin Durant depuis que j’ai 11-12 ans, c’est un modèle pour moi. Je regarde ses mouvements, ses hésis et ses dribbles croisés pour trouver des positions de tirs, je pourrais regarder ça toute la journée ! Je veux encore progresser sur ma capacité à créer du jeu et mon tir extérieur. On travaille aussi sur mon jeu au poste bas, sur des tirs en se retournant et des tirs en ligne de fond, en s’assurant que mes appuis sont bons. J’ai développé un petit tir en stepback que j’utilise souvent mais j’aime encore plus utiliser mon floater. (…) Pour améliorer mon tir à 3-points, il n’y a pas de secret, j’ai passé beaucoup de temps à la salle pour faire des répétitions. Mais j’ai aussi travaillé pour épurer mon geste de tir. A la fac, j’avais tendance à beaucoup varier et à redescendre mon ballon au niveau de la taille. Mon tir a considérablement progressé depuis la fac, j’ai hâte de voir ce que ça peut donner en pro. »

Dans la mouvance jeune de Charlotte

Ancien coéquipier de Jonathan Kuminga et Josh Primo à la Huntington Prep, JT Thor va retrouver ses copains en NBA, tout comme Isaac Okoro (un ancien d’Auburn) avec qui il a pu discuter dans un groupe de discussion en amont. Bien accompagné le soir de la Draft, avec une douzaine de membres de sa famille sur place à ses côtés, il s’est également construit une petite cellule de soutien très solide autour de lui, avec son grand frère comme conseiller n°1.

« C’est un grand jour pour moi », nous disait-il vendredi dernier. « Je ressens énormément d’émotions différentes, mais j’essaye de ne pas trop y penser parce qu’après, je me sens submergé. Mon agent m’a dit de ne pas trop penser à tout ça ces derniers jours. Mais je suis bien accompagné avec mon grand-frère qui est mon manager. Il est en train de passer ses diplômes pour devenir agent mais il s’occupe de mes affaires pour le moment. Il a joué au basket un petit peu. Et j’ai deux soeurs qui jouent aussi au basket au lycée. Mon autre petit frère joue aussi. »

À Charlotte, JT Thor tombe plutôt bien, dans une franchise qui se reconstruit et qui compte, en la personne de LaMelo Ball, sinon d’une possible star en devenir, tout au moins d’un meneur d’avenir qui va pouvoir alimenter ses coéquipiers en bons ballons. En simplifiant à gros traits, JT Thor n’aura qu’à bien remplir les couloirs sur les ailes et il devrait recevoir au moins deux ou trois ballons faciles au layup ou au dunk.

Certes brut de décoffrage avec un petit 30% à 3-points, et un geste de tir encore lent et parfois très approximatif, JT Thor vient ajouter son nom au groupe de jeunes joueurs, dont Ball, Bridges, McDaniels, Washington et Martin, qui sont censés relancer les Hornets pour de bon dans la conférence Est.

« C’est un autre jeune joueur avec des qualités athlétiques innées », ajoutait Mitch Kupchak lors de la conférence de presse de présentation de Thor. « A son crédit, il a beaucoup travaillé sur son jeu pour en arriver là. Il a une très bonne éthique de travail et évidemment, de la taille et de l’envergure. Il a investi son temps à la salle et il est encore jeune. Je ne suis même pas sûr qu’il ait 19 ans [Non, dans un mois, répond alors JT à ses côtés]. Voilà, il n’a encore que 18 ans, donc s’il continue à travailler, on a bon espoir qu’il progresse chaque année et nous apporte une belle contribution dans quelques années. »

Propos recueillis par visioconférence

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