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Le 5 novembre 2008, Tony Parker inscrit 55 points et établit le record au scoring d’un Français en NBA

Pour venir à bout des Wolves en double prolongation, le meneur des Spurs avait réussi l’un des plus grands (si ce n’est le plus grand) matchs de sa carrière : 55 points, 7 rebonds et 10 passes décisives, à 22/36 aux tirs ! Un record pour un Français, et même pour un Européen.

Retraité depuis juin 2019, Tony Parker s’est imposé au fil des saisons comme le meilleur basketteur français de l’histoire. Quadruple champion NBA, MVP des Finals en 2007, sextuple All-Star et membre à quatre reprises d’une « All-NBA Team », l’iconique meneur des Spurs dispose d’un palmarès long comme le bras. Au-delà de sa liste de distinctions individuelles, il possède surtout un rôle immense dans la médiatisation en France de la NBA et du basket en général.

Lorsque l’on se penche avec nostalgie sur la carrière de « TP », il est impossible de ne pas mentionner cette soirée du 5 novembre 2008, où il va réaliser une performance de légende. À cette époque, San Antonio doit composer avec la blessure de Manu Ginobili (alors sixième homme de l’année en titre) et a mal démarré son exercice 2008-09, avec trois défaites en autant de rencontres. Pour débloquer leur compteur de victoires, les hommes de Gregg Popovich se déplacent ainsi dans le Minnesota afin d’y affronter les Wolves, eux aussi bénéficiaires d’un bilan de 0-3.

Très vite, Tony Parker va donner le ton dans cette partie avec un quart-temps annonciateur du carton qu’il allait réussir. Au bout de douze minutes, il compte déjà 11 unités et il est le seul titulaire texan à avoir inscrit des points. Dans le deuxième quart-temps, il ne faiblit pas et ajoute 13 unités supplémentaires, pour regagner les vestiaires avec 24 des 45 points de son équipe. Le numéro 9 des Spurs joue juste (9/15 aux tirs) et fait la misère à ses défenseurs, incapables de le contenir dès qu’il prend de la vitesse. Pour autant, ce sont les Wolves qui font la course en tête.

Après la pause, l’esseulé « TP » se mue davantage en passeur (8 points, 5 passes) afin d’impliquer ses coéquipiers. La défense adverse le serre désormais de près et le « trappe » plus souvent, mais il parvient tout de même à la sanctionner dès qu’elle lui laisse le moindre espace. Dans son sillage, San Antonio reprend les commandes de ce match, qui se jouera dans les douze dernières minutes.

Régulier dans l’excellence, décisif sous pression

Dans le quatrième quart-temps, enfin épaulé comme il se doit par Tim Duncan (14 points), Tony Parker (10 points, 3 passes) continue dans son registre et va encore hausser son niveau de jeu pour résister au collectif de Minneapolis. À 33 secondes de la fin, il inscrit notamment un tir à mi-distance précieux, histoire de remettre les siens devant. Il ne pourra pourtant pas empêcher une prolongation, arrachée à 3 secondes de la fin par son compère de toujours, le « Big Fundamental ».

Dominés dans cette première prolongation, les Spurs s’en remettront à leur meneur alors âgé de 26 ans afin d’éviter un revers cuisant au Target Center. À 2.5 secondes de la fin, le Français doit prendre ses responsabilités. Son équipe est menée 116-114 et il reçoit le ballon sur le côté droit de la raquette. Il se crée ensuite une position de tir ouverte dont il raffole en mettant dans le vent son défenseur. À 45 degrés à mi-distance, il tente un shoot arc-en-ciel soyeux… qui fait ficelle au buzzer ! Deuxième prolongation.

Et lors de celle-ci, San Antonio viendra finalement à bout des Wolves grâce, une nouvelle fois, à « TP ». Car celui-ci va achever les locaux avec ses célébrissimes « floaters », qu’il maîtrise à la perfection. Il termine ainsi cette seconde prolongation avec 9 points, offrant à la franchise texane sa première victoire de la saison, non sans difficulté.

« Je voulais tellement gagner que j’ai fait tout ce que je pouvais », expliquait après coup le héros de la partie. « Vous savez, c’est ce genre de match où vous réussissez tout ce que vous tentez. En rentrant mes shoots de loin, les gens ont compris que je pouvais faire ce que je voulais. »

Une performance historique

Pénétrations, tirs à mi-distance, « floaters », tirs à 3-points, lancers francs… C’est toute la panoplie offensive de Tony Parker qui y est effectivement passée ce soir-là. À l’arrivée, il affiche une ligne de stats remarquable : 55 points, 7 rebonds et 10 passes décisives ! Le tout à 22/36 aux tirs, 2/3 à 3-points et 9/10 aux lancers, en 51 minutes. Une soirée mémorable pour le joueur texan, qui en profite pour établir le record d’unités marquées par un Français en NBA.

Pour aller plus loin, ils ne sont à ce jour que cinq à avoir compilé minimum 55 points et 10 passes dans une rencontre. En plus de « TP » donc, seuls Oscar Robertson (1965), Michael Jordan (1992), Russell Westbrook (2017) et James Harden (2017, 2018, 2019) ont réussi pareil exploit, dans l’histoire de la Ligue.

En face, les pauvres Sebastian Telfair, Randy Foye et Corey Brewer ont été impuissants et ne pouvaient que laisser passer cet orage venu tout droit de l’Hexagone. Mais cette prestation prédisait en quelque sorte ce qui attendrait les défenseurs du meneur, tout au long d’un exercice qu’il bouclera avec des moyennes de 22.0 points (à 51% aux tirs), 3.1 rebonds et 6.9 passes décisives de moyenne.

S’il fallait désigner la meilleure campagne individuelle de la carrière de Tony Parker, celle de 2008-09 figurerait incontestablement tout en haut de la liste, au côté de ses saisons 2005-06, 2011-12 et 2012-13.

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