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Draft 2020 : Obi Toppin, le prototype de l’ailier-fort moderne en NBA ?

Passé d’un relatif anonymat au titre de meilleur joueur universitaire avec Dayton, Obi Toppin sera l’un des joueurs majeurs lors de la prochaine Draft NBA.

Elu meilleur joueur de l’année en NCAA, Obi Toppin (2m06, 100kg) fait clairement partie des joueurs majeurs de la prochaine Draft NBA. Avec ses 22 ans et ses deux années à la fac de Dayton, il fait même figure de vétéran comparé aux nombreux prospects (américains et internationaux) sous la vingtaine.

Intérieur longiligne et explosif, le natif de Brooklyn devrait pouvoir apporter à son équipe NBA dès sa première saison, et c’est pour cette raison qu’on lie souvent son nom à celui des Warriors, détenteurs du deuxième choix.

Un ailier-fort ultra explosif

Quoi qu’il en soit, Obi Toppin a de nombreuses qualités pour briller en NBA, dans la Baie d’Oakland ou ailleurs. De son propre aveu, il sait qu’il a tous les outils physiques pour s’y imposer.

« Mes qualités athlétiques m’aident énormément », avouait-il récemment. « Je peux courir vite pour ma taille. À Dayton, ils me disaient que si ce n’était pas moi qui prenais le rebond, je devais être le premier à arriver de l’autre côté du terrain. Je pense pouvoir étirer les défenses adverses un petit peu avec mon tir extérieur aussi, sur des situations de pick & pop. Je suis aussi capable de porter le ballon, je ne l’ai pas trop montré avec Dayton dans le rôle que j’avais, mais ce rôle m’a tout de même bien aidé jusqu’ici. »

Le spécialiste d’ESPN, Mike Schmitz, évoque trois comparaisons pour Obi Toppin en termes de physique : Kyle Kuzma, John Collins et Aaron Gordon. De fait, à 22 ans, il est déjà solide avec une belle paire d’épaules. De plus, il est à la manière de John Collins et Arron Gordon un joueur qui peut finir haut et aller chercher le alley-oop.

« Quand j’étais au lycée, mes premières années, je shootais davantage à l’extérieur. Mais quand j’ai commencé à pouvoir dunker, je voulais tout dunker ! [sourire] J’allais beaucoup plus à l’intérieur, mais maintenant, je reviens plus au tir extérieur. Je travaille là-dessus et ça se passe bien. »

Etudiant les jeux d’Anthony Davis, mais aussi de Kevin Garnett et du jeune Amar’e Stoudemire des années Suns, Obi Toppin a effectivement des qualités similaires en termes de rapidité et d’explosivité. Avec une belle envergure de plus de 2m13, il est également très présent sur les claquettes… même sur ses propres tirs.

Il a aussi une belle vitesse de pointe pour courir en contre-attaque mais aussi pour mettre de la vitesse dans le jeu placé sur demi-terrain, comme Kyle Kuzma pour le coup. Avec des écrans pas vraiment posés, il file vers le cercle en deux pas et il peut conclure au dunk. Ce qu’il peut également faire, balle en main, avec pas mal de feintes sur les mains à mains avec ses joueurs extérieurs.

Un profil de pivot dans du « small ball » ?

Son coach Anthony Grant (ancien assistant de Billy Donovan à Oklahoma City) l’utilisait essentiellement au poste 5 à Dayton, mais Obi Toppin devrait plus probablement finir comme ailier fort, ou alors pivot dans une rotation de petite taille. Cette expérience dans la peinture lui a en tout cas permis de développer un bon toucher sur ses petits tirs en crochet, et ce, main droite comme main gauche !

« Je pense avoir un bon toucher près du cercle », reprend-il ainsi. « J’ai beaucoup travaillé sur ça à l’université où je jouais beaucoup dos au panier. C’est une part importante de mon jeu. »

Défensivement, Obi Toppin a montré quelques jolis éclairs en NCAA, mais c’est là que les critiques sont le plus aiguisées. Avec sa verticalité, il peut effectivement gêner les attaquants adverses, voire les contrer au niveau du cercle, mais c’est pour tout le reste que de nombreuses questions sont encore en suspens.

Peut-il tenir physiquement au poste 5 avec une base si légère ? Peut-il progresser suffisamment pour tenir les extérieurs adverses après les innombrables switchs sur pick & roll ? Peut-il devenir le protecteur nécessaire sous le cercle en apprenant à mieux gérer son timing et ses sauts naïfs sur les feintes ?

En NCAA, il a fréquemment été mis à l’amende face à des intérieurs plus costauds, comme Udoka Azubuike (2m13, 120kg) de Kansas par exemple. Son physique léger lui permet de pouvoir galoper en contre-attaque, mais il ne l’aide pas aux rebonds où il est souvent bougé par ses adversaires, à la fois par manque de puissance mais aussi un manque de savoir-faire au niveau du placement et de la technique.

« Il y a un gros écart entre l’université et la NBA », avance Anthony Grant. « Tous les joueurs qui arrivent en NBA en font l’expérience et comme tout le monde, il devra s’adapter physiquement et mentalement pour jouer contre les meilleurs du monde. Connaissant son parcours, je crois qu’il est plus que capable de passer le cap même s’il y aura forcément des moments difficiles. »

Un futur All-Star pour son coach NCAA

En attaque également, quelques doutes subsistent avec sa tenue de balle mais encore plus avec son tir extérieur. S’il a shooté à 42% à 3-points sur sa carrière NCAA, ce qui est évidemment encourageant, cela reste plutôt léger comme échantillon et surtout difficile à évaluer car les défenses NBA (en playoffs surtout) ne lui laisseront certainement pas le temps d’armer son geste relativement lent.

Son tir en mouvement est également plus que suspect car il manque bien souvent d’équilibre et de puissance sur ses appuis pour tirer convenablement face à une défense plus rigoureuse.

En somme, Obi Toppin est encore à la croisée des chemins. S’il a pu briller en NCAA dans un rôle d’intérieur fuyant et véloce, il semble plus probablement voué aux ailes en NBA. Déjà en grandes difficultés face aux pivots costauds de NCAA, il devrait l’être encore davantage face aux golgoths de la Grande Ligue.

Mais pour jouer dans les ailes et devenir un joueur d’impact, Obi Toppin a encore du pain sur la planche pour stabiliser son tir et sa tenue de balle. De ces diverses interrogation découlera la leçon centrale : sera-t-il un joueur capable de s’imposer rapidement dans un effectif, voire devenir une star ? Ou juste un « role player » de plus ?

Pour son coach à Dayton, ce serait plutôt la première option : « Il est extrêmement athlétique. Il court vite, il a de très bonnes mains, il a de superbes qualités athlétiques. Le jeu en pick & roll va beaucoup l’aider à mon avis. Il est déjà bien préparé pour comprendre les différentes options sur cette action, et sur ces coupes vers le cercle. Il est dangereux sur la sortie d’écran. C’est ce qui se fait beaucoup en NBA, notamment à Golden State. Son QI basket combiné avec ses qualités physiques en font un talent à part », conclut Anthony Grant. « Je pense vraiment qu’il peut devenir un All-Star en NBA. »

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